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Rugby

Rugby - UBB : "Bordeaux peut bousculer la hiérarchie" affirme Jacques Brunel

mardi 26 juillet 2016 à 17:32 Par Thomas Coignac, France Bleu Gironde

Ancien entraîneur de l'USA Perpignan et de l'Italie, Jacques Brunel a tenu sa première conférence de presse. Il est le nouvel entraîneur des avants de l'UBB où il a succédé à Régis Sonnes.

Jacques Brunel lors de sa première conférence de presse.
Jacques Brunel lors de sa première conférence de presse. © Radio France - Thomas Coignac

Bordeaux, France

Ce mardi matin, Jacques Brunel a dirigé l'entraînement de son équipe, au cœur de l'opposition à 15 contre 15, en compagnie d'Emile N'Tamack et Joe Worsley, respectivement entraîneurs des arrières et de la défense. Un entraînement studieux, malgré l'absence de nombreux joueurs. C'est en fait presque une équipe entière qui n'était pas sur la pelouse d'André-Moga, en comptant les internationaux européens (Goujon, Maynadier, Poirot, Serin, Rey, Madigan), certains sudistes (Ashley-Cooper, Kitshoff, Spence, Hickey), la dernière recrue à peine arrivée (Jones) mais aussi Talebula, Domvo ou encore Lonca. Un contexte compliqué qui n'a pas empêché Jacques Brunel d'avoir le sourire lors de sa première conférence de presse. L’exercice a duré un petit quart d'heure, où l'ancien adjoint de Bernard Laporte (il a entraîné les avants du XV de France entre 2001 et 2007) n'a esquivé aucun sujet.

Son choix de rejoindre Bordeaux

"Trois choses m’ont plu dans le challenge bordelais. La première, c’est le lien avec Raphaël Ibañez, que j’ai entraîné pendant quelques années, et à qui j’avais même proposé de me rejoindre en Italie. J’ai aussi rencontré le président Laurent Marti et son discours m’a séduit. Enfin, la troisième, c’est la conviction que l’UBB peut être l’équipe qui va bousculer la hiérarchie du rugby français".

Son rapport avec le staff bordelais

"J’ai eu Raphaël Ibañez sous mes ordres, et maintenant, c’est lui qui me dirige. Certes, ce n’est pas banal, mais cela ne posera pas de problème. Un staff, c’est avant tout une collaboration, même s’il y a quelqu’un qui doit représenter le club auprès des institutions et des médias. Je connais aussi très bien Emile N’Tamack. Il était tout petit quand j’ai commencé à entraîner et donc j’ai suivi sa carrière, même si je ne l’ai jamais eu sous mes ordres. Quant à Joe Worsley, je l’ai connu comme adversaire, même comme un redoutable adversaire".

L’idée qu’il avait de l’UBB

"Depuis quelques années, le club est sur une pente ascendante. Maintenant, il faut réussir à franchir le dernier palier et titiller les meilleurs. L'année dernière, la non-qualification pour les phases finales s'est jouée sur la seconde mi-temps contre Clermont (défaite 19-24 à domicile, le 27 mars dernier, NDLR). Il ne manque donc pas grand-chose : un peu plus de maîtrise, d’efficacité près des lignes, éviter de prendre des points bêtement… Mais, plus globalement, et c’est important, l’UBB a un jeu qui est identifiable. Le jeu, c’est même l’image de l’UBB".

Jacques Brunel (ballon en main) discute avec les avants, lors de l'opposition. - Radio France
Jacques Brunel (ballon en main) discute avec les avants, lors de l'opposition. © Radio France - Thomas Coignac

Ce qu’il va apporter à l’équipe

" Il n’y a pas de "touche Jacques Brunel". Le rugby, c’est surtout une histoire d’hommes. Le plus important c’est que ces hommes, ensemble, construisent le meilleur rugby et la meilleure aventure possible. On va essayer de créer la plus belle aventure . Malgré tout, peut-être que mon expérience fait que je suis prêt à gérer certains aléas qui peuvent survenir dans une saison".

Les joueurs correspondent au jeu que l’on veut mettre en place.

Sa découverte du groupe

"Il faut que je découvre tout le mode de fonctionnement du club, que je m’accapare le projet de jeu et que je l’intègre vite. Il ne faut pas que les joueurs sentent qu’il y a un doute quelconque. Ce sont les joueurs qui sont les acteurs, ce sont eux qui doivent réagir à des situations que le staff n’avait pas prévues. J’ai trouvé un groupe très à l’écoute, disponible et concentré. On sent qu’ils sont imprégnés d’un style, les automatismes reviennent très vite. Les joueurs correspondent au jeu que l’on veut mettre en place, avec une capacité d’initiative et une volonté d’imposer quelque chose à notre adversaire. Certains joueurs vont avoir des responsabilités chez les avants, comme Hugh Chalmers, Louis-Benoit Madaule, Jandre Marais, plus peut-être Luke Jones".

La préparation sans les internationaux

"Comme tous les ans, les internationaux arrivent un petit peu après la reprise, mais on n’a ni blessure, ni retard. Ce n’est pas si gênant, parce que tous ceux qui arrivent en retard connaissent déjà notre projet de jeu, mis à part pour Luke Jones. On connaît la problématique des internationaux, mais on se dit que les autres équipes sont dans le même cas. De plus, pendant la saison, trois joueurs font partie de la liste élite de l’équipe de France (Loann Goujon, Jefferson Poirot et Baptiste Serin, NDLR), qui vont manquer huit matches. La problématique sera de trouver des joueurs à leur niveau, au moins pour ces huit rencontres".