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UBB-Clermont reporté : "Rejouer et montrer qu'on est plus fort que ça"

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Par , France Bleu Gironde

Ça devait être une grande fête du rugby. Les tragiques événements de Paris l'ont repoussée. Sous le choc, les joueurs de l'Union Bordeaux-Bègles ont compris la décision mais ont tenu à vivre ces moments pénibles ensemble. Entretien avec le talonneur Clément Maynadier.

Le talonneur de l'UBB Clément Maynadier.
Le talonneur de l'UBB Clément Maynadier. © Radio France

France Bleu : Comment avez-vous accueilli la décision du report ?

Clément Maynadier : On s'était préparé à jouer mais tous les joueurs l'ont compris et l'ont bien pris. Tout le monde a trouvé que c'était normal et dans l'ordre des choses. C'est une des premières fois qu'il y a des décès aux abords d'un stade. Il fallait mieux ne pas jouer. L'heure était plutôt au recueillement et aux pensées pour les familles des victimes.

L'impression de revivre dix mois après un mauvais rêve ?

De suite, on s'est dit qu'il ne fallait pas rester chacun chez soi. On a organisé un repas tous ensemble samedi soir au stade André Moga dans la salle de vie du club avec les femmes et les enfants. On s'est rassemblé, on a discuté. Nous les Français étions énormément touchés. Les étrangers ont compati par rapport ce qui arrivait à la France et à Paris.

Vous aviez besoin de vous retrouver ?

Oui. Déjà on est souvent ensemble mais c'était une bonne chose de se retrouver. C'était important de passer du temps, de parler de ça mais aussi de parler d'autre chose, de penser à autre chose.

On fera la minute de silence comme tout le monde, ça permettra de faire passer l'émotion et puis on repartira

Ça va être dur de reprendre l'entraînement lundi matin ?

Je ne sais pas. On en a parlé, on en a discuté. On n'a pas été touché d'aussi près que les gens qui étaient sur Paris. Les joueurs sont capables de prendre du recul, tout le monde sera à fond lundi. La question c'était de savoir quand on va rattraper ce match vu le calendrier. On va passer au dessus de ça. Les étrangers nous en ont parlé en anglais, nous en Français, il y a eu une discussion après la mise en place de samedi. On fera la minute de silence comme tout le monde, ça permettra de faire passer l'émotion et puis on repartira.

Le groupe de l'UBB solidaire (photo d'archives)
Le groupe de l'UBB solidaire (photo d'archives) © Radio France

Vous vous mettez à la place des Toulousains ou des Agenais qui ont dû aller jouer un match de coupe d'Europe ?

Ça a dû être compliqué. Ils n'étaient sans doute pas dans les meilleures dispositions pour jouer un match de rugby. Après, l'EPCR ne pouvait pas annuler tous les matches à l'extérieur. J'ai vu que les Agenais ont chanté la Marseillaise. Tout le monde a fait quelque chose à sa manière pour penser aux victimes de ces attentats.

C'est important de rejouer, de se remettre debout le plus vite possible ?

Je pense que le rugby, et le sport en général, rassemblent les Français. C'est sûr qu'il va falloir rejouer. Jouer directement après les attentats...la décision a été prise, pour moi c'était la bonne décision. Mais il va falloir rejouer, passer au dessus de ça et montrer qu'on est plus fort que ça.

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