Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Rugby

UBB - Jean-Baptiste Poux tire sa révérence : "J'ai été gâté"

mercredi 25 avril 2018 à 18:29 Par Yves Maugue, France Bleu Gironde et France Bleu Occitanie

A 38 ans, Jean-Baptiste Poux va disputer dimanche (12h30) son dernier match devant le public du stade Chaban-Delmas. Le point final d'une carrière marquée par 6 titres avec le Stade Toulousain et 3 coupes du monde avec le XV de France.

Jean-Baptiste Poux aura porté durant 5 saisons le maillot de l'UBB.
Jean-Baptiste Poux aura porté durant 5 saisons le maillot de l'UBB. © Radio France - Justine Hamon

France Bleu Gironde : Vous êtes prêt pour ces adieux au stade Chaban-Delmas ?

Jean-Baptiste Poux : Je m'y suis préparé depuis depuis longtemps. Je savais que la fin était proche. Ça fait deux ans que je continue surtout pour dépanner donc je me suis vraiment préparé à la fin de carrière. J'ai l'opportunité ce week-end d'être dans le groupe. Mais bon ça fait un petit moment que je n'ai pas joué et je ne me mets pas plus de pression que ça. C'est plus symbolique qu'autre chose.  Je me suis entraîné. Après c'est sûr que je n'ai pas le rythme des matches mais avec l'envie, sachant que c'est le dernier match, je vais tout donner comme j'ai toujours eu l'habitude. Il va juste falloir serrer les dents. 

Ça risque d'être dur face au Racing finaliste de la coupe d'Europe ?

C'est vrai que ce match contre le Racing, sportivement pour nous, il n'a pas trop d'importance. Mais c'est le dernier match à domicile et on va parler de fierté pour bien finir la saison chez nous. En tous cas, eux jouent la deuxième place et il ne faut pas s'attendre au moindre relâchement. Ils ont un effectif suffisant pour pouvoir enchaîner.

J'ai fait tous les matches que je voulais faire.

Quel regard portez-vous sur votre carrière ?

J'ai eu beaucoup de chance. Je fais partie d'une génération dorée. Quand je vois tous les anciens qui arrêtent et avec qui j'ai eu la chance de jouer, qu'on regarde les palmarès et tout ce qu'on a pu faire, c'est une forme de fierté.

Votre période la plus marquante ?

A Toulouse forcément. J'ai fait onze saisons, j'ai joué dix finales et j'ai gagné six titres. C'est énorme. J'ai été gâté. J'ai fait tous les matches que je voulais faire, la finale de coupe du monde même si malheureusement on l'a perdue. Mais j'ai fait le maximum et je suis bien content. Je n'ai pas de regret. Je ne quitte pas ma carrière sur une blessure. Vraiment ça aura été parfait.

Quand on te tirait le maillot, on te conseillait de donner un coup de poing.

Le rugby a bien changé au cours de votre carrière ?

J'ai vu l'évolution du rugby. J'aimerais être à la place des jeunes aujourd'hui. J'étais un joueur qui aimait bien s'entraîner. Et ils ont vraiment tout à disposition pour pousser leurs limites au maximum. Je pense en revanche que c'est plus dur de faire carrière. Moi, je fais partie d'une génération où le rugby était moins difficile. Il y avait davantage de mauvais coups parce qu'il y avait pas la vidéo et davantage d'intimidation sur l'adversaire. On pouvait perdre des matchs juste parce que, ce jour-là, on s'était échappé comme on disait. La vidéo a tout changé aussi sur les essais. A l'époque, des tirages de maillot ou des fautes d'anti-jeu te faisaient perdre beaucoup de matches importants. Et quand on te tirait le maillot, on te conseillait de donner un coup de poing. C'est complètement différent aujourd'hui et ce n'est pas plus mal. Il y a beaucoup plus d'essais. On voit des matches beaucoup plus spectaculaires. 

Vous restez à l'UBB, comme expert de la mêlée, votre reconversion est lancée ?

Je ne pensais pas rester dans le rugby .  Ce sont les opportunités qui sont arrivées. J'ai été sollicité par l'équipe de France. Malheureusement ça s'est arrêté. J'ai été sollicité aussi par le club pour continuer. Je n'ai pas de plan de carrière plus que ça. Mais on me propose des choses que j'aime et j'aime ce milieu du rugby donc je vais continuer.