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Délocalisation du Biarritz Olympique : la Métropole lilloise ferme la porte, d'autres pistes possibles

Le Biarritz Olympique ne déménagera pas au Stadium Nord Lille Métropole. Les dirigeants et partenaires du club de Marc-en-Baroeul (Fédérale 1), que leurs homologues biarrots ont rencontré en début de semaine, opposent une fin de non recevoir à une fusion avec le BO.

Louis-Vincent Gave (à droite), intronisé président du conseil de surveillance du Biarritz Olympique, souriant aux côtés de Jean-Baptiste Aldigé, président du directoire
Louis-Vincent Gave (à droite), intronisé président du conseil de surveillance du Biarritz Olympique, souriant aux côtés de Jean-Baptiste Aldigé, président du directoire © Radio France - Thibault Vincent

Jean-Baptiste Aldigé aurait-il pris ses désirs pour des réalités ? Le président du Biarritz Olympique a en tout cas mis la charrue avant les boeufs sur la possibilité de délocaliser le club professionnel dès septembre 2022 au Stadium Lille Métropole (18.000 places) à Villeneuve-d'Ascq. Il était pourtant revenu confiant de son escapade du début de semaine, en compagnie de son manager sportif, Matthew Clarkin avec lequel il a rencontré les représentants de l'ambitieux club de l'Olympique Marcquois (Fédérale 1).

"On s'y oppose catégoriquement"

Le problème, c'est que les dirigeants et partenaires du club de Marcq-en-Baroeul, eux, ne l'entendent pas de cette oreille. "Cette rumeur, on va y couper court, commence Olivier Gradel, le président de l'OMR sur France Bleu Nord ce vendredi 19 mars, confirmant ses déclarations un peu plus tôt dans la journée à Sud-Ouest. Il y a bien eu une rencontre et des discussions. Par contre, ce ne sera pas possible puisqu'aujourd'hui nous on s'y oppose catégoriquement." Il confirme 

Le dirigeant de l'ambitieux club marcquois, qui souhaite monter un club professionnel sur le bassin lillois, confirme "un moment de rencontre" avec Jean-Baptiste Aldigé pour se positionner sur les rumeurs qui se sont développée dans les médias. Il confirme également les velléités de son homologue biarrot qui "souhaite aujourd'hui se retirer du Biarritz Olympique parce que, a priori, il n'y a pas les retours sur investissement qu'il avait prévus par rapport à l'argent que ses actionnaires, la famille Gave, ont engagé. Il cherche un point de chute (...) Nous, on l'a écouté et on n'a pris aucun engagement derrière."

Les partenaires rejettent la fusion

Au cours de cette rencontre, en début de semaine, révélé par France Bleu Pays Basque, les dirigeants nordistes et des représentants de la Métropole européenne de Lille (MEL) ont demandé plusieurs éclaircissements au président du BO : "Quelles étaient ses véritables intentions ? Et s'il avait la volonté de s'installer dans la durée ? Nous _on avait des doutes sur la faisabilité juridique et technique du projet_, donc de nous apporter les garanties que c'était possible et également quel investissement il était prêt à mettre". 

Jean-Baptiste Aldigé n'aura pas le temps d'apporter les réponses. L'Olympique Marcquois a en effet décidé de couper court et ne pas pousser plus loin les discussions. _"J'ai consulté tous mes partenaires et là, pour différents arguments que je partage, ils ont rejeté en bloc cette possibilité."Olivier Gradel comptait l'annoncé à son homologue mais sa communication publique a été hâté par l'article de France Bleu Pays Basque où le président du BOPB laissait entendre "qu'on s'était tapé dans les mains et qu'on était d'accord sur le sujet"._

L'existence du BO remise en cause

Parmi ces arguments, l'avenir même du Biarritz Olympique, l'un des clubs les plus prestigieux du rugby français qui se retrouverait rayé de la carte. "On ne peut _pas construire l'avenir du projet lillois sur les cendres et en étant le fossoyeur du Biarritz Olympique_. Parce que techniquement, si cette fusion a lieu elle se fera forcément au détriment du BO, ça ne peut pas se faire autrement. C'est comme ça que ça fonctionne au niveau des fusions avec la notion de numéro de licence dans le rugby français. On n'est pas dans un système de franchises qui s'exportent dans le rugby, on ne fonctionne pas comme dans le football américain ou le basket américain."

Pour le dirigeant de l'OMR, la porte de la métropole lilloise, partenaire important du club, s'est définitivement fermée à une délocalisation du Biarritz Olympique. "Je ne vois pas la MEL aujourd'hui continuer à échanger avec lui alors que l'ensemble des partenaires du club à l'unanimité y sont opposés." D'autant que le principal club de rugby nordiste travaille aujourd'hui à construire un grand club et travaille également "main dans la main" avec les clubs alentours et la Fédération Française pour préparer la Coupe du Monde 2023 dont plusieurs matchs se joueront à Lille. "Je ne vois pas la MEL aujourd'hui prendre le risque de mettre en danger cet équilibre qu'on a mis plusieurs années à construire", avance Olivier Gradel selon lequel le projet du BO à Lille "est à 0%".

Aldigé évoque d'autres pistes

Pour autant, cette fin de non recevoir définitive ne met pas un terme aux projets de délocalisation des dirigeants biarrots qui auraient d'autres pistes en vue. Toujours selon le dirigeant de l'Olympique Marcquois, lors de leur rencontre, Jean-Baptiste Aldigé n'a pas caché avoir d'autres points de chute possibles : "il a évoqué Rouen, Nice, San Sebastian, Reims, Monaco." Alors que la colère monte parmi les supporters biarrots, dont une association réclame la démission du président du BOPB, le feuilleton semble loin d'être terminé.

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