Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Rugby

XV de France - Guy Novès : "J'espère vivre des jours plus agréables"

lundi 2 novembre 2015 à 21:19 Par Frédéric Chapuis, France Bleu Occitanie et France Bleu

Désormais dans la peau du sélectionneur de l'équipe de France, Guy Novès a accepté pour France Bleu lundi de livrer son sentiment à l'issue de sa première journée de travail à Marcoussis. L'ancien manager du Stade Toulousain, lucide sur sa mission à la tête des Bleus, veut "avancer pas à pas".

Guy Noves
Guy Noves © Radio France

Toulouse, France

Pendant 15 minutes, invité de l'émission "Les Jeux du Stade" sur France Bleu, Guy Novès n'a éludé aucune question : son rôle à la tête des Bleus, son staff, sa relation avec Serge Blanco, l'avenir en sélection du capitaine Thierry Dusautoir, le départ en Angleterre de Louis Picamoles. _Le nouveau sélectionneur du XV de France *_a fait ses premiers pas ce lundi au Centre National du Rugby (CNR) à Marcoussis.

Le départ de Louis Picamoles pour Northampton

France Bleu : Guy Novès, avant de parler de vos premiers pas de sélectionneur, quel est votre sentiment sur le départ en fin de saison de Louis Picamoles pour l'Angleterre ?

Guy Novès : c'est sûrement son choix. J'étais un petit peu informé ce cette possibilité. C'est un coup pas très agréable pour le Stade Toulousain mais je pense que le club va réagir rapidement. En ce qui concerne Louis, on peut lui souhaiter le meilleur et j'espère qu'on pourra toujours compter sur lui en sélection.

À vos yeux, Louis Picamoles est donc toujours sélectionnable ? 

Bien sûr. À partir du moment où il joue au rugby et qu'il est en bonne santé. Pour moi, effectivement, c'est un joueur qui a un potentiel, s'il est toujours en forme, pour être sélectionné, après discussion avec mon staff. 

Vous ne craignez pas une fuite des joueurs français vers l'étranger ?

Si les talents français sont aspirés par d'autres Nations, ce que je ne souhaite pas bien sûr, ça veut dire que le rugby français est en train de faire naître un certain nombre de joueurs de très haut niveau et ça serait une très bonne nouvelle. Maintenant, c'est pour ironiser un petit peu sur la situation. Je souhaite évidemment que nos joueurs français restent sur le sol français.

La fonction de sélectionneur 

Parlons de votre première journée de travail à Marcoussis. Comment trouvez-vous vos bureaux ? 

(Rires). Écoutez un bureau ressemble à un bureau. Le plus important ce sont les personnes qui y travaillent. Quand j'étais au Stade Toulousain, j'ai toujours été entouré de grandes compétences. Il se trouve, qu'à Marcoussis, pour avoir choisi mes collaborateurs, j'ai encore un certain nombre de personnes extrêmement compétentes, très agréables et j'ai été très bien reçu. Il faut que je m'adapte au climat de Marcoussis qui est différent de celui de Toulouse. Mais concernant la qualité du travail, j'espère qu'elle nous permettra de vivre des jours plus agréables.

Racontez-nous votre première journée de travail dans la peau du sélectionneur ?

Vous êtes le premier coup de téléphone auquel je réponds (l'entretien a été réalisé à 18h35. ndlr) de la journée. Pour ce qui est de Marcoussis, ma journée de travail n'est pas encore terminée. Elle a commencé ce matin très tôt. C'est vrai que le rythme de travail me change un petit peu mais visiblement nous avons très peu de temps pour nous balader et profiter des grandes prairies autour de nous. On est vraiment très concentré sur la suite.

On va avancer pas à pas. C'est pour ça que les journées sont longues 

Votre première analyse. Le point positif, le point négatif découverts à votre arrivée ? 

Je n'ai pas envie de répondre à ce genre de questions. Ce que j'ai fait aujourd'hui, c'est surtout rencontrer les collaborateurs avec lesquels je vais travailler que ce soit les analystes vidéos, les techniciens, les dirigeants qui m'entourent, essayer de régler avec eux un certain nombre de points importants pour la suite. Le comportement des uns et des autres. Je crois qu'il faut qu'ils apprennent aussi à me connaître, savoir sur quoi je suis intransigeant. On va avancer pas à pas. C'est pour ça que les journées sont très longues. L'évaluation de ce qui s'est passé ces quatre dernières années, voire les huit, voire les 12 dernières années, etc, je n'ai pas attendu aujourd'hui pour la faire. Il y a des choses positives, qui ont été produites et sur lesquelles nous allons nous appuyer, des choses moins positives que nous allons essayer d'améliorer. À partir de là, avec la communion de l'ensemble du staff, je crois que tout le monde est motivé pour relever les prochains challenges.

À propos du staff. Vous retrouvez Yannick Bru, qui reste en charge des avants. Vous aviez besoin de le conforter dans son rôle après l'échec des Bleus au Mondial ?

 Je n'ai pas eu besoin de le conforter. Je n'ai fait que répondre à des questions posées. Yannick avait besoin de savoir ce que je pensais de lui tout comme j'avais besoin de savoir ce qu'il pensait de moi. C'est une évidence. Pour travailler avec quelqu'un, il faut quand même adhérer à un projet. Yannick a joué au Stade Toulousain à l'âge de 18 ans quand j'en étais l'entraîneur. Il a été capitaine de mon équipe. Il a entraîné avec moi. C'est un fou de travail, qui est bourré de compétences et en plus il a une expérience de quatre ans donc tout ceci rassemblé, c'était quelque chose qui m'intéressait [...] Moi c'est quelqu'un que j'adore en tant qu'entraîneur. 

Sa relation avec Serge Blanco

C'est lui qui donne un certain nombre de missions à des personnes qui sont à son service et au mien. Donc je m'appuie sur lui pour ce genre de missions. Donc oui je collabore avec lui

L'avenir du capitaine Thierry Dusautoir

 Thierry Dusautoir sera-t-il toujours le capitaine du XV de France ? 

J'ai échangé avec lui pendant la Coupe du monde, très rapidement, notamment au début pour l'encourager parce que c'est quelqu'un qui a marqué ma carrière en tant que joueur et capitaine du Stade Toulousain, pour lequel j'ai une profonde admiration donc vous comprendrez, Thierry Dusautoir étant quelqu'un d'extraordinaire, je pense que des décisions seront prises à son égard mais je pense que c'est lui qui les connaîtra avant tout le monde.

Il ne vous à pas encore fait part de son choix ? 

Je n'ai pas cherché à lui demander. Il me semble normal et respectueux de le laisser récupérer de la compétition, rentrer dans son club et se concentrer sur les échéances du Stade Toulousain et à partir de là, peut-être que, dans quelques temps, je le rencontrerais. Je le répète, j'ai une relation un peu privilégiée avec lui.

Les premiers pas de Guy Novès dans la peau de sélectionneur du XV de France.

 

 LIRE AUSSI >>> Guy Novès : "Je serai Toulousain jusqu'à la fin de mes jours" 

LIRE AUSSI >>> Notre dossier sur la Coupe du monde de rugby 

LIRE AUSSI >>> Rugby : retrouvez toute l'actualité du Stade Toulousain