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Rugby

XV de France - Nans Ducuing : "Il y a de quoi être inquiet"

lundi 27 novembre 2017 à 16:17 Par Arnaud Carré, France Bleu Gironde

L'arrière de l'Union Bordeaux-Bègles a retrouvé lundi ses coéquipiers après un mois de novembre qui l'a vu affronter la Nouvelle-Zélande puis l'Afrique du Sud avec les Bleus. Une expérience difficile, parfois douloureuse, mais dont il espère malgré tout tirer profit.

Nans Ducuing n'a pas été épargné par les critiques après le test face aux Springboks.
Nans Ducuing n'a pas été épargné par les critiques après le test face aux Springboks. © Maxppp - Maxppp

France Bleu : dans quel état d'esprit revenez-vous de cette période internationale ?

Nans Ducuing : Le moral n'est pas trop au beau fixe avec le mois de novembre qu'on a passé avec le XV de France. Mais content de revenir, de rentrer au bercail avec les copains, de retrouver l'atmosphère qu'on connaît à la maison. On a de nouveau envie de prendre du plaisir et on a hâte de rejouer avec les copains.

Je suis lucide sur mes prestations. C'est sûr que contre l'Afrique du Sud, je ne vais pas dire que c'était mérité parce que quelquefois c'est assez violent, mais je n'ai pas fait une grande partie. Je comprend les critiques. A moi de faire front, de travailler et de montrer que je serai capable de revenir et, j'espère, de montrer autre chose.

Comment avez-vous pris les critiques sur votre prestation face à l'Afrique du Sud ?

On lit un peu les commentaires et forcément ça ne fait jamais plaisir. Après, je suis lucide sur mes prestations. C'est sûr que contre l'Afrique du Sud, je ne vais pas dire que c'était mérité parce que quelquefois c'est assez violent, mais je n'ai pas fait une grande partie. Je comprend les critiques. A moi de faire front, de travailler et de montrer que je serai capable de revenir et, j'espère, de montrer autre chose.

On en prend plein les carreaux parce qu'il y une série de défaites qu'on n'arrive pas à endiguer. Chacun en prend pour son grade, c'est compliqué à entendre mais nos performances nous exposent à des critiques comme ça. Mais je n'irai pas jusqu'à dire qu'on a été fragilisé.

Vous êtes-vous senti fragilisé par les critiques ?

Personnellement, je ne l'ai pas ressenti. Ni au niveau du collectif parce qu'on n'en parle pas. On en prend plein les carreaux parce qu'il y une série de défaites qu'on n'arrive pas à endiguer. Chacun en prend pour son grade, c'est compliqué à entendre mais nos performances nous exposent à des critiques comme ça. Mais je n'irai pas jusqu'à dire qu'on a été fragilisé.

Nans Ducuing espère être suffisamment bon avec l'UBB pour rester dans le groupe France. - Maxppp
Nans Ducuing espère être suffisamment bon avec l'UBB pour rester dans le groupe France. © Maxppp - Maxppp

Vous avez joué avec le frein à main ?

C'est sur qu'on était dans un contexte où on n'était pas trop en confiance. Forcément on avait du mal à se trouver. On a joué un peu avec le frein un main, c'était criant et ça s'est vu. On n'a pas joué libéré, on n'a pas joué à notre niveau. Collectivement on a dû mal à se lâcher, à mettre de la vitesse, à mettre notre jeu en place. A quoi c'est dû ? Il va vite falloir trouver les solutions.

Physiquement vous vous êtes senti comment ?

J'ai trouvé ça un peu dur surtout sur le second match où il y a quand même eu 46 minutes de temps de jeu effectif. Derrière, quand vous faites l'essuie-glace vous le sentez. Ce sont de grosses séquences. Physiquement on était un peu émoussés. Mais ça n'explique pas non plus la contre-performance car les équipes qu"on a rencontrées sont en fin de saison. Je n'ai pas envie de me cacher derrière ça.

C'est un peu compliqué. Quatre sélections, quatre défaites, 140 points encaissés. J'aurais aimé connaître de meilleurs débuts.

Entre les tests de juin et ceux de novembre, ce n'était la période idéale pour commencer votre carrière internationale ?

C'est un peu compliqué. Quatre sélections, quatre défaites, 140 points encaissés. J'aurais aimé connaître de meilleurs débuts. On ne va pas se plaindre d'être appelé en équipe de France. On va faire le dos rond, repartir de l'avant car il ne faut pas tomber dans la morosité sinon on ne va faire que couler. J'espère qu'il y aura des jours meilleurs et que j'en ferai partie. Mais ça passera par de nouvelles bonnes performances en club.

En quoi ces sélections vont vous faire progresser ?

Au delà du résultat et du jeu moyen produit, c'est une très belle expérience. J'ai joué les All Blacks, l'Afrique du Sud. On apprend toujours que ce soit mentalement, sur l'approche de ces matches, on voit comment les meilleurs joueurs évoluent. J'ai envie de prendre du positif et de m'en servir pour la suite.

Comment avez-vous vécu le France - Japon en tant que supporter ?

J'avais passé la première partie de la semaine à Marcoussis. On était prévenus que c'était très méticleux, très rigureux, très scolaire. Mais avec de la vitesse. Et on a été pris par cette vitesse-là. On a eu ce sentiment d'impuissance qu'on a eu pendant la tournée. On arrive à faire de bonnes séquences, à enchaîner et puis à un moment, on se replace moins bien, on est un peu à contre courant et on a l'obligation de mettre du pied. Les Japonais ont tenu le ballon, nous ont fait mal et nous ont épuisés. Nous on a jamais su reprendre le dessus. Ça donne un sentiment d'impuissance collective quand on regarde le match.

On n'était à l'abri de rien, pas très confiant. On voulait se rassurer en finissant bien. On ne perd pas mais il y a de quoi être inquiet.

Vous pensiez le XV de France à l'abri d'une telle contre-performance ?

Ils nous ont montré qu'ils savaient très bien jouer au rugby. Mais on s'était dit que si on y mettait tous les ingrédients, la logique serait respectée. On n'était à l'abri de rien, pas très confiant. On voulait se rassurer en finissant bien. On ne perd pas mais il y a de quoi être inquiet.

Du coup, impatient de vite rejouer en club ?

Bien sûr. Repartir sur autre chose, arrêter de ressasser ce qui s'est passé, retrouver le bercail, regagner notre place et essayer d'aller faire un coup à Pau. Faire un gros match là-bas avant l'échéance européenne, c'est important pour la confiance et pour les têtes. Ne pas rentrer bredouille, ça ferait du bien à tout le monde. C'est ce qu'on espère.

Nans Ducuing espère vite retrouver le chemin de l'enbut avec l'UBB. - Radio France
Nans Ducuing espère vite retrouver le chemin de l'enbut avec l'UBB. © Radio France - Justine Hamon

L'UBB dresse un bilan décevant de son mois de novembre ?

On savait que cette période serait délicate. On ne s'en est pas trop mal sorti. Ce qui est un peu gênant, c'est ce match nul contre Brive car on aurait pu passer ces deux matches piège sans accroc. Ce n'est pas une défaite, il n'y a rien d'alarmant mais c'est un peu rageant de faire match nul en donnant pas mal de points. C'est un bémol, pas une série catastrophique.

Votre mollet va mieux ?

Oui. J'ai passé la fin de semaine au repos, à faire des soins. Je me suis testé ce matin (ndlr : lundi). J'espère que ira pour ce weekend.