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Rugby

XV de France - Adrien Pelissié : "Je reste à ma place"

jeudi 15 mars 2018 à 14:44 Par Arnaud Carré, France Bleu Gironde

Titularisé au Pays de Galles pour la première fois suite au forfait de Guilhem Guirado, le talonneur de l'Union Bordeaux-Bègles n'a pas vocation à remplacer le capitaine des Bleus en termes de leadership mais entend bien montrer que sa présence à Cardiff n'a rien d'un concours de circonstances.

Jusqu'ici la carrière internationale d'Adrien Pelissié se résume à 34 minutes disputées dans cette édition 2018 du Tournoi.
Jusqu'ici la carrière internationale d'Adrien Pelissié se résume à 34 minutes disputées dans cette édition 2018 du Tournoi. © Maxppp - Maxppp

France Bleu : succéder à Guilhem Guirado, c'est une lourde charge ?

Adrien Pelissié : On connait tous les qualités de Guilhem en tant que leader et excellent joueur de cette équipe. Forcément la charge est lourde mais je ne ressens pas plus de poids que ça. J'ai juste à me concentrer sur ma performance à moi, ce que je vais avoir à faire pendant le match. Il ne faut pas se poser de questions, y aller et j'espère que tout se passera bien.

C'est une incroyable marque de confiance du sélectionneur Jacques Brunel ?

C'est clair que je n'ai pas beaucoup d'expérience au niveau international ni en Top 14. Maintenant Jacques me connaît bien. On verra, j'ai essayé de bien préparer ce match tout au long de la semaine même si tout n'a pas été parfait. Je reste à ma place, concentré sur ce que j'ai à faire et j'espère que je sortirai une belle partie samedi.

J'ai travaillé, j'ai essayé de montrer ce que je savais faire. Aujourd'hui j'en suis là mais ce n'est pas une fin en soi. Il faut rester humble et concentré parce qu'on peut être très vite en haut dans le rugby d'aujourd'hui et très vite en bas. Ce n'est pas parce que je suis titulaire que ça lance ma carrière internationale.

Vous avez une belle relation avec le sélectionneur ?

Une belle relation...Jacques me connaît un petit peu parce qu'il m'a coaché six mois à Bordeaux.  C'est lui qui m'a fait venir à l'UBB mais c'était une personne que je ne connaissais pas avant le début de la saison, il m'avait juste contacté une fois ou deux par téléphone. J'ai travaillé, j'ai essayé de montrer ce que je savais faire. Aujourd'hui j'en suis là mais ce n'est pas une fin en soi. Il faut rester humble et concentré parce qu'on peut être très vite être en haut dans le rugby d'aujourd'hui et très vite en bas. Ce n'est pas parce que je suis titulaire que ça lance ma carrière internationale.

Depuis Aurillac et la Pro D2, vous suivez tout de même une trajectoire exceptionnelle...

J'ai tout simplement eu la chance de pouvoir venir en Top 14, d'enchaîner les matches. En novembre, j'ai fait les Barbarians et je me retrouve là. C'est une trajectoire particulière parce que c'est allé vite mais je garde la tête sur les épaules. Le rugby commence par la conquête, le travail de l'ombre. J'espère montrer que je ne suis pas là par hasard.

Le 26 août dernier, Adrien Pelissié jouait son premier match de Top 14. - Radio France
Le 26 août dernier, Adrien Pelissié jouait son premier match de Top 14. © Radio France - Justine Hamon

Le Pays de Galles à Cardiff, c'est un match passionnant à jouer ?

C'est un match très important pour l'équipe. Si on arrivait à arracher une victoire au pays de Galles, ça confirmerait, ça ferait trois victoires d'affilée, et ça fait longtemps que ce n'est pas arrivé à l'équipe de France. Maintenant, c'est loin d'être fait. Il va falloir se retrousser les manches et faire un gros match au Millennium dans une ambiance assez particulière. Je pense qu'on a les moyens d'embêter un peu les Gallois. Maintenant, c'est une grosse équipe, une très grosse équipe dont on ne parle pas assez dans ce Tournoi. Il y a beaucoup d'excitation. On verra ce qu'on est capable de faire.

Finir deuxième ou cinquième, ça n'aurait pas la même signification ?

Bien sûr. Si on était amené à perdre, j'espère qu'on aura quand même des certitudes sur la fin de ce Tournoi et que l'équipe pourra continuer à travailler. Ce n'est pas parce qu'on va perdre un match que tout va voler en éclats mais c'est clair qu'une victoire ferait basculer l'équipe de France du côté positif. On s'est battu, ça a été difficile au début du Tournoi quand on a perdu contre l'Ecosse, contre les Irlandais.  Avec un peu plus de réussite on n'est pas loin de gagner le Tournoi. Le classement, je n'y accorde pas énormément d'importance. Ce qui est important, c'est la performance de l'équipe, ce qu'on est capable de montrer sur le terrain.