Rugby

Yannick Nyanga : "Il faut se dire que rien n'est impossible"

Par Yves Maugue, France Bleu Toulouse et France Bleu vendredi 16 octobre 2015 à 4:00

Yannick Nyanga en conférence de presse à Newport.
Yannick Nyanga en conférence de presse à Newport. © Radio France

S'il estime les chances du XV de France à seulement 1% contre la Nouvelle-Zélande ce samedi en quart de finale de la Coupe du monde de rugby (Cardiff, 21h), le troisième ligne pense que les Bleus "peuvent battre n'importe quelle équipe".

 France Bleu : Vous sentez monter la folie nécessaire à un exploit ?

Yannick Nyanga : Moi je n'étais pas concerné par le match contre l'Irlande. En tant que compétiteur on est forcément déçu mais on se projette vite sur l'échéance suivante. Par rapport aux autres qui ont dû digérer la défaite contre l'Irlande, moi j'ai pu me projeter tout de suite sur la Nouvelle-Zélande mais il va falloir qu'on soit tous prêts collectivement à  relever ce défi qui est de taille.

Qu'est-ce qui différencie ce type de rencontre des autres matches ?

Ce sont des matches uniques et d'ailleurs il n'y a qu'en Coupe du monde où notre bilan face aux All Blacks est équilibré. On est peut-être même la seule équipe à présenter un bilan équilibré face à eux (trois défaites pour deux victoires, NDLR). C'est le fait de se dire que rien n'est impossible. Même si ça va être très dur, même si on a 99% de chances de passer à la trappe, on va s'accrocher à cette petite chance et on va tenter de bousculer la hiérarchie. On ne va rien réinventer mais on va le faire avec énormément d détermination. 

Il va falloir y croire jusqu'au bout.

L'idée c'est d'être acteur, plus que le week-end dernier ?

Ça a toujours été l'idée d'être acteur mais ça ne suffira peut-être pas. Il faut surtout être très déterminé et très concentré sur tous les aspects du matches.

Vous étiez là en 2007 lors de la victoire contre la Nouvelle-Zélande, quels souvenirs en gardez-vous ?

Je me souviens très bien de la joie. J'ai revu les images il n'y a pas longtemps. On était au bord du terrain à pousser derrière les gars. A la fin, c'était une joie énorme. Mais rien qu'y penser c'est sortir du match qui nous attend. Il faut être concentré sur l'action présente. On va peut-être rater des plaquages, encaisser des essais, prendre quelques pénalités mais il va falloir y croire jusqu'au bout avec cette envie féroce de montrer qu'on est là. Si on n'est pas loin au score à un certain moment du match, je pense qu'il peut se passer quelque chose de spécial.

On est capable de battre n'importe quelle équipe.

Les All Blacks, c'est une équipe de légende ?

La réalité c'est qu'ils ne sont pas plus nombreux que nous sur la pelouse. La réalité c'est que si tu plonges dans les jambes et que tu serres fort, ils ne peuvent plus avancer et ils tombent. Quand tu prends le ballon et que tu es déterminé, ça devient pour eux plus difficile de t'arrêter. La réalité, c'est que quand on joue ensemble en équipe on est capable de battre n'importe quelle équipe. La France dans toute son histoire a montré qu'elle peut battre n'importe qui. Ce qui manque, c'est de la régularité dans les résultats. On ne l'a jamais eu. J'espère qu'on l'aura un jour mais ce n'est pas la question. Aujourd'hui on arrive sur un match très spécial. On ne pense pas phase de poule, demi-finale ou finale. Il y a un match au milieu de nulle part et c'est le match le plus important qu'il nous soit donné de jouer. Il n'y a pas de suite pour l'instant. Espérons qu'il y en aura une samedi soir.