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Sport d'hiver - ski - biathlon DOSSIER : Chaux-Neuve 2018 : la Coupe du monde de combiné nordique en Franche-Comté

Chaux-Neuve 2018 : Le podium de l'épreuve individuelle déterminé grâce à la "photo finish"

samedi 20 janvier 2018 à 17:10 Par Florian Cazzola, France Bleu Besançon

Avant l'épreuve de poursuite, en combiné nordique de Chaux-Neuve, ce samedi, plusieurs techniciens étaient sur le pied de guerre. Ils installaient deux petites caméras, collées à la ligne d'arrivée : "la photo finish", qui a permis de départager le 3ème et 4ème du classement général.

L''entreprise suisse qui gère cette technologie sur toutes les manches de coupe du monde de combiné nordique, reste très discrète sur les modalités de la "photo finish"
L''entreprise suisse qui gère cette technologie sur toutes les manches de coupe du monde de combiné nordique, reste très discrète sur les modalités de la "photo finish" © Radio France - Florian Cazzola

25240 Chaux-Neuve, France

A l'intérieur de leurs Algecco installés face à la ligne d'arrivée, les techniciens de l'entreprise suisse, mandatée par la fédération internationale de ski, installent leurs écrans. Régulièrement, ils échangent des informations au talkie-walkie, avec des employés situés une dizaine de mètres plus loin, contre le panneau de ligne d'arrivée. Pendant plusieurs heures, ils vont installer deux mini-caméras, très discrètes, qui vont être utilisées par le jury de la coupe du monde comme "photo finish".

Reportage sur la "photo finish" à Chaux-Neuve, pendant la manche de coupe du monde de combiné nordique.

La technologie est assez ancienne. Elle a été utilisée pour la première fois sur le Tour de France 1955 - Radio France
La technologie est assez ancienne. Elle a été utilisée pour la première fois sur le Tour de France 1955 © Radio France - Florian Cazzola

Une technologie secrète mais (très) efficace

Lorsqu'on toque à la porte de la cabane dans laquelle on aperçoit plusieurs ordinateurs diffusant des vidéos instantanées de la ligne d'arrivée, la réponse est immédiate. "We are not allowed to speak with medias", autrement dit, aucune interview n'est accordée pour évoquer cette technologie, aujourd'hui de plus en plus répandue dans le sport professionnel. 

En visite devant l'installation, Rémy Trachsel, membre de l'organisation de la coupe du monde détaille ce dispositif presque infaillible. "Au départ de la course de ski de fond, on équipe tous les athlètes d'un transpondeur, explique t-il entre deux urgences techniques. Ce sont deux petits boîtiers électroniques mis sur les chevilles des concurrents. Et cela nous permet de connaitre exactement les temps intermédiaires et leur chronomètre sur la ligne d'arrivée. En cas d'arrivée massive, le jury dispose également d'une caméra installée plus en hauteur et qui prend une photo ultra précise de la ligne d'arrivée. Mais, on s'en sert très rarement."

Si les caméras de "photofinish" sont se sont multipliées ces dernières années sur les étapes de coupe du monde, la technologie est assez ancienne. Elle a été utilisée pour la première fois sur le Tour de France 1955, et a permis de désigner un vainqueur huit ans plus tard, sur la course Milan-San Remo, en 1963.

Le Français Joseph Groussard   devance sur la ligne Rolf Wolfshohl de quelques centimètres lors de Milan-San Remo, en 1963. C'est la première fois que la "photo finish" est utilisée. - Aucun(e)
Le Français Joseph Groussard devance sur la ligne Rolf Wolfshohl de quelques centimètres lors de Milan-San Remo, en 1963. C'est la première fois que la "photo finish" est utilisée. - Pinterest

"La photo finish", régulièrement employée à Chaux-Neuve

"On y est habitué à Chaux-Neuve, sourit Laurent Muhlethaler, très détendu en conférence de presse. _L'an dernier, entre la 5ème et la 20ème place, tout le monde est arrivé en même temps_, en l'espace de 15 secondes. C'est vrai qu'ici, elle est très utile car les épreuves de saut sont régulièrement serrées, avec très peu d'écart entre les skieurs. Aujourd'hui, la photo permet de ne plus avoir de doute sur sa place. C'est vraiment confortable.

La technologie est d'autant plus sollicitée que la moindre erreur de classement peut avoir une énorme influence sur la saison d'un athlète, surtout en année olympique. "On ne s’intéresse pas qu'au résultat des trois premiers de la course, détaille Jérôme Panier, membre de jury. _Même s'il y a un litige pour la 20ème ou 30ème place, on est obligé de prendre la photo finish_. Et c'est vraiment devenu indispensable aujourd'hui. C'est vrai pour le ski, mais c'est aussi le cas pour d'autres sports comme le vélo ou l'athlétisme." 

Cette année à Chaux-Neuve, la technologie a encore fait ses preuves. Elle a permis d'accorder la troisième place du général en individuel au finlandais Ilkka Hirola, qui devance de trois petits dixièmes, l'autrichien Lukas Klapfer.