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Sport d'hiver - ski - biathlon

Le casse-tête des skieurs français face aux conséquences du réchauffement climatique

mardi 9 octobre 2018 à 18:51 Par Nicolas Peronnet, France Bleu Pays de Savoie et France Bleu

A deux semaines et demi de l'ouverture de la coupe du monde de ski alpin à Sölden en Autriche, c'est le casse-tête pour l'équipe de France de ski alpin. Les glaciers français où les tricolores ont pour habitude de peaufiner leur préparation sont fermés, faute de neige.

Le glacier de la Grande Motte à Tignes n'a pas encore ouvert, faute de neige
Le glacier de la Grande Motte à Tignes n'a pas encore ouvert, faute de neige - webcam Tignes 09.10.18

Le sujet est revenu en boucle lundi à Paris lors de la présentation officielle des équipes de France de ski. Au lendemain de la publication du rapport alarmant du Giec sur le réchauffement climatique, l'état des glaciers français inquiète les athlètes et perturbe leur préparation à deux semaines et demi de l'ouverture de la saison à Sölden en Autriche. 

Les glaciers français tous fermés

Comme ses coéquipiers, Alexis Pinturault a passé la fin de l'été dans l’hémisphère sud à Ushuaia. Là bas, il a trouvé de très bonnes conditions d'entrainement, mais de retour dans les alpes, pas de neige sur le glacier de Tignes où d'ordinaire l'équipe de France peaufine sa préparation à l'automne. Les souvenirs d'enfance du savoyard triple médaillé olympique semblent bien lointains, "quand j'étais jeune à Tignes le glacier descendait facilement jusqu'au funiculaire, maintenant on est déjà au-dessus du téléski de Champagny. Je pense que dans vingt ou trente ans, le ski de haut niveau n'existera plus, du moins sous cette forme". 

"C'est la cohue sur les glaciers ouverts, du grand n'importe quoi". Adrien Théaux, le descendeur de ValThorens.

A l’heure actuelle, tous les glaciers des Alpes françaises sont fermés, malgré les cumuls exceptionnels de l'hiver dernier. Les skieurs doivent s'expatrier en Suisse ou en Autriche où une poignée de glaciers sont praticables, "mais c'est la cohue, du grand n'importe quoi" explique le descendeur de ValThorens Adrien Théaux, "si on a pas les bons pass, si on est pas dans les meilleurs mondiaux, on peut pas monter tout de suite donc on fait la queue pendant une heure, on va là bas mais c'est pas fantastique non plus, c'est un peu triste à voir". 

Parmi les pistes envisagées par certains, l'entrainement sous des dômes réfrigérés, comme ce sera le cas pour les slalomeurs la semaine prochaine en Allemagne, ou encore décaler le début de la saison au mois de décembre. La bornandine Tessa Worley, double championne du monde de géant, plaide pour une prise de conscience générale, "je ne conçois pas d'hiver sans neige chez moi dans les Alpes, ça me fait extrêmement peur. Pour nous c'est visible, mais beaucoup de gens ne voient pas les conséquences directes du réchauffement, ça ne percute pas dans les esprits". 

ECOUTEZ Tessa Worley, la géantiste du Grand-Bornand

  • La coupe du monde de ski alpin débute les 27 et 28 octobre pour les géantistes à Sölden (Autriche), les 17 et 18 novembre à Levi (Finlande) pour les slalomeurs, et les 24 et 25 novembre à Lake Louise (Canada) pour les descendeurs.