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Sport d'hiver - ski - biathlon

Les médaillés olympiques paieront-ils des impôts sur leurs primes ? Marie Bochet et Martin Fourcade montent au créneau

jeudi 4 octobre 2018 à 12:27 Par Nelly Assénat, France Bleu Isère, France Bleu Pays de Savoie et France Bleu

La championne paralympique de ski alpin Marie Bochet et le biathlète Martin Fourcade écrivent une lettre à la ministre des Sports. Les deux médaillés des JO d'hiver de février 2018 dénoncent une injustice, d'autant plus que les médaillés des JO d'été ne sont pas concernés par cette fiscalité.

Les porte-drapeaux de la délégation dénoncent une injustice
Les porte-drapeaux de la délégation dénoncent une injustice © Maxppp -

C'est un coup de gueule. Les champions olympiques Martin Fourcade et Marie Bochet viennent d'écrire une lettre à la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, comme ils l'avaient déjà fait à Laura Flessel quand elle était encore ministre. 

Le biathlète et la skieuse paralympique savoyarde y relatent un "sentiment d’injustice" en constatant que le budget 2019 ne prévoit pas de défiscaliser les primes obtenues par les athlètes médaillés au JO d'hiver (soit 50 000 euros pour une médaille d’or, 20 000 pour une en argent et 13 000 pour une en bronze). 

Les athlètes devront payer des impôts sur ces primes alors que les médaillés des JO d'été de Rio en 2016 ont été exonérés d'impôts.

Dans leur lettre Martin Fourcade et Marie Bochet, porte-drapeaux de la délégation tricolore aux JO, affirment aussi que des annonces qui leur ont été faites au mois de février "n’allaient pas dans ce sens".  Marie Bochet, jointe par France Bleu Pays de Savoie confirme qu'en tant que porte-drapeaux de l'équipe de France, elle est "un peu fâchée que la promesse qui nous a été faite pendant la saison ne soit pas tenue".

Un sentiment d'injustice par rapport aux médaillés des JO d'été

C'est surtout la différence de traitement avec les sportifs médaillés des JO d'été qui fait réagir les médaillés de Pyeongchang 2018. "On se sent lésés, on a l'impression que les valeurs des médailles des JO d'hiver ne valent pas celles des médailles des JO d'été", explique à France Bleu la championne paralympique savoyarde.

On n'a jamais fait d'histoires pour payer nos impôts—Marie Bochet

"On n'a jamais fait d'histoires pour payer nos impôts", précise bien celle qui a remporté quatre médailles d'or aux JO de février 2018. "J'ai payé mes impôts à Sotchi (JO de 2014- quatre médailles d'or pour Marie Bochet-NDLR) et je n'ai absolument pas discuté le fait de payer des impôts sur ces primes parce que c'était comme ça. Mais aujourd'hui on peut discuter parce qu'il y a une différence de fait entre les athlètes d'été et les athlètes d'hiver qu'on juge anormale". 

Il y a des médaillés qui comptent sur ces primes aujourd'hui pour poursuivre leur carrière—Marie Bochet

Une médaille d'or permet au sportif d'empocher une prime de 50.000 euros. 

Selon les taux d'imposition appliqués, les sportifs doivent donner plusieurs milliers d'euros à l'administration fiscale. Marie Bochet explique : " Il y a des médaillés qui comptent sur ces primes aujourd'hui pour poursuivre leur carrière. Ils ont besoin de cette prime là et comptent là dessus aujourd'hui. Ce sont des "métiers" qui ne le sont pas car on n'est payés officiellement pour faire ce sport".

Pour l'instant le ministère des Sports ne leur a pas répondu.