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24 Heures du Mans : le coup de poignard pour Alpine

Par Didier Charpin, France Bleu Normandie (Calvados - Orne), France Bleu Cotentin et France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) dimanche 18 juin 2017 à 17:52

L'Alpine n°35, longtemps dans la course au podium
L'Alpine n°35, longtemps dans la course au podium - Signatech-Alpine

Longtemps dans la course au podium, l’écurie Signatech-Alpine termine finalement cinquième des 24 Heures du Mans. Un cruel coup du sort lui a coupé les ailes et surtout l'a privé d'un résultat historique !

Les 258 000 spectateurs de ces 24 Heures du Mans ont pu assister à une course très fertile en rebondissement. Avec des Porsche et Toyota si fragiles qu’elles ont laissé deux places sur le podium aux LMP2, prototypes de la division inférieure. Pendant plusieurs heures l’équipage de l’Alpine n°35 a cru décrocher la troisième place…. jusqu’à ce problème de frein survenu à quarante minutes du drapeau à damier ! Le pilote brésilien André Negrao s’est retrouvé coincé dans le bac à gravier à Arnage. « C’est dur. Vraiment très dur » déplore Bernard Ollivier, directeur-général adjoint d’Alpine « le résultat aurait été historique ! Mais c’est le sport automobile et je veux surtout retenir le travail exemplaire des pilotes qui ont été parfaits. Sans oublier les mécanos qui ont changé étriers et disques de frein en un temps record». La promptitude des mécanos (l’arrêt au stand n’a duré que 4.09 minutes) a en effet permis de prendre la cinquième place. « Avant la course on aurait signé tout de suite pour un tel résultat » admet Pierre Ragues, le pilote caennais « mais là, jouer le podium au général ça arrive tellement rarement dans une carrière ! Surtout pour un pilote LMP2. Donc c’est dur, vraiment….. » constate, amer, le Normand. Son coéquipier Nelson Panciatici, décidemment souvent malchanceux au Mans, tient le même raisonnement « oui encore un sale coup. Une occasion comme ça je ne sais pas si ça va se représenter et fallait pas la rater ! »

Pierre Ragues, forcément déçu après ces 24 Heures du Mans - Radio France
Pierre Ragues, forcément déçu après ces 24 Heures du Mans © Radio France - Didier Charpin

Victime de la chaleur

Cette 85e édition des 24 Heures a été disputée sous des températures très élevées. Avec plusieurs heures sous une trentaine de degrés. Et cette fournaise a eu son influence sur les mécaniques, ce qui explique en partie les nombreux incidents subis par les 60 engagés. « On savait que les freins étaient un sujet critique avec ces températures » reprend Pierre Ragues. « A chaque arrêt les mécanos prenaient des photos des disques pour les observer ensuite à tête reposée. Mais on n’a rien pu faire pour éviter le problème. C’est la fameuse magie du Mans ». Une "magie" parfois heureuse… mais cette fois cruelle pour le trio Negrao-Panciatici-Ragues qui avait parfaitement appliqué son plan de marche : observer une première phase d’attente avant d’attaquer dans la nuit. L’autre Alpine termine 11e du classement général après une remontée intéressante. Mais sa course a été plombée par une sortie de piste de son pilote américain Gustavo Menèzes dès la première heure puis une défaillance de la boite de vitesse qui a nécessité une longue réparation.

Retrouvez le résumé par l'équipe France Bleu des faits de course majeurs de cette 85e édition des 24 Heures du Mans