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24 heures du Mans : les campeurs les pieds dans l'eau

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Par , France Bleu Maine

Des trombes d'eau se sont abattues ce mercredi sur le circuit des 24H. La pluie complique le travail des pilotes et des mécanos. Elle complique aussi la vie des milliers de campeurs qui doivent s'adapter pour dormir au sec.

Le camping du Houx s'est transformé en mare
Le camping du Houx s'est transformé en mare © Radio France - yann lastennet

Le Mans, France

Un petit lac s’est formé autour de la caravane de Jean-Claude qui en a vu d’autres. "Aujourd'hui l'eau s'écoule autour du auvent, ça va mais il y a trois ans, la flotte s'était engouffrée sous le tapis de sol. Il a fallu sortir les caillebotis et une palette pour ne pas dégueulasser la caravane. Ca fait quarante ans que je viens aux 24h, forcément on prend quelques habitudes en quarante ans !" La pluie n'effraye pas non plus Romain qui vient du Calvados. "C'est un temps normand dans la Sarthe ! C'est que du bonheur, si on n'a pas d'eau, nous, on dépérit" sourit ce jeune homme qui suit la course depuis vingt ans.  Toile de tente, auvent et binette, lui aussi a su s’adapter. " On a fait des petits puits autour du barnum pour que la pluie puisse s'écouler". 

Les campeurs rivalisent d'ingéniosité pour garder les pieds au sec

Une famille de campeurs venue du Calvados. Les grands parents, les enfants et le petit-fils Louis 12 ans - Radio France
Une famille de campeurs venue du Calvados. Les grands parents, les enfants et le petit-fils Louis 12 ans © Radio France - yann lastennet

J'ai dormi dans la Porsche de mon père

Et si la caravane prend l'eau, il reste la Porsche de papa. "Une année je me suis réfugié dans la voiture. 1.85 m et 110 kilos à l'arrière d'une Porsche, la nuit est longue mais bon quand on aime Le Mans, on est prêt à tout, quelque soit le temps". Et puis Romain peut compter sur Mamie Dominique (sa maman et la grand mère de Louis 12 ans, lui aussi passionné de sport automobile et de Porsche) : " J'ai amené les ponchos, les parapluies, les bottes. C'est moi qui gère la logistique ! Je me souviens de moments de fête incroyables, ici au camping. Toutes les nationalités se retrouvent ! Par exemple, nous avons connu des Allemands qui sont devenus des amis. Ils sont venus nous rendre visite chez nous en Normandie et ils nous ont accueilli chez eux pour la fête de la bière. Car on aime faire la fête et des fois, on ne voit pas toute la course." 

Le bruit des Mazda et des Porsche me manque 

Jean Claude, Odile et Jacky s'adaptent au mauvais temps. Ce n'est pas la pluie qui va les empêcher de faire la fête - Radio France
Jean Claude, Odile et Jacky s'adaptent au mauvais temps. Ce n'est pas la pluie qui va les empêcher de faire la fête © Radio France - yann lastennet

Dominique et Jean son mari ont prévenu leurs amis. Ils ne sont pas disponibles au moment des 24h. " On refuse tout ! Toute invitation mariage etc... On n'ira pas car on vient au Mans" dit sérieusement Jean, ancien pilote de rallye. " Mais je regrette un peu le bruit des moteurs des Mazda et des Porsche. Aujourd'hui, les prototypes hybrides ne font quasiment pas de bruit. C'est bien simple. Il y a des fois, la voiture est passée et je me dis : tiens ! Je ne l'ai pas entendue cette là. Avant on avait les mains dans le cambouis. Aujourd'hui il faut un ordinateur pour démarrer une bagnole. Je suis dans les choux" constate ce papi heureux d'emmener son petit fils Louis, 12 ans, sur le circuit.

Jean regrette une certaine époque des 24h du Mans où les voitures faisaient hurler leurs moteurs