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24 heures du Mans : la nuit, ce moment que les pilotes aiment et redoutent

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Par , , France Bleu Maine

C'est l'une des spécificités des 24 heures du Mans : le pilotage de nuit. Un moment à part, aussi bien pour les spectateurs que pour les équipes, pendant lequel tout peut basculer.

La nuit, aux 24 heures du Mans, le champ de vision des pilotes se rétrécit nettement. De 180 degrés en plein jour, il peut descendre à 30 degrés à pleine vitesse !
La nuit, aux 24 heures du Mans, le champ de vision des pilotes se rétrécit nettement. De 180 degrés en plein jour, il peut descendre à 30 degrés à pleine vitesse ! © Maxppp - Pierre Stévenin / Agence World

Le Mans, France

"La nuit, c'est magique" : tout fan des 24 heures du Mans vous le dira, l'ambiance n'est plus la même sur le circuit après le coucher du soleil. Le pilotage de nuit est l'une des spécificités de la plus grande course d'endurance auto au monde, qui dure l'équivalent de deux tours d'horloge. Même si la nuit, plus courte à cette période de l'année, ne représente qu'un tiers de l'épreuve, les particularités de la conduite nocturne peuvent peser lourd dans le résultat final. Un moment que les pilotes apprécient et redoutent tout à la fois.

Trois ou quatre heures de sommeil sur l'ensemble de l'épreuve

La nuit, les pilotes perdent l'équivalent de deux à trois dixièmes d'acuité visuelle. Leur champ de vision se rétrécit nettement, pouvant être réduit à 30 degrés à peine lorsque la voiture est à pleine vitesse, comme on le voyait dans un reportage immersif du journal L’Equipe publié en 2017 et intitulé Une nuit au Mans

Ajouté à la fatigue et à la tension après plusieurs heures de course, pour peu que les conditions climatiques se gâtent, c'est un moment où le risque d'erreur augmente. Les pilotes doivent gérer leur sommeil et leur concentration : "L'idée c'est d'essayer de se reposer, de s'isoler, dès qu'on a un moment", raconte Pierre Thiriet, engagé chez Alpine. "Sur une édition complète, on dort trois ou quatre heures mais comme on est entièrement focalisé sur la course, on y arrive plutôt assez bien".

Savoir dire "stop"

Quand la fatigue prend le dessus lors de longs relais, le plus difficile est parfois de se l'avouer : "C'est à ce moment-là qu'il faut réussir à se dire qu'on doit se faire remplacer, pour le bien de l'équipe. Ce n'est pas toujours évident d'avoir cette lucidité, surtout pour des compétiteurs comme nous. La météo peut jouer, les faits de course aussi, certaines éditions sont plus éprouvantes que d'autres", reconnaît Pierre Thiriet.

La nuit, comme dans une bulle

Malgré les risques, c'est un moment un peu suspendu qu'apprécie l'autre pilote Alpine, Nicolas Lapierre. "La nuit, on se retrouve dans notre bulle, on ne voit plus ce qu'il y a autour : seulement ce qu'il y a devant. C'est une sensation que j'aime beaucoup et que j'attend avec impatience. On se sent un peu seul au monde, juste avec son ingénieur dans la radio".