Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Tous les sports

24 Heures du Mans : Quels atouts pour Rebellion et SMP, principaux adversaires de Toyota ?

-
Par , France Bleu Maine

Comme l’an dernier l’écurie Toyota aborde les 24 Heures du Mans en position de favorite. Mais les écuries Rebellion et SMP Racing espèrent jouer les trouble-fêtes en cas de faiblesse du constructeur japonais. Il leur faudra d’abord réussir une course parfaite… puis croiser les doigts !

Les Rebellion R13, classées 3e et 4e aux 24 Heures du Mans 2018. Pourront-elles grimper dans la hierarchie ?
Les Rebellion R13, classées 3e et 4e aux 24 Heures du Mans 2018. Pourront-elles grimper dans la hierarchie ? © Maxppp - EDDY LEMAISTRE

Le Mans, France

Enfin titrée aux 24 Heures du Mans 2018, l’écurie Toyota a largement les armes pour s’offrir une seconde victoire consécutive lors de la 87e édition du double tour d’horloge. Quatre autres écuries sont engagées en LMP1, dont Rebellion et SMP, les plus affûtées pour profiter d’une éventuelle défaillance du camp japonais. Sachant également que le règlement a évolué pour leur permettre de se rapprocher des Toyota.

Rebellion : expérience et qualité des équipages

Classés 3e et 4e l’an dernier, les prototypes suisses avaient sans surprise dominé le groupe des LMP1 non-hybrides. Les R13-Gibson, alors en phase de rodage comme l’ensemble du plateau de cette catégorie, avaient connu quelques défaillances mais aucune panne majeure. Depuis, elles se sont améliorées, tant en performance qu’en fiabilité. Si elles peuvent traverser ces 24 Heures sans incident, cette fois elles n’auront pas 12 tours de retard sur Toyota. 

Le team helvétique s’appuie aussi sur deux excellents trios de pilotes : le très expérimenté équipage Lotterer-Jani-Senna et les jeunes Laurent-Menezes-Berthon. Dans la lutte interne entre les générations, les juniors ont pris le pouvoir grâce -entre autre- à leur victoire aux 6 Heures de Silverstone suite à l’exclusion des Toyota. Les vétérans les suivent au championnat du monde avec 26 points de retard.  

Thomas Laurent, toujours chez Rebellion. Ici dans la cabine France Bleu Maine pour une interview en direct pendant les 24 Heures 2018 - Radio France
Thomas Laurent, toujours chez Rebellion. Ici dans la cabine France Bleu Maine pour une interview en direct pendant les 24 Heures 2018 © Radio France - Yann LASTENNET

SMP : vitesse indiscutable mais quelle fiabilité ? 

L’écurie russe, placée sous la responsabilité d’ART Grand Prix, a connu des débuts désastreux dans cette super saison 2018/2019. Avec en point d’orgue un zéro pointé l’an dernier au Mans. Depuis le team a fait un bond en avant et vient régulièrement chercher Rebellion en course. 

Ce proto se démarque notamment par sa vitesse de pointe : 350 km/h dans les Hunaudières lors de la journée test. Son “kit Le Mans” donne à la BR1-AER une V Max de 10 km/h plus élevée par rapport à la Rebellion (et 20 km/h par rapport à la Toyota, flashée à “seulement" 330 km/h). Mais les soucis mécaniques ont largement terni cette “performance” le 2 juin dernier, avec des défaillances de l’embrayage (pour la n°17) et du moteur (pour la n°11). Il ne serait pas étonnant de voir les SMP Racing s’offrir de belles qualifications, mais auront-elles la constance pour faire douter Toyota en course ?

Jenson Button a quitté le SMP Racing, après une course trop vite abrégée aux 24 Heures du Mans 2018 - Maxppp
Jenson Button a quitté le SMP Racing, après une course trop vite abrégée aux 24 Heures du Mans 2018 © Maxppp - Daniel FOURAY

Du côté des pilotes, les deux équipages ont été modifiés par rapport à l’an dernier. Exit Jenson Button remplacé par Stoffel Vandoorne d’un côté, et remplacement russo-russe de l’autre : l’ex-pilote de F1 Sergey Sirotkin à la place du trop brouillon Matevos Isaakyant (qui avait pulvérisé sa voiture l’an dernier alors qu’il pointait en troisième position derrière les Toyota).

Bykolles et Dragonspeed espèrent surtout voir l’arrivée

Le team autrichien est toujours autorisé à prendre le départ des 24 Heures du Mans grâce à son engagement au championnat du monde d’endurance. Mais ses apparitions en piste sont toujours brèves : la Bykolles a été parmi les premières à abandonner ces trois dernières années. Elle vient de changer de motoriste pour s’équiper du solide V8 atmosphérique Gibson. Suffisant pour espérer prolonger l’aventure jusqu’au drapeau à damier ? 

Du côté de Dragonspeed l’objectif sera la même : rester dans la course le plus longtemps possible. L’écurie n’a vue l’arrivée qu’à deux reprises en WEC depuis le début de la super saison. Elle n’a même pas pu s’aligner aux 6 Heures de Spa-Francorchamps début mai… faute d’avoir en main les pièces nécessaires pour remplacer sa boîte de vitesse cassée aux 12 Heures de Sebring deux mois plus tôt ! Parfois solide en LMP2 le team américain avait fait le choix de rejoindre la catégorie reine l’an dernier. Fatigué de faire de la figuration il va d’ailleurs jeter l’éponge à l’issue de ces 24 Heures du Mans. 

L'Espagnol Fernando Alonso, tenant du titre avec Toyota, vivra au Mans sa dernière course avant son retrait de l'endurance. - Radio France
L'Espagnol Fernando Alonso, tenant du titre avec Toyota, vivra au Mans sa dernière course avant son retrait de l'endurance. © Radio France - Christelle Caillot

Retouches réglementaires

L’an dernier les LMP1 non-hybrides ne pouvaient pas rivaliser avec Toyota, ni sur un tour et encore moins sur la durée d’un relais. Pour atténuer la domination des Japonaises, le règlement leur impose pour cette édition 2019 un lest supplémentaire de 10 kg. Ce qui permettra d’atténuer l’écart de performance sur un tour rapide. Mais les Toyota conserveront un avantage sur la constance puisqu’elles pourront effectuer onze tours entre chaque passage à la pompe, contre dix tours pour leurs adversaires. Un avantage maintenu au nom de l’image de frugalité des systèmes hybrides. De surcroît les ravitaillements des protos nippons seront plus rapides d’au moins deux secondes. Un avantage aux stands non négligeable sur 24 heures avec une grosse quarantaine de pleins d’essence à effectuer ! 

Les Rebellion et SMP devront faire la course parfaite et espérer des incidents chez Toyota pour déjouer les pronostics…. mais au Mans tout est possible et le clan japonais le sait mieux que quiconque. Il lui a fallu subir tant de déboires avant de triompher l’an dernier à sa vingtième tentative !