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24 Heures du Mans : rencontre avec le pilote sarthois Vincent Capillaire

dimanche 12 juin 2016 à 18:32 Par Julie Le Duff, France Bleu Maine

Pour sa troisième participation à la plus mythique des courses d'endurance auto, le pilote du Team So24 prendra le départ avec Jonathan Coleman et Erik Maris sur la Ligier N°22, fier de représenter la Sarthe et Le Mans.

En 2016, Vincent Capillaire court les 24 Heures du Mans pour la troisième fois
En 2016, Vincent Capillaire court les 24 Heures du Mans pour la troisième fois © Radio France - Julie Le Duff

Dans quel état d’esprit êtes-vous pour vos troisièmes 24 Heures du Mans ?

Il y a énormément d’excitation à l’abord de cette très longue et très belle semaine. C’est la troisième fois pour moi, mais il y a toujours autant d’émotion et de hâte à l’idée de prendre le départ de cette course sublime. De toute façon, je pense que même si on le faisait des dizaines de fois, on ne s’habituerait pas. Il y a toujours une saveur hors normes d’être au Mans et de courir le Mans.

Surtout pour vous qui avez bien failli abandonner le sport auto !

J’ai un parcours un peu atypique pour un pilote. J’ai commencé ma carrière en remportant le volant Elf en 96, ça a bien démarré en monoplace et puis il y a eu des difficultés et j’ai totalement bifurqué : je suis devenu chasseur alpin, puis administrateur système réseaux ! J’avais souvent des coups de fil pour me dire que c’était dommage, que j’avais des choses à faire dans le sport auto. Effectivement, plusieurs années après, je suis revenu à 100%, à 110% même. D’abord en tant qu’instructeur en validant un diplôme d’État, et puis sportivement à partir de 2008-2009, j’ai repris des piges à droite, à gauche, et les choses se sont enchaînées. C’est un peu un scénario à la Amélie Poulain : il y a encore quatre ans, j’étais un peu nulle part, mais le VdeV m’a servi de tremplin jusqu’à arriver au Mans, et être pilote Alpine l’année dernière ; tout ça grâce aussi à la belle dynamique So24.

Quelle importance donnez-vous au fait d'être un local de l'étape ?

On est quatre cette année : Sébastien Bourdais, Jean-Bernard Bouvet, Julien Canal et moi. On n’a pas tous les ans autant de Sarthois, c’est bien. Il y en a un en GT, trois en proto, on va pouvoir se tirer un peu la bourre (rires), c’est sympa !

Le sport automobile coûte cher : comment faire pour exister à côté des mastodontes Audi et Porsche ?

C’est sûr qu’il y a la notion de constructeur avec des moyens et des ambitions de niveau international ; les LMP2 sont plus des vocations de teams privés. Cette année, So24 ce n’est pas seulement un pilote sarthois engagé aux 24 Heures du Mans, c’est aussi une voiture, la Ligier N°22 : c’est une très belle étape qui a été franchie. La préparation n’a pas toujours été facile, avec l’obligation d’un changement de pilote à la dernière minute mais on a tous travaillé d’arrache-pied et on s’est serré les coudes pour assurer.

Quelles sont vos ambitions pour ces 24 Heures du Mans, vous qui êtes monté sur le podium à Silverstone ?

On a eu beaucoup de réussite en Angleterre, c’est vrai, après ça reste de l’endurance : quand on ne met que de l’essence et des pneus et qu’on ne fait aucune erreur, il peut y avoir une bonne surprise sous le drapeau à damier. Mais il faut être tout à fait réaliste et modeste : Le Mans, ça reste un monument, c’est très difficile à gravir et d’ailleurs de grands constructeurs s’y sont cassé les dents. On va dire qu’on a déjà de la chance d’être au départ. L’équipe est encore jeune, donc le premier objectif c’est d’aller au bout de la course, ce qui sera le fruit d’un travail collectif, d’une auto bien préparée, avec les bons pit-stops et pas d’erreur en piste. Et puis après, la météo n’étant pas au meilleur pour la course, si on tire notre épingle du jeu, on peut être pas mal à l’arrivée.

Gagner Le Mans, vous en rêvez la nuit ?

Tout le monde y pense mais ça demande beaucoup de conditions : les bons pilotes, la bonne auto. Mais on rêve toujours de monter sur le podium des 24 Heures du Mans.