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Adrien Van Beveren est prêt pour le Dakar : "J'ai envie de laisser la course venir à moi."

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Par , France Bleu Nord

Après deux abandons lors des deux dernières éditions, l'Hazbrouckois Adrien Van Beveren participera à partir du 5 janvier à son cinquième rallye Dakar au guidon de sa moto. A quelques jours du départ pour l'Arabie Saoudite, lieu inédit pour cette édition, il se dit "plus relâché que jamais."

Adrien Van Beveren avait terminé 6ème du Dakar en 2016, 4ème en 2017 et a abandonné en 2018 et en 2019
Adrien Van Beveren avait terminé 6ème du Dakar en 2016, 4ème en 2017 et a abandonné en 2018 et en 2019 © Radio France - Florent Vautier

A 28 ans, Adrien Van Beveren va participer à son cinquième rallye Dakar au guidon de sa moto Yamaha. Après ses deux abandons des années précédentes, (sur chute en 2018, sur casse moteur en 2019), il a changé sa préparation, s'est concentré à 100% sur le Dakar (il ne sait pas encore si il s'engagera au départ de l'Enduropale du Touquet début février, qu'il a remporté trois fois) et à pris du recul, lui qui rêve de remporter cette course mythique. A quelques jours de son départ pour l'Arabie Saoudite, ou se déroulera pour la première fois le Dakar, il répond a nos questions. 

Comment vous vous sentez à quelques jours du départ ? Un peu angoissé après vos deux abandons des années précédentes ou au contraire plus déterminé que jamais ?

Plus relâché que jamais ! C’est assez fou mais à 28 ans j’ai peut-être un peu plus de sagesse que j'en avais à 27. Je me sers de mes expériences passées qui ont été difficiles à vivre parfois, pour en ressortir le positif et être le mieux possible. En tout cas ça me met dans une situation de calme. Aujourd'hui je suis prêt à affronter ce qui m'attend, J'ai beaucoup bossé pour ça, j'ai mis la priorité à 100 % sur le Dakar cette année dans la préparation. J’ai Yamaha (la marque de sa moto) à mes côtés qui me fait confiance et qui m'a amené là où je suis aujourd'hui et ils sont devenus quelque part un peu une famille pour moi. Je vois l'événement avec un peu de recul : J'ai à la fois l'impatience d'y être et à la fois cette envie d'être assez patient pendant la course, par rapport à la navigation qui nous attendent. J’ai envie de laisser la course un petit peu venir vers moi quelque part.

Ce Dakar en Arabie Saoudite... nouveau terrain... Qu'est-ce que ça change pour vous ? Qu'est-ce que ça a changé aussi dans votre préparation ?

Malgré tout ce qu'on peut entendre sur l'Arabie Saoudite, ce qui est génial pour nous en tant que sportif, en tant qu’athlète et passionné de désert, c'est que le désert qui nous attend en Arabie Saoudite est absolument vierge et est gigantesque d'un point de vue sportif. Je pense que ça nous réserve beaucoup de surprises parce que David Castéra, la personne qui a repris le Dakar aujourd'hui en terme d'organisation et de management sportif, a été copilote a été pilote professionnel. Donc, il connaît un petit peu les aléas du rallye et je pense que nous a préparé un roadbook avec pas mal de péripéties.

Votre objectif pour ce Dakar c'est une nouvelle fois la victoire ou bien c'est avant tout vous faire plaisir cette année, pour rattraper les deux années précédentes ?

Le premier objectif c'est d'être à l'arrivée. Parce que je sais par expérience que terminer la course c'est déjà une forme de victoire. Vous le savez tout je rêve de cette victoire. Maintenant je le vois avec un peu plus de tranquillité et d'humilité. J'ai envie de donner le maximum comme à chaque fois et de laisser un petit peu peut-être la course venir à moi. On verra comment ça se passera je vais essayer d'être le meilleur à chaque instant sans trop penser à la victoire finale, en tout cas au début de la course.

La question des droits de l'homme en Arabie Saoudite, c'est quelque chose qui vous a un peu traversé l'esprit au moment où on a annoncé ce Dakar en Arabie Saoudite ou alors votre objectif est avant tout sportif ?

Mon objectif est avant tout sportif mais on ne peut pas fermer les yeux. Il faut être assez ouvert à tout ce qui se passe dans le monde aujourd’hui, en tout cas je le suis. Il y a des choses qui se sont passés en Arabie Saoudite qui ne sont pas forcément tolérables. Mais avant de vouloir juger, il faut peut être essayer de leur donner une chance. Etre ouvert c’est aussi ça, c’est être capable de se dire “OK, ils font des choses pas correctes, mais si on a envie qu’ils évoluent il faut peut-être leur donner une chance.” Il faut aussi rappeler que la France a beaucoup évolué en terme de droits de l'homme. Oui, on est le pays des droits de l'homme, on est fier de le dire mais on est passé par là aussi. Ca veut dire certainement que l'Arabie Saoudite à 50 ans en retard par rapport à la France. Il y a encore 50 ans, les femmes n'avaient pas le droit de vote ici. Les choses ont bien évolué donc peut-être qu'il faut se dire qu’on peut leur faire confiance pour que ça évolue de la même façon aussi là-bas.

Adrien Van Beveren, au micro de Florent Vautier

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