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Agressions sexuelles dans le sport : prévention et vigilance au Pôle France de gym à Saint-Étienne

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Le Pôle France et l'Indépendante Stéphanoise adhèrent depuis deux ans à l'association Colosse aux pieds d'argile. L'objectif est d'être sensibilisés à ces questions, prévenir d’éventuels risques et mieux protéger les enfants.

Jean-François Rascle, président du Pôle France de gym de Saint-Étienne
Jean-François Rascle, président du Pôle France de gym de Saint-Étienne © Radio France - Mathilde Montagnon

Jean-François Rascle, le président de l’Indépendante Stéphanoise et du Pôle France de gymnastique est conscient de sa responsabilité en tant que dirigeant. Il a été sensibilisé par les récentes affaires médiatiques, et notamment par le récit de l'agression sexuelle de la gymnaste américaine Simone Biles

"C'est des choses qui ont flashé auprès de tout le monde, explique-t-il. On sait qu'on est naïfs, on sait qu'on faisait moins attention. Comment aujourd’hui on peut être garants que les enfants qui sont mis à disposition par les parents pour aller faire de la gym, et bien qu'il y ait aucun soucis potentiel dessus".  

Des lieux désormais sécurisés

Alors depuis deux ans, sur les conseils de la fédération française de gymnastique, le Pôle et le club ont adhéré à l'association Colosse aux pieds d'argile.  Une association lancée par Sébastien Boueilh, ancien rugbyman, victime de viol quand il était adolescent et qui les aide à éviter les situations de danger. 

Avant, on pouvait entrer facilement dans le complexe de gymnastique de l'Étivallière. Désormais le gymnase est sécurisé : depuis l'an dernier "n'ont accès au site que les personnes qui ont un badge délivré par la Ville de Saint-Étienne qui permet d'avoir accès aux vestiaires et aux salles d'entrainement. Pour éviter qu'il puisse y avoir des rôdeurs, des personnes mal intentionnées qui aient accès au gymnase. On a eu des problèmes, il y a eu un dépôt de plainte à ce niveau-là il y a quelques années, donc on a travaillé dessus avec la Ville de Saint-Étienne pour limiter les accès". 

Des règles de bonnes conduite

Au niveau de la structure, des règles de bonne conduite ont été mise en place : "les entraîneurs masculins ont interdiction de rentrer dans un vestiaire féminin. L'inverse est vrai aussi, évidemment. On leur demande de frapper et d'attendre qu'on leur ouvre la porte et qu'il y ait aucune fille qui puisse être dévêtue sous leurs yeux. Et puis après, c'est limiter le co-voiturage où l'enfant se retrouverait seul avec son entraîneur ou seul avec un adulte, puisqu'il peut y avoir aussi un bénévole". 

Un parcours scruté

Et puis, depuis deux ans, les salariés du Pôle France et du club sont validés par le Conseil départemental de la Loire "le Département a accès à un certain niveau d'informations, notamment un relevé de casier judiciaire, que nous, nous n'avons pas. Mais ça c'est valable exclusivement pour les salariés, pas pour les bénévoles".

Une prise de conscience est une évolution des pratiques assez récente "c'est des choses qui étaient gérées différemment il y a 10-15 ans et aujourd’hui pour le bien-être de tous, on essaye tous de se prémunir et de faire très attention", détaille Jean-François Rascle qui reste lucide "on fait notre maximum en tant que dirigeant mais le risque zéro n'existe pas".

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