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Alpine : 51 dépassements pour finir au pied du podium des 24 Heures du Mans

De cruelles 24 Heures du Mans pour Signatech-Alpine. Victime d’un incident dès le premier tour, l’écurie a réussi une magnifique remontée… pour échouer à la quatrième place dans sa catégorie LMP2.

L' Alpine dans sa remontée jusqu'à la quatrième place LMP2 lors des 24 Heures du Mans 2020
L' Alpine dans sa remontée jusqu'à la quatrième place LMP2 lors des 24 Heures du Mans 2020 - DPPI

Un ascenseur émotionnel. Ces 24 Heures du Mans, disputées ce week-end, resteront dans les mémoires de l’écurie Alpine même si le podium s’est refusé à elle. Les Bleus, 59e et bons derniers après un tour, se sont lancés dans une belle chevauchée. Pour finir quatrième de la catégorie LMP2

Cauchemar au premier freinage

Qualifiée en dixième position, l’écurie française a d’abord vécu la terrible désillusion de voir son bolide rentrer aux stands dès la fin du premier tour.Une fois le départ donné, je perdais de plus en plus de puissance jusqu’à des petites coupures dans les Hunaudières.” détaille le brésilien Negrao, qui était au volant. “J’ai décidé de rentrer aux stands au dernier moment, puis l’équipe a réussi à résoudre ce souci”. Le souci ? Une grosse fuite d’eau à cause d‘un raccord déconnecté. La réparation, purge du circuit inclut, a nécessité sept minutes. Soit deux tours concédés aux adversaires d'entrée de jeu. L’Alpine est retournée en piste en 59e position. 

L’équipe s'est alors lancée dans une remontée méthodique, avec un rythme rapide et régulier. Les sept minutes de retard sont restées pendant des heures le différentiel entre la Signatech-Alpine et les meilleurs de la catégorie LMP2. Cette cadence a permis d’effacer une à une les voitures les plus lentes. La marque normande était remontée à la vingtième place lorsque la nuit est tombée, à la neuvième au lever du jour, et enfin en sixième position à une heure de l’arrivée. Deux adversaires ont connu des défaillances dans le sprint final, ce qui a porté l’équipage au pied du podium. 

Les pilotes (Thomas Laurent à gauche - Pierre Ragues à droite) observe leur équipier André Negrao pendant un relai
Les pilotes (Thomas Laurent à gauche - Pierre Ragues à droite) observe leur équipier André Negrao pendant un relai - DPPI

Comment analyser cette course 'à la cravache' ? “Les sentiments sont contradictoires” admet Pierre Ragues, le pilote caennais. “Quatrième, quand on voit où on était cinq minutes après le départ, c’est inespéré. Mais quand on voit le rythme il y a de la frustration. Je ne sais pas si la victoire était jouable, mais le podium très certainement”. Une frustration donc chez le pilote, moins chez son patron, Philippe Sinault, qui réagit à la manière d’un commandant fier de l’implication de chaque matelot : “Non je ne suis pas déçu. Les incidents techniques font partis du jeu mais on a montré à tout le monde qu’on était là en performance et en stratégie. On a montré qu’on était des bagarreurs. Des Gaulois !” tranche le directeur de Signatech, à la tête de l’écurie Alpine depuis 2013. Le Boss reconduit dans cette fonction dans le grand projet pour 2021. Le grand saut vers la catégorie-reine de l'Endurance : Le LMP1 pour aller défier Toyota. Le constructeur japonais qui s’est imposé pour la troisième fois d’affilée aux 24 Heures du Mans. 

A LIRE / Les temps forts des 24 Heures du Mans 2020

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