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Après les mondiaux de Doha, l'entraîneur de Christophe Lemaître : " Les critiques ? Ça nous motive encore plus"

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Par , France Bleu Pays de Savoie

Certains commentateurs se sont lâchés pour critiquer la venue à Doha du sprinter de Savoie Christophe Lemaître. Pas de 200 mètres, "seulement" la finale du 4 X 100... L'AFP a même parlé du "fantôme de Doha". Réponse cash de son coach, Thierry Tribondeau.

Christophe Lemaitre à l'entrainement à Aix-les-Bains.
Christophe Lemaitre à l'entrainement à Aix-les-Bains. © Radio France - Julien Balidas

Aix-les-Bains, France

Christophe Lemaître est revenu de Doha sur ses terres de Savoie, sans courir une seule épreuve aux derniers championnats du monde d'athlétisme. Frustrant, mais pas désespérant pour ses entraîneurs savoyards, Pierre Carraz et Thierry Tribondeau. Ce qui est plus étonnant, ce sont les critiques très vives,  proche d'une forme de "Lemaître bashing"

Lemaître-bashing

Même l'Agence France Presse y est allée de sa dépêche incendiaire juste avant la finale du relais 4 X 100 où elle pointait du doigt "le fantôme de Doha", évoquant la "décrépitude" d'un champion qui appartenait au passé. Dépêche reprise telle quelle dans de nombreux organes de presse sur internet.   

Critiques très acerbes. Lemaître ayant été repêché par la fédération française d'athlétisme pour s'aligner sur le 200 mètres... auquel il a renoncé une fois sur place. Bref, "fallait pas l'inviter" est le refrain qui est revenu en boucle. 

On passe sous silence les commentaires encore plus trashs et lamentables d'internautes qui ont vite oublié que le "TGV de Culoz" possède l'un des plus beaux palmarès de l'athlétisme français - il est par exemple depuis les Championnats d'Europe de Zurich, l'athlète le plus médaillé de toute l'Histoire de ce championnat, avec huit médailles

"On n'en tient pas compte !"

Thierry Tribondeau n'est pas très étonné. "Ça fait partie du quotidien des athlètes du haut niveau. Quand on est dans la lumière, on s'expose. Si on ne veut pas de critiques, on reste dans son jardin à faire des petites courses. A vrai dire, on n'en tient pas compte. Cela nous motive encore plus." 

Les entraîneurs de Christophe n'ont pas été contactés avant la rédaction des articles fielleux. "Certains écrivent. Nous, on agit. S'ils nous avaient contacté, on les aurait éclairés. Doha était un tremplin pour Tokyo et les Jeux Olympiques, notre objectif majeur depuis quatre ans. Christophe ne pouvait rivaliser avec les meilleurs sur 200 mètres. On l'a donc réservé pour la finale du 4 X 100. On savait qu'on allait être critiqués. On assume. Point !"  

Après le repos, préparation corsée avant les JO

En tout état de cause, la venue du sprinter d'Aix-les-Bains au Qatar n'avait rien d'un caprice de vedette. "Parce que Christophe n'a jamais fait de caprices et qu'il ne se prend pas pour une vedette. C'est pour ça qu'il est en empathie avec le public de France et du monde entier. Sa participation est une décision collective, mûrie. On a pris du retard après sa blessure pour remettre son corps en état. Désormais, sur les mois prochains, on va intensifier les performances, avec des exigences plus hautes. Il ne nous reste pas beaucoup de temps. C'est la partie la plus importante de sa préparation olympique." 

Avant de repartir au charbon, Christophe Lemaître a un mois de repos. 

"On sait où on va. Juste après sa performance de Rio (seconde médaille de bronze olympique derrière un certain Usain Bolt !) avec Pierrot Carraz, la nuit même, on s'est demandés comment préparer la suite, clairement pour les JO de Tokyo. Christophe est passé de 26 à 30 ans entre les deux olympiades. Et donc, vous ne pouvez pas être au top mondial pendant quatre ans. C'est impossible. On a fait des choix. On assume. On sera prêts." 

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