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Armelle Favre, psychologue du sport : «subir le confinement le moins possible»

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Par , France Bleu Sud Lorraine

En cette période de confinement, les sportifs rongent leur frein, une situation à laquelle ils ne sont pas forcément habitués. Comment faire pour vivre le mieux possible ce contexte ? Quelles sont les clés sur le plan mental ? Armelle Favre, psychologue du sport nous aide à y voir plus clair.

Pour ne pas subir le confinement, l activité physique et sportive est une bonne solution.
Pour ne pas subir le confinement, l activité physique et sportive est une bonne solution. © Maxppp - Laurent Theillet

Pour les sportifs, ne plus pouvoir pratiquer leur sport peut être source de souffrance. Avec le confinement, ils sont très nombreux à être au repos forcé, une conjoncture loin d’être habituelle pour des compétiteurs. 

"Créer une nouvelle forme de pratique"

La pratique sportive au-delà de huit heures par semaine peut entraîner un phénomène de dépendance. Lorsque l'athlète cesse son activité, il peut très vite ressentir des sensations désagréables, l’impatience, l’agressivité envers lui ou les autres : «Cette situation en cette période de confinement est forcément plus qu’envisageable, car le principal problème n’est pas la pratique en elle-même mais le constat que l’on change nos habitudes et que l’on ne peut plus faire son sport comme on l’aime. Il est donc important de créer une nouvelle forme de pratique », explique Armelle Favre, psychologue du sport au service de médecine du sport du CHU de Nancy. 

Que faire pour parer au plus pressé ? Continuer les exercices de types renforcements musculaires et surtout en profiter pour solliciter les parties du corps parfois négligées suivant les disciplines. Cela permet de mieux gérer dans un premier temps l’arrêt de la pratique.

Les sportifs doivent repenser la pratique de leur activité - Maxppp
Les sportifs doivent repenser la pratique de leur activité © Maxppp - Marc Ollivier

Vient ensuite l’aspect mental où il est nécessaire de repenser sa pratique sportive : « tout d’abord, il faut l’imaginer en fonction des nouveaux objectifs établis à long terme. Repenser sa pratique sportive c’est aussi l’écrire pour garder un cap au cas où la pression du confinement prendrait le pas sur les bonnes résolutions. L’écrit viendra calmer l’émulation négative », déclare Armelle Favre, avant d’ajouter : « il ne faut pas hésiter à inclure son entourage afin d’instaurer une routine journalière avec un levé fixe, des heures de travail, des heures de loisirs et bien sûr de sport. »

Dédramatiser

Le confinement joue avant tout sur les capacités de chacun à s’adapter et à savoir faire autrement. Dédramatiser l’événement peut être une solution : «le confinement est une situation temporaire au cours de laquelle il faut se projeter en se disant qu’un retour à la normale est inéluctable et que les objectifs que l’on se fixe peuvent être repoussés puisque tous les ans, les mêmes épreuves reviennent », souligne Armelle Favre. 

L’objectif essentiel pour tous sportifs est donc de subir le confinement le moins possible et de réguler l’envie de se dépenser.

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