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Bigorexie : Un livre-témoignage d'une addicte au sport fait réagir des sportifs corses

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Par , , France Bleu RCFM

CHRONIQUE SPORT - Le sport est bon pour la santé, mais une pathologie peu connue jusqu’ici a de quoi inquiéter: la Bigorexie, ou plus simplement l'addiction au sport. Un livre paru récemment alerte sur cette dépendance.

La couverture du livre de Servane Heudiard, "Le Sport, ma prison sans barreaux" édité chez "Bold"
La couverture du livre de Servane Heudiard, "Le Sport, ma prison sans barreaux" édité chez "Bold" - Jean Pruneta

La bigorexie ou la notion de sport-addict. Le sujet est mis sur la table dans un ouvrage paru le 25 mars dernier et intitulé« Le sport, ma prison sans barreaux ». Dans son livre-témoignage, une femme de 48 ans, Servane Heudiard, raconte 30 années d'une vie dictée par sa dépendance à l’activité physique. 

« Plus de six heures de sport par jour»

Il y a peu encore au détriment de sa vie de famille et professionnelle, l'auteure confie qu'elle fait faisait "plus de six heures de sport par jour". Un livre qui nous révèle les dessous de ce qu’est la bigorexie, une pathologie reconnue comme une addiction par l’Organisation mondiale de la santé depuis 2011

Une dépendance à l’activité physique encore méconnue du grand public mais pas des sportifs, fussent-ils amateurs, qui pratiquent à longueur de journée, à l’image de Lambert Santelli. Vainqueur du Grand Raid de la Réunion en 2019, spécialiste des trails et des longues distances, il explique que lors d'une journée sans sport, "il manque quelque chose". "Dans mon cas, si je ne vais pas faire de vélo, courir, ou faire une balade en montagne, il me manque quelque chose. Si je ne vais pas courir, c'est comme si je n'avais pas mangé le midi. Quelque part, oui, je dois être un peu atteint de bigorexie, je pense..."

"La Chronique sport", du lundi au vendredi à 7h23 et dans la grande édition de 12h sur RCFM et en réécoute sur le site

Lambert Santelli lors d'un trail en montagne
Lambert Santelli lors d'un trail en montagne - Alain Pistoresi

Une addiction "positive" mais pas sans risques

Le phénomène est en fait le même quelle que soit l'addiction : en pratiquant un sport de façon très intensive, le patient devient dépendant aux hormones et autres neuromédiateurs naturels produits par son organisme : dopamine, adrénaline ou encore endorphine. 

Le sportif devient donc "accro" à son insu. Mais à la différence de l’alcool, du tabac ou de la drogue, la bigorexie est perçue comme une addiction "positive", car elle a plus de bienfaits pour le corps et la santé. Il suffit juste, souligne Lambert Santelli, de connaitre ses limites : "Il faut trouver un équilibre entre son boulot, sa famille et le sport. [...] Après, c'est sûr qu'avoir une femme et un entourage qui comprennent que le sport compte beaucoup, cela aide".    

Autre « bigorexique », homme de défis s’il en est, Christophe Santini estime en être. « Si on s’en tient à ce qui définit un bigorexique … je le suis. On dit que pour correspondre à ce terme il faut être à un minimum de dix heures de sport par semaine, j’en suis à vingt et parfois même à vingt-six, lorsque je ne suis pas arrêté comme en ce moment pour un problème aux cervicales. Mais c’est vrai que j’en ai les symptômes, comme l’envie de faire du sport tous les jours ». 

Christophe Santini maîtrise malgré tout sa bigorexie et reste très serein face à elle : « Je suis capable de contrôler cela. La preuve, suite à un accident, on m’a interdit de faire du sport pendant deux mois et j’ai contrôlé cela, je n’ai pas ressenti ces symptômes de dépression ou de manque comme on peut le ressentir pour d’autres addictions. C’était une première pour moi et ça m’a rassuré ».

Christophe Santini lors de la traversée de l'Antarctique en 2019 précédé par un manchot
Christophe Santini lors de la traversée de l'Antarctique en 2019 précédé par un manchot © Radio France - Contribution
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