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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : report des Jeux olympiques, le judoka dijonnais Cyrille Maret "va s'adapter"

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Par , France Bleu Bourgogne

C'est officiel, les Jeux olympiques 2020 de Tokyo (Japon) sont reportés d'un an. Une nouvelle qui marque coup d'arrêt dans la préparation des athlètes. Pour Cyrille Maret, judoka dijonnais médaillé de bronze à Rio il y a quatre ans, c'est la bonne solution.

Cyrille Maret, en 2019, lors des championnats du monde au Japon
Cyrille Maret, en 2019, lors des championnats du monde au Japon © Maxppp - Du Xiaoyi

On s'en doutait un petit peu, vu le contexte lié à la pandémie de coronavirus : les Jeux olympiques prévus à Tokyo (Japon), à l'été 2020, sont reportés d'un an, à l'été 2021. Le CIO, le comité international olympique, l'a officialisé mardi 24 mars 2020. Pour les athlètes, évidemment, c'est un coup dur. Cyrille Maret, judoka né à Dijon, médaillé de bronze aux JO de Rio (Brésil) en 2016 dans la catégorie des moins de 100 kg, a répondu aux questions de France Bleu Bourgogne. 

Ce report des JO, c'était inévitable ? 

C'était une évidence. Je pense qu'on ne maitrise pas l'ampleur de ce que ça implique pour nos amis japonais, qui préparent ça  depuis très longtemps, ça doit être compliqué de décaler un tel évènement. C'était normal que ce soit décalé. Je ne voyais pas des JO à huis clos, sans spectateurs. Ce qui fait la beauté des JO, c'est justement tout ce qu'il y a autour, tous ces gens qui viennent faire la fête autour du sport de haut niveau. Ça aurait été trop proche de tout ce qu'on est en train de vivre. Il y aurait eu trop d'incertitude chez les gens, certains ne seraient pas venus par crainte du virus. 

"Ce qu'il se passe dans le monde, ça va au delà du sport, c'est tout à fait normal qu'ils décalent les Jeux olympiques."

Cyrille Maret (à droite) aux Jeux européens Biélorussie en 2019 - Maxppp
Cyrille Maret (à droite) aux Jeux européens Biélorussie en 2019 © Maxppp - SERGEY DOLZHENKO

C'est un coup d'arrêt dans votre préparation ? 

Effectivement, cette décision empiète énormément sur notre préparation. En ce moment, on est en plein dedans, on allait entrer dans le vif du sujet, dans la dernière ligne droite. On repartira encore mieux. J'ai 32 ans, j'arrive sur "la fin de ma carrière", il va falloir redoubler d'efforts avec cette échéance repoussée.

"Je ne le prends pas comme quelque chose de difficile. Nous sommes des sportifs de haut niveau, il faut s'adapter à toutes les situations. On va recréer un programme et une préparation jusqu'aux JO en 2021."

On est aussi un peu dans le flou, on ne sait pas quand les tournois qualificatifs prévus vont avoir lieu. On sait que ça va être décalé. J'étais en concurrence avec un athlète (Alexandre Iddir, ndlr) pour la qualification, ça devait se jouer aux championnats d'Europe début mai. Nous avons maintenant un an pour nous rebattre, pour aller chercher la qualification. On va se préparer pour les tournois qui vont avoir lieu après le confinement

Malgré l'échéance qui s'éloigne, comment faites-vous pour garder la forme ? 

Il faut garder le cap. J'ai la chance d'avoir un pavillon avec un petit bout de jardin, ce n'est pas le cas de tout le monde. J'ai la chance de pouvoir faire de l'exercice à l'extérieur. Mon amie est une ancienne judokate, elle remet le kimono et on s'entraîne ensemble. On arrive à faire ça de manière ludique, on essaye de le prendre du bon côté. On sait que ça va être une période délicate, plus longue qu'on ne le pense, il ne faut pas le prendre à légère. 

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