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Coupe Davis : la demi-finale France - Espagne à Bordeaux, "on en rêve"

lundi 9 avril 2018 à 17:10 Par Arnaud Carré, France Bleu Gironde

La ligue Nouvelle-Aquitaine de tennis réfléchit très sérieusement à l'idée de postuler pour accueillir les Bleus du 14 au 16 septembre prochain dans l'enceinte de l'Arena. Tour d'horizon des points forts et des points faibles de cette éventuelle candidature.

La toute nouvelle Arena n'a pas encore accueilli d'événement sportif.
La toute nouvelle Arena n'a pas encore accueilli d'événement sportif. © Maxppp - Maxppp

"Rafael Nadal à Bordeaux, c'est un peu comme si Messi venait affronter les Girondins  avec le Barça." Le président du tennis régional, Alain Moreau, nous a confirmé l'information du journal Sud Ouest . Enthousiasmé à l'idée de créer un grand événement autour de la petite balle jaune, il espère pouvoir mettre rapidement autour de la table les acteurs potentiels afin de discuter de la faisabilité du projet.  

Le passé 

Depuis 2000, la France accueilli ses Bleus à 22 reprises mais seulement deux fois sur le territoire que couvre aujourd'hui la Nouvelle-Aquitaine. C'était à Pau, face à la République Tchèque en 2002 puis lors d'un quart de finale perdu face aux Russes en 2006. Depuis,  les Bleus ont joué à Clermont, Toulon, Lyon, Roquebrune-Cap-Martin, Rouen, La Roche-sur-Yon, Nancy, Paris, Lille, Baie-Mahault et Albertville. Notre région peut donc légitimement revendiquer une candidature. 

La situation géographique

Bordeaux semble a priori un endroit idéal pour attirer les supporters espagnols. Un aéroport international, un accès rapide par autoroute et une structure hôtelière largement suffisante. Des supporters ibériques qui avaient par exemple fait le trajet en nombre en juin 2016 pour voir leur équipe de football affronter la Croatie au Matmut Atlantique pendant l'Euro. 

Les Bleus à Albertville lors du premier tour en février dernier. - Maxppp
Les Bleus à Albertville lors du premier tour en février dernier. © Maxppp - Maxppp

L'Arena

La nouvelle salle de spectacle de l'agglomération, inaugurée en janvier, offre une infrastructure a priori susceptible d'accueillir l'événement. La capacité, en configuration sport, est annoncée à 7500 places alors que la jauge pour une demi-finale de Coupe Davis est fixée à 8000. C'est plus qu'à la Kindarena de Rouen (5800), qu'à la Halle d'Albertville (5000) ou qu'au Vendéspace de La Roche-sur-Yon (4000). C'est presque autant qu'au Palais des sports de Pau (7700), autre point de chute possible en Nouvelle-Aquitaine. Mais on est loin des 17 000 places de l'AccorHotels Arena à Paris et des 25 000 à 30 000 places que peuvent proposer la U Arena de Nanterre ou le stade Pierre-Mauroy de Villeneuve d'Ascq. Un fossé en termes de spectateurs et donc de retombées financières. 

La Villa Primrose au soutien

Contacté, le club, par l'intermédiaire de son président Bernard Dupouy, serait ravi de voir Yannick Noah et ses hommes débarquer chez nous. La Villa Primrose se dit prêt à les accueillir comme ça avait été le cas en 2014 avant la finale jouée et perdue à Lille face à la Suisse de Roger Federer. Elle dispose de cinq cours couverts en terre battue. Pas sûr pourtant que les Bleus choisissent de défier les Espagnols sur leur surface préférée... 

Les élus n'ont rien entendu 

On n'est bien sûr qu'au lendemain de la qualification ramenée de Gênes et les téléphones vont sans doute se mettre à sonner mais à la Ville de Bordeaux, on assure n'avoir aucun contact à ce jour avec la Fédération française de tennis. Dans ce type d'organisation, les collectivités locales (ville, métropole, région) sont bien évidemment invitées à mettre la main à la poche. On parle d'une facture comprise entre 200 et 300 000 euros. La clôture des candidatures est prévue pour fin avril, tout début mai. Si contacts il doit y avoir, ils devront être rapides et constructifs. D'autant que d'après nos informations, Lille et Rouen seraient intéressées.