Tous les sports

Course à pied - 20km de Paris : Benjamin Malaty a "tout remis à plat"

Par Arnaud Carré, France Bleu Gironde mercredi 5 octobre 2016 à 4:00

Benjamin Malaty lors du marathon de Paris 2013
Benjamin Malaty lors du marathon de Paris 2013 © Maxppp - MaxPPP

Après avoir manqué le billet pour Rio, le Talençais s'est offert une longue coupure pour recharger les batteries et se reconstruire. Dimanche, il lance sa saison lors des 20km de Paris avec, en ligne de mire, la saison de cross et les championnats du monde de marathon à Londres l'été prochain.

France Bleu : Après votre non-sélection pour les JO de Rio, pourquoi avoir décidé de faire un break ?

Benjamin Malaty : A un moment donné, quand on sature un peu, on a besoin de souffler, de faire une vraie coupure autant psychologique que physique. C'est ce que j'ai fait avec même une autre pause pendant l'été. J'ai repris étape par étape, ce que je n'avais pas pu faire depuis longtemps en raison des blessures et des gênes. J'ai repris tout doucement pour retrouver le physique qui me manquait ces derniers temps, de la vitesse et de la confiance. A l'entraînement, c'est en train de revenir, j'espère que ça va bien se passer dimanche à Paris.

Vous aviez besoin d'appuyer sur la touche "reset" ?

C'est un peu ça. La problématique c'est que j'avais besoin de penser à autre chose, de ne plus penser qu'aux objectifs et de retrouver le plaisir. Donc j'ai tout remis à plat sans mettre la barre trop haut et en me reconstruisant physiquement. Je me sens beaucoup mieux dans mon corps qu'il y a quelques mois.

Ces 20km de Paris vont vous permettre de voir où vous en êtes ?

Tout à fait même si ce n'est pas un objectif prioritaire. Ça va me permettre de voir où j'en suis, de me mesurer aux autres Français et de valider tout ce que je fais à l'entraînement. J'espère que ça va me permettre de déverrouiller certaines choses et de gagner en confiance.

La première chose c'est de retrouver mon niveau de 2013 mais si tout se passe bien, il y a moyen de faire mieux et approcher les 2h10 ce serait un aboutissement. Et puis je pense aussi aux championnats d'Europe 2018 à Berlin. C'est là que j'ai envie de me faire plaisir et pourquoi pas d'aller chercher une très très bonne place.

Quel sera votre programme ensuite ?

Je vais repartir sur un schéma classique, ce que je n'ai pas pu faire ces dernières années, avec notamment du cross. Je suis un spécialiste, ça fait trois saisons que les blessures m'empêchent d'en faire. Le cross, c'est la rampe de lancement pour le printemps. L'objectif, c'est donc une saison de cross pleine avant d'enchaîner sur un marathon en avril, sans doute à Paris. C'est le schéma que j'avais reproduit en 2012 et 2013 et ça s'était bien passé. J'espère repartir sur cette dynamique là, sans pépins physiques.

Retrouver l'équipe de France, c'est aussi un objectif ?

Il y a les championnats d'Europe en décembre, l'équipe de France de cross me manque donc je compte bien montrer ma forme sur les premiers cross en novembre. Le marathon au printemps dira si je peux me qualifier pour les championnats du monde de l'été prochain à Londres, le gros objectif de 2017. On ne connaît pas encore les minimas mais je vais essayer d'aller chercher un chrono autour de mon record personnel, ce qui pourrait me permettre de revenir sur la scène internationale.

Benjamin Malaty commence à retrouver de bonnes sensations à l'entraînement - Radio France
Benjamin Malaty commence à retrouver de bonnes sensations à l'entraînement © Radio France - Arnaud Carré

A 30 ans, vous avez encore du temps devant vous ?

On voit des gens se débrouiller très bien jusqu'à 40 ans sur le marathon. Je suis encore jeune. L'état de mon physique me faisait penser le contraire mais quand on se reconstruit pas à pas et de manière cohérente, j'ai l'impression de vivre une seconde jeunesse. 30 ans, c'est encore le bel âge pour être un bon marathonien.

Vous avez le sentiment de ne pas être allé au bout des choses sur la distance ?

Bien sûr. On s'entraîne et on fait de la compétition pour ça. La première chose c'est de retrouver mon niveau de 2013 mais si tout se passe bien, il y a moyen de faire mieux et approcher les 2h10 ce serait un aboutissement. Et puis je pense aussi aux championnats d'Europe 2018 à Berlin. C'est là que j'ai envie de me faire plaisir et pourquoi pas d'aller chercher une très très bonne place.

Partager sur :