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Dossier : Coronavirus Covid-19

Couvre-feu à Grenoble : "On a l’impression que le sport est vraiment stigmatisé dans ce pays"

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Par , , France Bleu Isère

Avec la mise en place d'un couvre-feu dans la métropole de Grenoble à partir de ce samedi minuit, de nombreux secteurs économiques sont impactés. Notamment le monde du sport. Michel Savin, sénateur LR de l'Isère et spécialiste des questions de sport était notre invité à 7h45 sur France Bleu Isère.

Michel Savin, sénateur de l'Isère
Michel Savin, sénateur de l'Isère © Radio France -

France Bleu Isère : Bonjour Michel Savin. On est dans un moment particulièrement troublé dans la société mais aussi dans le monde du sport qui finalement n’est qu’un domaine de la société. Dans les grandes métropoles où jouent les clubs pro, il faudra jouer à huis clos ?

Michel Savin : Moi je suis comme beaucoup très inquiet sur qui est en train de se passer dans le milieu du sport. Déjà, on a l’impression que le sport est vraiment stigmatisé dans ce pays et qu'il paye quand même très fort les décisions qui sont prises. Ce qu’il faut prendre en compte, c’est que aujourd’hui certaines disciplines dans le sport, notamment le sport professionnel et pas forcément le football, ont un modèle économique qui fonctionne principalement sur la billetterie et l’accueil des partenaires. Il y a de grandes difficultés et la situation va s’aggraver et si cela perdure avec des matchs avec huit clos, certains clubs seront en dépôt de bilan. C'est une situation qui très dramatique.

Vous avez présenté un amendement pour que la jauge dans les stades soient adaptée en fonction des capacité. C'est du bon sens selon vous ?

Il faut faire confiance à l’ensemble des partenaires, aussi bien le préfet que les clubs et les collectivités. C’est pour ça que j’avais proposé un amendement qui avait été accueilli favorablement au Sénat, malgré le refus du gouvernement de le soutenir. C’était pour adapter la situation et l’accueil du public à la situation sanitaire locale en prenant bien évidemment toutes les mesures nécessaires. Entre le huis clos qui va pénaliser fortement ces clubs et une jauge qui pourrait être entre 20 à 30 % de la capacité d’accueil d’un stade de 20 000 places, si on a 3000 ou 4000 spectateurs, je pense que les clubs sont en capacité de pouvoir gérer l’accueil, les entrées et les sorties de ces spectateurs. Encore une fois, je pense que c’était une mesure de bon sens et qui ne mettait pas en péril la situation des clubs déjà compliquée aujourd’hui.

Alors le sport, c’est aussi celui qu’on pratique tous, c’est un peu la santé paraît-il. Les patrons de salle de sport, certains sportifs comme Zidane, veulent rouvrir leurs établissements qui sont fermés. Est-ce que vous soutenez cette démarche ?

Là aussi j’avais déposé un amendement qui n’a pas pu être exploité parce que le gouvernement a suspendu la discussion du texte qui était en débat au Sénat. C'était un amendement qui permettait aux salles de sport de pouvoir ouvrir encore une fois en prenant en compte toutes les mesures nécessaires au niveau local. Je fais ensuite confiance à ces propriétaires qui ont mis en place des protocoles de manière très stricte, avec une limite de contamination dans le cadre de la pratique dans ces équipements. Je pense que le message qui est envoyé aujourd’hui provoque beaucoup de craintes, notamment sur la pratique du sport. Il y a quelques semaines, quelques mois, le gouvernement encourageait les Français après faire du sport. Les salles de sport sont maintenant fermées. L’autre problème que l’on rencontre, c’est que lorsque des salles sont fermées sur le territoire, les pratiquants vont prendre leurs véhicules et faire du sport dans les salles qui sont à trois, quatre kilomètres de la métropole, il ne faut pas être naïf, il y a encore avec un risque qui est d'augmenter la circulation du virus. Ma proposition, c'était de faire confiance aux professionnels, aux services de l’État, aux collectivités locales comme on a fait confiance au milieu culturel avec l’ouverture des salles de spectacles de cinéma.

On termine rapidement avec les clubs de football professionnels qui sont au bord de la faillite avec Mediapro qui refuse de payer les droits télés, principal financement des clubs. Vous pourriez vous en saisir les politiques ? Quel est votre regard là-dessus ?

Bien sûr que l'on va se saisir de cette question. On a eu une réunion en commission mardi et nous allons solliciter une audition de la ligue professionnelle pour savoir quelle est la situation actuelle et s'il y a un risque financier pour la ligue mais surtout pour les clubs qui ont construit leurs budgets sur les recettes espérées de Mediapro. Si Mediapro ne paye pas les recettes qui étaient prévues, ça va remettre en cause tout le système financier de la ligne mais surtout des clubs. Alors la ligue a engagé un emprunt pour soutenir les clubs et il faudra bien le rembourser. Ce sont des questions que l'on va poser à la ligue professionnelle de foot.

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