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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : les gérants de salles de sport à Paris pour réclamer la réouverture en en Côte-d'Or

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Par , France Bleu Bourgogne

L'avenir s'assombrit pour les professionnels des salles de sport en Côte-d'Or. Privés de clients jusqu'à mi-février au moins, ils sont à Paris ce mardi pour réclamer le droit de rouvrir.

Les salles de sports sont fermées jusqu'à nouvel ordre partout en Côte-d'Or
Les salles de sports sont fermées jusqu'à nouvel ordre partout en Côte-d'Or © Maxppp - Aurelien Morissard

"Touche pas à ma salle", voilà le nom donné à cette opération nationale à Paris. Les gérants de salles sport venus de toutes la France vont converger vers la capitale. Parmi les manifestants, Anthony Pemjean, de la salle Magic Form à Dijon : "On demande à être entendus, qu'on comprenne notre situation, parce que nos difficultés sont de plus en plus importantes, et on a besoin d'aide, tout simplement. On aimerait pouvoir rouvrir le plus vite possible, ce serait l'idéal évidemment."

Avec le début d'année et les bonnes résolutions, janvier est habituellement un mois très prolifique pour le secteur. "C'est le deuxième plus gros mois de l'année après septembre, rester fermer pour nous c'est un sacré coup dur. On a perdu quasiment la moitié de nos adhérents, le tableau devient de plus en plus noir pour nous." 

Vers des situations de faillite en Côte-d'Or

Comme beaucoup de commerçants, les professionnels des salles de sport estiment pouvoir mettre en place suffisamment de mesures sanitaires pour protéger leurs adhérents. "On a la chance d'avoir une très grande salle, 1.500 m²", précise Anthony Pemjean, "ça nous permet d'espacer énormément les adhérents, on peut facilement imaginer 40 personnes, avec une distanciation sociale facilement mise en place. Ensuite, le gel hydroalcoolique, la désinfection, l'aération des salles. Ce sont des mesures faciles à appliquer."

En attendant, les comptes sont dans le rouge, et bientôt certains vont mettre la clé sous la porte, c'est ce qu'il y a de plus probable en tout cas. "On ne parle pas vraiment de nos chiffres parce que ça reste un peu tabou, mais même si personne ne le dit, je pense que certains sont vraiment en danger. Quand on voit qu'on est fermé pendant six mois, avec des pertes de chiffres d'affaires de plus de 50% et des aides financières énormes, on est tous en danger. Une aide ça couvre à peine la moitié du loyer." 

L'exception du sport sur ordonnance

Dans cette période très compliquée, certaines salles tirent (un peu) leur épingle du jeu : elles accueillent des clients qui possèdent une ordonnance pour faire du sport, comme l'explique Clément Després, le co-gérant de Cap santé à Dijon une salle de sport où sont accueillis des gens atteints de pathologies chroniques : "au cours du premier confinement, on avait eu une fermeture totale en mars, avril et mai. Désormais on peut accueillir uniquement les gens avec des pathologies." 

Mais attention, tout le monde ne peut pas aller voir son médecin et obtenir une ordonnance : "on parle de problèmes cardiaques, de sclérose en plaques, de diabète, ou de lombalgies par exemple." De même, les frais ne sont pas remboursés par la sécu, "disons que c'est plus un bon conseil du médecin, c'est une prescription, mais l'ensemble des activités sont à la charge du client." 

Une petite activité qui sauve les meubles, sans plus, d'après Clément Després : "On souffre aussi de la crise, disons que ça permet de proposer un minimum d'activité, on est sur environ 30% de notre clientèle habituelle." 

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