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24 Heures du Mans : une 85e édition de folie, remportée par Porsche

Par Julie Le Duff et Marie Mutricy, France Bleu Maine et France Bleu samedi 17 juin 2017 à 13:58 Mis à jour le dimanche 18 juin 2017 à 15:00

Formidable remontada de la Porsche N°2 qui prend la tête des 24 heures du Mans à une heure de l'arrivée
Formidable remontada de la Porsche N°2 qui prend la tête des 24 heures du Mans à une heure de l'arrivée © Maxppp -

Une 85e édition des 24 Heures du Mans épique : après l'abandon de deux Toyota dans la nuit, c'est la Porsche n°1, qui menait, qui a abandonné à 11H20 dimanche. C'est la Porsche N°2 qui l'emporte. Deux LMP2 complètent le podium, c'est une première !

Incroyable 85e édition ! Après l'abandon des 2 Toyota, puis de la Porsche N°1, la LMP2 du pilote de 19 ans Thomas Laurent a mené la tête jusqu'à une heure de l'arrivée, quand la dernière LMP1 Porsche est repassée devant.

15H : C'est fait ! Porsche remporte un 19e titre aux 24 heures du Mans, au terme d'une course pleine de rebondissements. Pour la première fois, des LMP2 sont sur le podium. L'Oreca N°38 du DC Racing, l'écurie de Jackie Chan, est deuxième, devant la Vaillante-Rebellion N°13, écurie suisse qui a fait le choix de passer de la catégorie-reine au LMP2.

14H55 : La Porsche N°2 de Timo Bernhard compte maintenant un tour d'avance sur l'Oreca N°38 du DC Racing de Jackie Chan, dont l'équipage va monter sur le podium, et c'est une première.

14H40 : A moins d'une demi-heure du drapeau à damier, l'ACO dévoile le nombre de spectateurs de cette 85e édition des 24 heures du Mans, à savoir 258 500. A 5000 personnes près, la fréquentation serait donc identique à celle de l'an dernier.

La Porsche N°2 compte plus de 3 minutes sur l'Oreca N°38, mais vu ce qui s'est passé l'an dernier pour Toyota (la voiture avait stoppé dans le dernier tour), on n'ose pas trop dire que c'est plié !

La Vaillante Rebellion N°13 est passée en troisième position, devant l'Alpine N°35 partie dans le bac à gravier. L’histoire de cette voiture est incroyable puisque c’est à la fois une écurie de course réelle et une bande dessinée, à travers la dernière aventure de Michel Vaillant !

Un nom à retenir ? Celui de Thomas Laurent !

14H10 : Notre baladeur Quentin Lhuissier a rencontré les parents de Thomas Laurent, très émus de voir leur fils de 19 ans briller au Mans pour sa première participation, et dont l'Oreca a fait la course en tête pendant une trentaine de tours. « La course est magique, les 24 heures du Mans c’est mythique. Une P2 en tête au général, personne n’aurait parié dessus !". Ils ont été les premiers coaches de Thomas, qui a commencé le karting à 3 ans, et la compétition à 7 ans. "Le Mans est vraiment une ville spéciale pour notre fils, c’est là qu’il a décollé", raconte son père. A-t-il conscience que son fils devrait devenir une immense star du sport auto dans les années à venir ? "On vit notre passion depuis une douzaine d’années, et depuis quelque temps, ça va très vite pour lui. Son rêve va s’accomplir, c’est tout ce qui compte pour l’instant".

Les 24 heures du Mans, ce sont des milliers de belles photos, impossible de toutes vous les montrer... Alors on choisit cette photo prise par notre reporter Christelle Caillot, en ce jour de fête des pères. Sympa, non ?

Porsche reprend la tête à une heure de l'arrivée !

13H53 : C'est fait ! La Porsche N°2 repasse devant l'Oreca N°38 du DC Racing juste avant le virage d'Indianapolis, au terme d'une poursuite de folie !

13H45 : La Porsche N°2 n’a plus que que 28 secondes de retard sur la LMP2 de tête, ça semble mission impossible pour le DC Racing de conserver la tête. La LMP1 va nettement plus vite, et devrait donc bientôt passer devant, sauf incident de course ou neutralisation, qui pourrait gêner la remontada. En cas de slow zone, la vitesse est limitée à 80 km/h.

13H20 : La Porsche N°2 peut-elle repasser devant l'oreca N°38 ? Sur le papier, c'est le plus logique. La LMP2 est moins rapide, et surtout plus gourmande en carburant, 36 arrêts au stand depuis hier, contre 26 pour les LMP1. Enfin, ce qui va jouer, c’est le pilote : Thomas Laurent est un rookie, c’est sa première participation au Mans.

Alpine est en troisième position et c’est un peu une surprise au vu des résultats à Spa et Silverstone. La stratégie de lancer la chasse pendant la nuit a payé. Cette N°35 était un peu la voiture « joker » du team, avec Andre Negrao qui ne connaissait que la monoplace et n’a aucune expérience en endurance.

Le point (en gifs) à deux heures de l'arrivée

12H55 : Si vous nous rejoignez juste maintenant, on vous a fait un résumé de la situation en gifs :)

Toyota en bonne place, Porsche en embuscade ? Oubliez, cette 85e édition pourrait voir une LMP2 sur le podium si ce n’est sur la première place du podium :

Et ce serait la n°38 de l’écurie Jackie Chan DC Racing qui pourrait s’imposer. Une première dans cette catégorie !

On peut le dire, tout le monde voulait que Toyota remporte ses premières 24 Heures du Mans

Mais dans la nuit de samedi à dimanche, la malédiction s’est abattu sur la firme nippone : les voitures n°7 et n°9 ont abandonné à quelques minutes d’écart :

Porsche menait tranquille depuis l’abandon des deux Toyota…

La Porsche n°1 a eu un problème mécanique et a abandonné.

Et nous, on est comme ça :

12H40 : Au sein du DC Racing de Jackie Chan, on trouve plusieurs Français, à commencer par le team manager Rémi Brouard. "C'est une histoire complètement folle", confie-t-il à Quentin Lhuissier de France Bleu Maine, "il n’y a qu’au Mans qu’on voit ça ! C’est ça la beauté des 24 Heures". Rémi Brouard sait qu'à plus de deux heures de l'arrivée, rien n'est complètement joué : "On ne va pas oublier notre objectif, qui reste le classement LMP2, parce que c’est dificile de se battre avec une LMP1 qui roule 10 secondes plus vite au tour. Et puis nos ambitions se jouent sur l’ensemble du championnat du monde, qui dure jusqu’au mois de novembre avec Bahrein".

12H30 : La LMP2 N°38 file, prise en chasse par la Porsche N°2 à un tour derrière. La logique voudrait que la LMP1 la rattrape (elle va plus vite et fait moins d’arrêts au stand), mais qu’y a-t-il de logique au Mans ?! L’Alpine N°35 de Negrao est en troisième position, à la lutte avec la Vaillante N°13. En terme de pilotes c’est une bataille entre Nelson Piquet JR, ex-pilote de F1, contre Pierre Ragues, un quasi local de l’étape. Originaire de Caen il a découvert enfant le paddock parce que son père est un passionné de sport automobile.

12H20 : Thomas Laurent a perdu du temps lors de son dernier arrêt au stand, mais sa LMP2 reste devant. La Porsche N°2 grappille peu à peu pour rattraper son retard. Si rien ne se passe (!), elle devrait repasser en tête vers 14H30. L’Alpine N°35 est en troisième position. La dernière Toyota en lice est dixième. Les dernières heures de course s’annoncent haletantes.

12H11 : Attention à ne pas mettre la charrue avant les bœufs et les LMP2 en tête sans que Porsche ne combatte ! L'Oreca n°38 du team Jackie Chan DC Racing pilotée par le jeune Thomas Laurent, grand espoir du sport automobile français pour sa première saison et ses premières 24 Heures du Mans. Mais rien n'est fait : la Porsche n°2 est à deux tours seulement de la voiture de tête. Toute la question est de savoir si elle pourra repasser devant d'ici 15 Heures... Tout le monde a sorti la calculette parce que la LMP1 roule plus vite que la n°38. Elle pourrait passer devant vers 14H15. Sauf fait de course bien sûr.

12H09 : L'acteur et patron américain d'écurie Patrick Dempsey décrit cette 85e édition des 24 Heures du Mans : "Epique !"

11H55 : devant le stand, Yann Lastennet journaliste de France Bleu Maine a vécu le problème mécanique de la Porsche n°1 en direct : "Je discutais avec les mécaniciens à l'arrière du stand et on a soudain été poussés par une armée de mécanos qui s'est précipitée en courant vers le stand. Et puis on a vu les écrans de contrôle, cette Porsche au ralenti... C'était l'affolement puis presque de la résignation dans l'équipe". C'est officiel, la n°1 abandonne.

11H45 : La Porsche n°1 a encore 5 tours d'avance... Mais les LMP2 se rapprochent suivies de près par la Porsche n°2, qui a déjà dépassé l'Alpine et qui a dans son viseur la Oreca Vaillante Rebellion n°13.

11H36 : Pour le moment, la Porsche n°1 est toujours en course mais cela semble très mal engagé. André Lotterer est assis sur le bas-côté. On voit mal comment son bolide pourrait repartir.Il était en tête depuis le milieu de la nuit et l'abandon des Toyota à 01H15 et 01H35, et avait une très large avance de 14 tours sur le 2e. Et puis, à 11H15, sa LMP1 a eu une défaillance dans le virage du Tertre Rouge. Visiblement un problème de boîte d'embrayage. Passée la deuxième chicane, la voiture s'est immobilisée. L'ACO doit dire si la voiture est toujours en course. Alors une LMP2 pourrait-elle remporter les 24 Heures du Mans ? C'est la n°38 de Jackie Chan DC Racing qui est en tête, suivie d'une Vaillante Rebellion n°13. La Porsche n°2 en 3e place peut-elle remonter sur les LMP2 en tête ? Elle a deux tours de retard sur la n°38.

Incroyable rebondissement : la Porsche n°1 de tête à l'arrêt !

11H28 : André Lotterer n'a pas complètement abandonné. Image hallucinante, on voit les commissaires de piste essayer de pousser la Porsche n°1 tombée en panne au virage du Tertre Rouge alors qu'elle avait 14 tours d'avance.

C'est une situation exceptionnelle : une LMP2 pourrait donc se placer en première place des 24 Heures du Mans et pas seulement... Il pourrait y en avoir trois ! Surréaliste ! La N°38 du team Jackie Chan ne joue plus la victoire seulement dans sa catégorie mais carrément au classement général. Elle compte 2 tours d’avance sur la Vaillante Rebellion n°13 et trois boucles sur l’Alpine n°35. Jamais les pilotes concernés, respectivement Oliver Jarvis, Mathias Beche et Pierre Ragues, n’avaient eu l’honneur d’occuper dans cet ordre le classement provisoire des 24 Heures du Mans. La grande question sera la « remontada » de la Porsche n°2, 4e du classement général à un peu plus de deux tours du leader. Sachant qu’une LMP1 est en moyenne plus rapide de 10 secondes au tour qu’une LMP2, il va falloir sortir les règles de calculs !

11H21 : La Porsche n°1 est arrêté au niveau du golf des 24 Heures. André Lotterer au volant est complètement arrêté. La voiture tournait au ralenti depuis le virage du Tertre Rouge alors qu'elle filait vers la victoire... Le pilote allemand a ouvert la portière de la voiture, un très mauvais signe, car s'il sort il ne pourra plus retourner en course.

11H10 : Incroyable rebondissement ! La Porsche n°1 roule au ralenti ! Elle tourne au ralenti depuis le virage du Tertre Rouge alors qu'elle se dirigeait vers une victoire tranquille avec 14 tours d'avance. Elle ne tourne maintenant qu'à 30km/H à peine... Est-ce que ce sont des LMP2 qui vont prendre la tête des 24 Heures du Mans ? Mais la 2e Porsche n'est plus très loin, à la cinquième place. La Porsche n°1 tente de rentrer au stand.

C'est la crise chez Porsche qui effectuait ses changements au stand plutôt tranquillement jusque-là !

11H00 : Il reste 4 heures de course ! Porsche fait la course en tête car encore une fois Toyota a subit la malédiction du Mans... deux voitures nipponnes ont abandonné dans la nuit à un quart d'heure d'intervalle. Qui l'aurait cru samedi à 15 heures ! Grosse galère pour l'écurie japonaise, d'abord à 01H15 du matin avec un problème de moteur, la deuxième a été victime d'un accrochage à 01H35. Les deux ont du abandonner. La troisième est actuellement en 12e position, très loin derrière la pole. Porsche a fait 315 tours et la Toyota seulement 289... Il est très peu probable que la vapeur se renverse. L'écurie allemande devrait remporter son 19e titre. L'autre information de cette matinée, c'est que pour le moment trois voitures LMP2 peuvent prétendre à monter sur le podium. Ce ne serait jamais arrivé sous cette catégorie. La n°38 de Jackie Chan est en 2e position et la 3e, c'est la Vaillante Rebellion n°13, et la quatrième une Alpine !

Coup de chaud sur le circuit

10H53 : Sinon, si vous vous demandiez, eh bien le pilote allemand Porsche André Lotterer dort.

10H37 : Le chemin de croix se poursuit pour les Vaillante Rebellion, en LMP2 ! La n°13 vient de perdre trois minutes au stand. Visiblement elle avait calé et les mécaniciens ont eu bien du mal à relancer le moteur. Dans ce monde de la haute technologie ils ont eu recours à la bonne vieille méthode des coups de marteau sur le démarreur pour faire rugir le Gibson ! Cet épisode permet à l’Alpine de revenir à moins d’une minute de la Vaillante-Rebellion. Loin devant, la DC Racing poursuit sa promenade. Fiable elle profite des ennuis des adversaires pour accroître son avance sans forcer le rythme.

10H26 : Porsche est toujours en tête, sans surprise. La n°1 a 14 tours d'avance... sur une LMP2 ! C'est l'oreca n°38 de l'écurie de Jackie Chan. La Vaillante Rebellion n°13 est troisième. Deux LMP2 sur le podium provisoire, du jamais vu ? En tout cas pour la catégorie qui a été crée en 2000. Si on regarde les différents palmarès de cette catégorie, on retrouve des 5e places en 2001, 2010, 2014 et 2016. Sinon, il faut remonter plus loin. Il s'agissait de catégories intermédiaires : une Porsche 935 avait gagné en 1979, une super GT en 1994. Mais c'est difficile de comparer, car ce n'était pas des prototypes.

10H14 : Bixente Lizzarazu est dans le paddock pour filmer son ami et ancien coéquipier Fabien Barthez. Dans la ligne droite des stands, il fait très chaud.

10H00 : Nous voilà à 5 heures de l'arrivée ! Deux Toyota ont abandonné, Porsche mène en tête et deux LMP2 sont pour le moment sur le podium provisoire de la course ! En 2e position, on trouve celle de l'écurie Jackie Chan, la n°38 et en 3e position la Vaillante Rebellion n°13. Ce serait du jamais vu depuis 1979 selon le speaker des 24 Heures du Mans Bruno Vandestick. Il fait extrêmement chaud sur le circuit : "30 degrés à l'aise" précise Julien Sénéchal, le baladeur de France Bleu Maine.

9H56 : Passage dans le stand de laChevrolet Corvette C7-R engagée par l’écurie Larbre Compétition. La voiture pilotée par Christian Philippon en LMGTE Am. C'est sa première participation aux 24 Heures du Mans : "C'est assez difficile. Le niveau est très très relevé pour des amateurs. On a eu des petits soucis dans la nuit. La voiture est rentrée deux, trois fois au stand pour changer un bras de suspension". C'est surtout la chaleur qui affecte le conducteur et son équipe : "Tout le monde en a souffert. Il fait très très chaud. J'ai plus souffert ce matin qu'hier après-midi donc j'appréhende pour le prochain relais !".

Pendant ce temps-là, chacun y va de sa photo du lever du soleil ce matin sur le circuit de la Sarthe. Il faut dire que ça en jette !

9H46 : En LMP2, changement de pilote chez le leader. L’ex titulaire Audi Oliver Jarvis remplace le français Thomas Laurent, très convainquant pour ses premières 24 Heures du Mans ! Il a retenu la leçon après sa petite faute hier lors de son premier relais, pour maintenir ensuite un rythme aussi propre que soutenu. Chez Rebellion Vaillante, réparation toujours en cours et un certain pessimisme dans les propos de Nicolas Prost « le carter de la boite de vitesse est touché. Nous ne sommes pas certain de pouvoir repartir… ». L’Alpine n°35 était à la bagarre avec la Vaillante-Rebellion défaillante, elle est désormais bien installée à la 3e place avec un tour d’avance sur sa plus proche poursuivante.

Pendant ce temps-là, sur Twitter, les réactions s'enchaînent après l'abandon de deux Toyota dans la nuit...

"Franchement Le Mans. Lâche un peu Toyota" écrit Hamilotn L-Griffiths :

Et certains comparent le scénario de cette 85e édition à la série Game of Thrones, célèbre car c'est la première à avoir tué quasiment l'essentiel de ses personnages principaux !

9H32 : Dans cette course encore une fois incroyable, où la malédiction frappe encore Toyota, il y a un peu de fébrilité chez les LMP2, notamment les Vaillante Rebellion. La 31 est toujours dans la bagarre pour une intervention sur la boite de vitesse. La voiture sœur vient de ravitailler dans une certaine confusion, le pilote ne laissant pas le temps à un mécanicien de finir le serrage d’une vis sur le capot arrière !

9H19 : C'est toujours Porsche qui est en tête. La n°1 compte une confortable avance puisqu'elle compte 12 tours d'avance et surtout 27 tours sur la première Toyota. La n°8 est 14e au classement général après une nuit cauchemardesque et l'abandon de deux bolides nippons... En LMP2, la Rébellion n°31 est en train de dégringoler au classement. C'est l'une des Vaillante conduite par le manceau Julien Canal. Elle est au stand depuis 8H54 à cause d'un problème de carter au niveau de la boîte de transmission. C'est dommage car elle jouait une place sur le podium. L'autre Vaillante Rébellion est 3e du classement général. C'est l'autre information de la course. Des LMP2 pourraient arriver sur le podium de la 85e édition des 24 Heures du Mans. Du jamais vu !

Au réveil, la surprise de l'absence de Toyota

9H00 : "Incroyable", "tellement triste", "incompréhensible"... Sur les réseaux sociaux les qualificatifs se succèdent pour qualifier l'abandon de deux Toyota dans la nuit. Il y a bien encore deux supporters japonais qui agitent le drapeau nippon dans la tribune des stands, mais ce matin c'est bien la soupe à la grimace chez Toyota. Toyota qui coure après une première victoire au Mans depuis 1985 ! La marque japonaise a perdu deux de ses trois voitures dans la nuit : problème mécanique pour la n°7, accident pour la n°8. Quant à la troisième, elle a perdu 1H30 au stand et donc tout espoir de victoire. C'est Porsche qui mène en tête avec 13 tours d'avance sur la deuxième voiture.

Et la deuxième voiture justement, c'est une LMP2 ! Celle du jeune prodige Thomas Laurent, 19 ans qui maintient sa DC Racing n°38 en tête avec quasiment un tour d'avance sur la Vaillante Rebellion n°13....La n°31, pilotée par Nicolas Prost, est rentrée dans le box. Elle était 4e, à la bagarre avec l’Alpine pour le podium. Loin devant Thomas Laurent, 19 ans, prouve sa maturité en maintenant la DC Racing n°38 en tête avec quasiment un tour d’avance sur la Vaillante Rebellion n°13. Certainement quelque chose d'historique : l'ACO est en train de chercher dans ses archives pour savoir à quand remonte la présence d'une LMP2 sur le podium.

8H30 : encore 6h30 de course, un quart de l'épreuve... C'est la Porsche n°1 tenante du titre qui est en tête. Difficile de voir comment elle pourrait perdre. Elle a douze tours d'avance. C'est colossal en sport automobile.Tout ça parce que Toyota a vécu une nuit de cauchemar. La marque japonaise avait aligné cette année trois voitures et deux d'entre elles ont abandonné coup sur coup un peu après 1 heures du matin. La troisième a passé 1H30 au stand. Elle est repartie mais n'a plus aucune chance d'accéder au podium sauf hécatombe. La malédiction de Toyota aux 24 Heures du Mans n'est pas prête de tomber... La victoire tend plutôt les bras à Porsche quia déjà gagné à 18 reprises dans la Sarthe.

08H19 : Classement inchangé en LMP2 mais frayeur pour la Vaillante-Rebellion n°13, brièvement rentrée dans son box lors d’un changement de pilote. Une rapide inspection et elle est ressortie, toujours 2e. Le signe d’une défaillance qui rappelle les conditions dans lesquelles Alpine s’était imposée l’an dernier. Après une course stressante en vérifiant régulièrement la pompe à eau qui avait une fuite !

08H00 : La Porsche n°1 est devant avec douze tours d'avance sur la LMP2 n°38 de l'écurie Jackie Chan, la Vaillante Rebellion n°13 est troisième suivie par la n°31. Deux Toyota ont abandonné cette nuit. La première a eu un problème de moteur à 01h15, la deuxième a été victime d'un accrochage à 01H35 du matin. Il reste une troisième Toyota en quinzième position avec 238 tours, alors que l'écurie allemande a déjà fait 265 tours de circuit avec la n°1... C'est donc mission impossible pour la marque japonaise.

Sur les réseaux sociaux, ceux qui se réveillent n'y comprennent plus rien ! Pete Kent écrit ainsi : "Tu vas te coucher, c'est Toyota qui mène la course ; tu te réveilles et tu ne comprends plus du tout ce qui se passe"

7H54 : Sur le circuit, "il n'y a pas vraiment de début ou de fin" racontent des spectateurs à Julien Sénéchal, baladeur de France Bleu Maine, sur la place du village, devant l'écran géant qui permet de suivre la course. Thomas et Christophe n'ont "pas vraiment dormi. On a fait une petite sieste de 2 heures du matin jusqu'à 5 heures. On a vu l'aube, c'est un moment magique sur le circuit". Les deux hommes ont pris de beaux coups de soleil hier et ça va continuer aujourd'hui. Il fait déjà 20 degrés sur le circuit. Les deux fans viennent depuis une dizaine d'années. Cette année, les LMP2 sont vraiment très proches de la catégorie reine, "on espère une Française sur le podium !".

07H30 : Porsche est toujours en tête. La n°1 est suivie par l'Oreca de l'écurie de Jackie Chan n°38 avec Thomas Laurent, le benjamin des pilotes français engagés. En 3e position, la Vaillante Rebellion n°13, en 4e la Vaillante Rebellion n°31. Où sont les Toyota ? Hé bien il n'y en a plus qu'une en course ! On le rappelle, deux Toyota ont eu des problèmes mécaniques cette nuit... Les deux ont abandonné. La troisième est toujours en course mais elle a plus de 90 minutes de retard sur la pole position.

En LMP2 le Chinois Ho-Pin Tung vient de boucler son troisième passage au volant. Il a maintenu la DC Racing en tête et c’est une belle surprise de la part de ce pilote plutôt lent et brouillon l’an dernier chez Alpine. Son coéquipier Thomas Laurent vient de le relayer. L’équipage de tête est toujours chassé par les deux Vaillante Rebellion n°13 et 31, pilotées par les ex-F1 Nelson Piquet junior et Bruno Senna. L’Alpine n°35 est toujours 4e.

06H30 : Il fait déjà très chaud sur le circuit. 19 degrés ! Porsche mène seul en tête et Toyota a vécu une nuit de galère. La première voiture a en fait eu un problème de moteur à 01H15 et la deuxième a eu un accrochage à 01H35. Il reste bien une troisième Toyota en course mais elle a plus de 90 minutes de retard sur la Porsche n°1 en pole position. La marque allemande pourrait donc bien décrocher son 19e titre. Côté célébrité, l'écurie Fabien Barthez est 11e. Quant à celle du beau Patrick Dempsey, elle est troisième de sa catégorie en GT amateur mais tout peut encore changer ! Il reste un peu plus de 8 heures de course.

Contre la chaleur, le pilote Ford Harry Tincknell a trouvé une solution originale...

En LMP2 la course à la victoire s’annonce serrée, avec un avantage ce matin pour les deux actuels leaders : la DC Racing n°38 et la Vaillante-Rebellion n°31. Elles sont séparées par 13 secondes d’écart ! Deux tours plus loin l’autre Vaillante-Rebellion est chassée par l’Alpine n°35. Les autres postulants ne sont pas, pour l’instant, en capacité de jouer le podium à la régulière.

03H00 : Soit la moitié de l'épreuve, la Porsche 919 Hybrid de Neel Jani mène la 85e édition des 24 Heures du Mans devant deux Oreca de l'écurie Vaillante Rebellion en LMP2. Toyota a encore vu la plus grande course d'endurance du monde lui échapper dimanche. L'écurie japonaise a une nouvelle fois vécu un scénario catastrophe avant même la mi-course. Ses voitures n°7 et n°9 ont abandonné.

Alors forcément, maintenant que l'écurie allemande mène en tête, il y a du temps pour prendre des photos...

Chez Toyota, la nuit a plutôt ressemblé à ça : voiture arrêtée, enlevée de la piste et larmes dans le stand...

Coup de théâtre après dix heures de course : Toyota maudit !

01H30 : Incroyable retournement de situation ! La Toyota N°7 est out, et la N°9 également ! C'est la malédiction du Mans qui poursuit la firme japonaise.

Minuit : La Toyota N°8 est au stand depuis maintenant une heure, et elle vient d’être dépassée par la Porsche N°2, qui avait elle aussi passé une bonne heure au garage en début de course.

En LMP2, la Vaillante-Rebellion n°13 a dû faire réparer ses phares arrières lors de son dernier arrêt aux stands, une décision imposée par la direction de course, pour raisons de sécurité. Une opération effectuée en à peine 2 minutes ! Cette intervention a permis à la voiture sœur, la N°31, de reprendre les commandes, avec la DC Racing n°38 en embuscade. Ces trois voitures dominent la catégorie. La première Alpine reste dans le coup, Nelson Panciatici se maintient en 5e position à un tour du leader. L'autre voiture bleue est dans les profondeurs du classement.

23H30 : La Toyota N°8 est dans son stand depuis maintenant 45 minutes. Sébastien Buemi doit fulminer, surtout si on se souvient que l'ex-pilote de Formule 1 était dans l'équipage perdant l'an dernier. Cette année, il est en tête du championnat du monde d'endurance mais depuis le début de la saison, il est tourné vers Le Mans. La Toyota N°7, toujours devant, a 40 secondes d'avance sur la Porsche N°1.

En LMP2, on trouve deux Vaillante-Rebellion en tête, la N°13 devant la N°31. En GT, l'Aston Martin N°97 est devant la N°95, tandis que la N°68 qu'aurait du piloter Sébastien Bourdais complète le podium.

23H15 : En direct sur France Bleu Maine, notre baladeur Quentin Lhuissier est avec Bixente Lizarazu dans les stands du Panis Barthez Competition. L'ancien footballeur est au Mans tout le week-end pour réaliser un documentaire sur Fabien Barthez, son ancien coéquipier de l'équipe de France de football désormais reconverti dans le sport automobile. Liza raconte que déjà en 1998, Barthez lui parlait de sa passion pour les 24 heures !

La Toyota N°8 est toujours au garage, et elle accuse maintenant huit tours de retard sur la Toyota de tête, la N°7. Sur les six LMP1 du départ, il n’y en a déjà plus que trois en mesure d’envisager la victoire, alors qu’il reste plus de la moitié de la course. Voilà qui renforce encore la possibilité de voir une LMP2 sur le podium. Cela met aussi en lumière l’absence d’Audi, rappelle notre commentateur Didier Charpin.

Premier coup dur pour Toyota

23H : La Toyota N°8 est visiblement confrontée à un problème de surchauffe des freins. Les mécanos ont dû sortir l’extincteur pour refroidir l’avant ! Les tours de retard vont vite s’additionner. Il faut rapidement trancher sur la nécessité de changer les disques.

En tête, la N°7 pilotée par Mike Conway a maintenant 42 secondes d’avance sur la Porsche N°1 de Neel Jani. La Toyota N°9 est en troisième position, à un tour de retard.

22H45 : La Toyota N°8 est rentrée dans son stand ! Le capot est retiré, il y a de la fumée. La Porsche N°1 en profite pour lui ravir la deuxième place.

22H30 : On a de nouveau deux Toyota en tête, la N°7 et la N°8. En LMP2, la Vaillante-Rebellion N°31 vient de prendre une pénalité pour dépassement en slow zone et Bruno Senna va devoir prendre la ligne des stands à seulement 70 km/h.

En GT Pro, c'est vraiment une rude bataille entre constructeurs. L'Aston Martin N°97 est en tête, avec Darren Turner au volant. La Ford N°67 est à 22 secondes. En troisième position, on trouve la Corvette 64.

22H15 : La Toyota N°7 compte 22 secondes d’avance sur la Porsche N°1, qui a repris la deuxième place. La Toyota N°8 n’est qu’à une seconde derrière Neel Jani. Le soleil est maintenant rasant, et donc aveuglant pour les pilotes, notamment au niveau de la Dunlop. Bientôt la nuit, qui limite la vision à 30 degrés, ce qui complique beaucoup la tâche quand on est à 330 km/h dans les Hunaudières. Le pilotage se fait alors au jugé et à l’instinct pour trouver le point de freinage parfait. Et bien entendu, la fatigue va commencer à se faire sentir. Pendant les temps de repos, les pilotes mangent des myrtilles, réputées pour améliorer l’acuité visuelle !

Le point sur la course avant la tombée de la nuit

22H : la magie va opérer, une nouvelle phase de la course commence avec le coucher du soleil. Bientôt la nuit !

C'est ce que les passionnés appellent la magie des 24 heures du Mans : alors que le soleil se couche, la course entre dans un nouveau chapitre - Radio France
C'est ce que les passionnés appellent la magie des 24 heures du Mans : alors que le soleil se couche, la course entre dans un nouveau chapitre © Radio France - Charlotte Bouniot

21H45 : Deux Toyota sont désormais en tête. La N°7, leader depuis le départ, compte 7 secondes d'avance sur la N°8. La Porsche N°1 est à 5 secondes encore derrière. Les températures devraient maintenant commencer à baisser. Et quand la température baisse, les moteurs sont mieux oxygénés et sont plus performants : les chronos vont donc nettement s'améliorer dans la nuit,. C'est là que la course peut basculer.

En LMP2, les Oreca sont en tête. Chez Alpine, Philippe Sinault attend la nuit pour lancer la chasse avec la N°35.

21H30 : La Toyota N°7 compte 21 secondes d'avance sur la Porsche N°1 d'Andre Lotterer, le triple vainqueur des 24 heures du Mans avec Audi. La Toyota N°8 est juste derrière, et se bat pour la deuxième place. La Porsche N°1 est loin derrière à 19 tours.

21H20 : La Toyota N°7 mène toujours, mais la Porsche N°1 résiste et la bataille pour la deuxième place avec la Porsche N°8 est très engagée. L'Oreca N°28 a pris 7 minutes de pénalité (stop and go) après son accrochage avec la Ferrari N°82. En GT Pro, Aston Martin fait toujours aussi forte impression et mène la course.

Il fait très chaud, j'ai perdu trois kilos en deux heures ! - Romain Brandela, pilote Larbre Compétition

Il fait toujours très chaud sur le circuit, la température ne devrait pas retomber sous la barre des 20° avant 5H dimanche matin. Une situation éprouvante pour les pilotes, quand l'habitacle se transforme en étude. Romain Brandela, pilote de Larbre Compétition, explique au micro de France Bleu Maine qu'il a perdu 3 kilos lors de son premier relais de deux heures ! Le réglement prévoit qu'il retrouve son poids d'origine avant de reprendre le relais, il a donc bu et mangé copieusement pendant la pause. Il faut dire que par amour du Mans, certains sont prêts à repousser les limites...

Six heures après le départ, une hiérarchie bien établie

21H : La Toyota N°7 de Stéphane Sarrazin est solidement installée devant la Porsche N°1 d'Andre Lotterrer, même si, à 18 heures de l'arrivée, 25 secondes d'avance ne garantissent évidemment pas une victoire ! En LMP2, un nouvel incident parmi les six voitures qui étaient dans le même tour. David Cheng, au volant de la N°37, subi une touchette avec un adversaire dans les virages Porsche. Le pilote chinois se retrouve bloqué dans le bac à gravier … avant de pouvoir laborieusement repartir. Il perd un tour dans la mésaventure ! Au classement les Vaillante-Rebellion sont toujours devant. Bruno Senna, l’incontestable « flèche » lors du premier relais, vient de reprendre le volant.

20H50 : Toujours une ambiance de fête sur le village alors que le soir tombe tout doucement. Une fête qui a débuté dès vendredi soir avec la grande parade des pilotes dans le centre-ville du Mans, l'occasion pour certains d'arborer leur plus beau costume.

20H25 : Porsche est en tête ! Mais la N°1 n'a que 2 secondes d'avances sur la Toyota N°7. C'est le jeu des arrêts au stand qui explique que la firme allemande soit repassée devant, arrêts favorisés par la mise en place d'une slow zone : les voitures ne peuvent pas dépasser les 80 km/h sur une bonne partie du circuit. C'est notamment la conséquence de l'accrochage entre la Ferrari N°82 et l'Oreca N°28 survenu au niveau de la première chicane des Hunaudières. La Porsche N°2 est toujours nettement distancée.

Pas de changement en LMP2 avec les Vaillante-Rebellion toujours devant. A plus de deux minutes derrière, il ne reste plus que quatre voitures dans le même tour : les DC Racing, la Manor n°24 et l’Alpine n°36.

Après cinq heures de course : Toyota toujours en tête, les Vaillantes font sensation

20H : Grosse frayeur mais heureusement pas de blessé, la Ferrari N°82 (GT pro) a eu un gros accrochage avec l'Oreca N°28 (LMP2) dans la ligne droite des Hunaudières lors d'un dépassement par la droite. Côté classement, la Toyota N°7 est toujours en tête, devant la Porsche N°1 de Nick Tandy, suivie des deux autres Toyota.

Les Vaillante-Rebellion sont toujours devant en LMP2 avec seulement 4 secondes d’écart ! C’est le Manceau Julien Canal qui est aux manettes dans la voiture de tête. Une course suivie de très près par Philippe Graton, qui a succédé à son père Jean Graton pour l'écriture des Michel Vaillant : "Les deux Vaillante-Rebellion sont en train de faire une course admirable et quand on les regarde, on a l’impression de rentrer dans la BD !".

Pendant ce temps, les ennuis s’accumulent chez Alpine : la n°36 vient de perdre une quinzaine de minutes au stand suite à un problème de boite de vitesse. Romain Dumas vient de repartir, mais dans les profondeurs du classement. Quand à la N°35, elle a perdu trente secondes le temps de changer le capot avant, suite à un accrochage dans la voie des stands avec la DC Racing n°37. Les deux voitures, qui se suivaient en piste, sont rentrées dans la pit-lane pour profiter d’une neutralisation partielle de la course.

En attendant la tombée de la nuit, les spectateurs continuent d'explorer le circuit. Ils peuvent ainsi découvrir l'exposition des 24 affiches réalisées par 24 illustrateurs de renom.

19H40 : après plus d'une heure d'arrêt, la Porsche N°2 repart.

Porsche en galère

19H : En LMP1, la Porsche N°2 est toujours hors-jeu. Kamui Kobayashi reste en tête de la course sur la Toyota n°7, 30 secondes devant la Porsche N°1.

La catégorie LMP2 est toujours dominée par les deux Vaillante-Rebellion. Elles maintiennent un rythme très élevé sans connaître la moindre défaillance. L’écurie suisse compte une minute d’avance sur la Manor n°24. Les Alpine pointent aux 5e et 14e rangs et Philippe Sinault, le directeur sportif de la marque française, nous précise qu’il s’agit d’une stratégie délibérée pour la n°35 actuellement pilotée par Pierre Ragues « Les quatre premiers sont partis très élevé. Il pourrait être tentant de se lancer à leur poursuite mais nous préférons rester dans notre plan de marche. La N°35 est donc à sa place ». En général le patron d’Alpine aime lancer la chasse dans la nuit…. et cette stratégie pourrait se confirmer dans les heures à venir.

18H45 : La Porsche N°2 n’est toujours pas ressortie des stands, d’ailleurs le pilote Timo Bernhard est sorti de l’habitacle, ce qui laisse penser qu’il y en a pour un moment. Nos commentateurs voient que les mécaniciens sont pour l’instant dans l’attente, on est donc toujours au stade du diagnostic. Bernhard a juste évoqué un problème de traction, mais sans plus de précision.

Il fait toujours très chaud sur le circuit. En plus du PC médical des 24 heures du Mans, des médecins sont aussi déployés dans les stands, pour assister les teams, à l'image de Xavier, dont c'est la sixième "participation". "On a surtout traité des coups de chaleur et des migraines dues notamment au stress et à la déshydratation", explique-t-il au micro de France Bleu Maine. "Pour l'instant, pas d'entorse ou de choses comme ça, qui arrivent souvent". La course mobilise plus généralement un important dispositif de sécurité : au total les effectifs des forces de l'ordre dépassent les 1 000 personnes ce week-end.

18H30 : La Porsche N°2 est rentrée au stand avec le capot enlevé, et l’arrêt se prolonge, ce qui peut très vite avoir des conséquences. Elle occupait la 4e position avant cet arrêt dont on ignore pour l’instant la cause : panne électronique ou panne sur le système hybride ? En tout cas, il y a visiblement une grosse réparation en cours.

18H15 : Dans chaque écurie, les ingénieurs jouent un rôle capital. Malgré un règlement de course qui aurait du nettement réduire la vitesse des bolides des 24 heures du Mans, avec la suppression d'une centaine de points d'appui entre 2016 et 2017, jamais les voitures n'ont été aussi rapides. C'est d'ailleurs l'homme le plus rapide de toute l'histoire du circuit de la Sarthe qui fait la course en tête, Kobayashi, au volant de la Toyota N°7.

Sur le circuit des 24 heures du Mans, une voix est connue de tous les habitués : celle du speaker officiel de la course, Bruno Vandestick. Il est au micro depuis 24 ans ! C’est aussi l’une des voix de France Bleu Maine, puisque Bruno anime la matinale de notre radio toute l’année, sauf pendant ce qu’il appelle lui-même la semaine sainte.

18H : Accident dans la courbe Dunlop, la LMP2 N°43 est partie à la faute, poussée par une GT, la course est donc partiellement neutralisée juste après la ligne droite des stands. Côté classement, la Toyota N°7 reste en tête, la Porsche N°1 est repassée en deuxième position pendant l'arrêt au stand de la Porsche N°8.

En LMP2, l'ancien pilote F1 Jean-Eric Vergne, formé au Mans, fait de grands débuts en endurance. Il tient le volant depuis trois heures ! C'est le seul à ne pas avoir encore été relayé. En GT, Aston Martin mène toujours la danse, la N°95 et la N°97 devancent deux Ford et une Porsche. La Ford N°68, qu'aurait du piloter Sébastien Bourdais, pointe en 36e position au général.

17H50 : En LMP2 Thomas Laurent part à la faute ! Trop rapide à l’entrée d’Indianapolis il tente de prendre l’échappatoire pour éviter le tête-à-queue…. mais il ne parvient pas à freiner suffisamment et va taper les murs de pneus. Dommage, il était revenu à 6 secondes de Nicolas Prost. Baptême difficile pour le jeune Vendéen de 19 ans sans doute trop pugnace pour ses débuts ! Il est tombé à la 12e place après un passage par les stands pour changer le capot avant. La Toyota N°7 est toujours bien calée en tête.

17H30 : Sur la Toyota N°7, c’est désormais l’homme le plus rapide de l’histoire du Mans qui est aux commandes : le poleman, Kamui Kobayashi, a pris la place de Mike Conway. Lors des essais, c’est lui qui a pulvérisé de plus de 2 secondes l’ancien record de Neel Jani, avec un temps canon de 3’14'791. Cet ex-pilote de F1 a roulé pendant la dernière séance d’essais à plus de 251 km/h de moyenne au tour. Du jamais vu ! Sur la Porsche N°1, Nick Tandy a pris le volant.

En LMP2 le jeune Thomas Laurent confirme son potentiel : pour son premier relais au volant de la DC Racing n°38, il a grignoté une quinzaine de secondes à la Vaillante-Rebellion de tête ! Quasiment toutes les écuries ont procédé à un changement de pilote sauf….. la Manor n°24. Jean-Eric Vergne commence donc sa carrière au Mans par un quadruple relais ! Chez Alpine, la n°35 poursuit sa course régulière (9e de la catégorie) tandis que la voiture sœur est toujours dans les profondeurs du classement (19e) après sa sortie de piste dans la première demi-heure. Toujours en LMP2, Rubens Barrichello a pris le volant de la N°29 : ce grand champion de F1 est un "rookie" au Mans, c'est sa première participation. Il est actuellement 25e au général, 20e de sa catégorie.

A 19 ans, Thomas Laurent est le plus jeune engagé des 24 heures du Mans 2017. Il est l'un des 3 pilotes de l'ORECA n°38 (catégorie LPM2) de l'écurie de Jackie Chan. - Aucun(e)
A 19 ans, Thomas Laurent est le plus jeune engagé des 24 heures du Mans 2017. Il est l'un des 3 pilotes de l'ORECA n°38 (catégorie LPM2) de l'écurie de Jackie Chan. - DR

17H20 : Nos commentateurs nous apprennent que le Dr Ullrich est passé en ami sur le stand de... Toyota ! C'est sous sa direction qu'Audi a remporté les 24 heures du Mans à 13 reprises. La firme allemande s'est retirée de l'endurance après l'édition 2016. L'Alençonnais Benoit Tréluyer en fait un clin d'oeil sur son compte Twitter, avec une dédicace sympa à ses anciens co-équipiers, dont Andre Lotterer qui court aujourd'hui sous les couleurs de Porsche.

Au village des 24 heures du Mans, l'ambiance est toujours aussi caliente deux heures après le départ de cette 85e édition ! Le week-end de la course, c'est d'abord une grande fête, en famille ou entre amis.

17H : Premier abandon de marque en LMP2 : celui de la G Drive n°26, l’une des favorites, lauréate des dernière 6 Heures de Spa ! Elle n’a pas survécu à l’accrochage du début de course. Après deux heures de course, c'est l'heure des premiers changements de pilotes. En LMP2, Nicolas Prost (fils d’Alain) remplace Bruno Senna au volant de la Vaillante-Rebellion de tête. A souligner aussi l’entrée en piste du jeune prodige français Thomas Laurent au volent de la DC Racing n°38, triple champion de France de karting. Chez Alpine le Brésilien André Negrao fait aussi ses grands débuts au Mans, il prend le relais de Nelson Panciatici au volant de la N°35, actuellement 7e.

Toyota est toujours en tête, avec la N°7 qui n'a que trois secondes d'avance sur la N°8. Les deux Porsche sont aux troisième et quatrième positions, à 24'' de la voiture leader pour la N°1 de Neel Jani et 34'' pour celle de Bernhard.

En GT, beau duel entre Aston Martin et Ford.

16H45 : Toujours des slow zones, les écarts sont donc figés au classement. Les deux Toyota en tête, avec 15 secondes d’avance sur la première Porsche. On se doutait que les Allemandes seraient moins rapides, ça se confirme.

Pas de changement en LMP2 avec la Vaillante-Rebellion toujours en tête avec désormais 30 secondes d'avance sur ses poursuivantes (DC Racing n°38 et Manor n°24) ! De quoi ravir les fans de la célèbre bande dessinée ! La G-Drive n°26 vient de s’ajouter à la longue liste des voitures impactées par des incidents de course dans cette catégorie : elle a accroché une Porsche GT en perdition. Déjà cinq voitures touchées (mais pas coulées) dans cette catégorie. La première d’entre elles a été l’Alpine n°36. Dans le stand français on confirme l’erreur de pilotage de Gustavo Menezes (tout droit à Mulsanne). Le jeune pilote américain, immédiatement remplacé au volant, a été mis au calme dans un coin isolé du garage pour reprendre ses esprits.

Le retour de Patriiiiick !

Il ne pilote plus aux 24 heures, mais il est toujours propriétaire d'écurie : l'acteur américain Patrick Dempsey est un fidèle du Mans. Il sera enfin ambassadeur officiel de la ville l'an prochain, comme l'a annoncé le sénateur-maire du Mans sur les réseaux sociaux.

16H30 : Premier abandon, celui de la Porsche N°88, qui a accroché la voiture du GDrive Racing. Cette dernière a pu rejoindre les stands, un élément important dans cette catégorie LMP2 actuellement dominée par les deux Vaillante-Rebellion. En LMP1, la Toyota N°7 devance la Porsche N°1 et la Toyota N°8.

16H15 : Le duel entre les Toyota N°7 et N°8 se poursuit, elles sont roue dans roue à un train d'enfer, alors que la Porsche N°1 est à seulement 3 secondes derrière. En LMP2, la Porsche N°88 sort de la piste, elle a été poussée par la N°26 du GDrive Racing.

Les LMP2, plus gourmandes en carburants avec leur moteur Gibson de 600 CV, passent une deuxième fois à la pompe. Et changent de pneus pour la première fois. Dans cette catégorie la dégradation des gommes a été le principal souci lors des courses précédentes à Silverstone et à Spa. Pour l’instant ça semble tenir avec des chronos de 3’34 ou 3’35 dans les derniers tours du double relais, ce qui traduit une usure maitrisée chez les leaders. La Vaillante-Rebellion de Bruno Senna toujours en tête.

Les pneumatiques, c'est l'une des clés de la stratégie aux 24 heures du Mans. Cette année, les pneus pluie ne serviront pas, et c'est une première depuis l'an 2000 ! - Radio France
Les pneumatiques, c'est l'une des clés de la stratégie aux 24 heures du Mans. Cette année, les pneus pluie ne serviront pas, et c'est une première depuis l'an 2000 ! © Radio France - Didier Charpin

Sur le circuit, le soleil tape fort et chacun a sa technique pour éviter l'insolation, même si visiblement certains n'ont pas l'air inquiets à l'idée de revenir du week-end grillés comme des homards.

Sous le soleil des 24 heures du Mans, il y a les prudents, avec casquette, et ceux qui s'en moquent... - Radio France
Sous le soleil des 24 heures du Mans, il y a les prudents, avec casquette, et ceux qui s'en moquent... © Radio France - Maiwenn Lamy

Toyota mène la première heure de course

16H : Après une heure de course, Toyota mène la course après 17 tours de circuit. La N°8 est juste devant la N°7, l'écart avec les deux Porsche n'est que de dix secondes. En LMP2 Bruno Senna hausse le rythme. Le Brésilien vient d’enchaîner quelques tours en 3’30 et sa Vaillante-Rebellion mène avec une dizaine de secondes d’avance sur le reste de la meute des LMP2. Le peloton des poursuivants est emmené par les Manor de Vitaly Petrov et du Français Jean-Eric Vergne. Le Français, pilote F1 pendant trois saisons, se montre très à l’aise pour ses premières 24 Heures du Mans. La première Alpine est 7e avec 30 secondes de retard. Il s’agit de la n°35 pilotée par Nelson Panciatici.

Les 24 heures du Mans ne se vivent pas que sur la piste, c'est aussi un gigantesque site à ciel ouvert à l'intérieur d'un circuit de 13 kilomètres. Dans le village, les spectateurs naviguent entre les boutiques et les pavillons. Devant chez Porsche, cette réplique construite uniquement en briques de Lego fait forte impression !

Il y a foule sur le village des 24 heures du Mans pour tester le simulateur sur le stand de Michelin. - Radio France
Il y a foule sur le village des 24 heures du Mans pour tester le simulateur sur le stand de Michelin. © Radio France - Thomas Larabi

15H45 : Changement de leader, la Toyota N°8 de Buemi vient de passer devant la N°7 au niveau du virage d'Indianapolis. Nos commentateurs s'interrogent sur la stratégie d'équipe et pointent les risques d'une rivalité entre pilotes d'une même écurie. La Toyota N°9 de Nicolas Lapierre a du rentrer au stand pour changer de capot, le museau était abîmé après avoir heurté une quille. Elle compte maintenant 30 secondes de retard sur la voiture leader.

15H30 : Toyota est toujours en tête avec la N°7 de Mike Conway, Porsche est derrière avec la N°1 de Neel Jani, Buemi complète le trio avec la Toyota N°8, à six secondes de la voiture leader. On est dans le dixième tour. En LMP2, l'Oreca N°24 vient de se faire doubler par la Vaillante-Rebellion N°31 de Burno Senna ! Dans cette catégorie, le public a sans doute l’impression de voir un ancien grand prix de F1 : les quatre premiers (Senna, Vergne, Petrov et Piquet) ont tous évolués dans le championnat du monde de Formule 1 ! A l’autre extrémité du classement : l’Alpine N°36, avec 2 tours de retard après son excursion hors-piste à Mulsanne.

15H20 : L'Alpine N°36 est allée dans le bac à gravier, Menezes a tiré tout droit à Mulsanne. L’américain agite les bras pour réclamer l’aide des commissaires ! Il repart quelques instants plus tard. Les fans de la marque française sont nombreux à relayer ce premier fait de course sur les réseaux sociaux.

15H10 : On ne vous a pas encore parlé des LMP2, et pourtant la course s'annonce palpitante et très disputée dans cette catégorie, comme on l'a vu lors des essais. Ces voitures ont gagné 100 CV et 10 secondes au tour par rapport à l'édition 2016. Les plus rapides atteignent les 341 km/H et réussissent à doubler, en bout de ligne droite des Hunaudières, des LMP1, qui pourtant sont elles aussi plus rapides que l'an dernier.

Dans cette catégorie, c’est Oliver Jarvis, au volant de la N°38, qui est en tête. L’ex-pilote Audi, qualifié en troisième position, a grillé la politesse aux voitures placées devant. Bruno Senna suit en deuxième position au volant de la Vaillante-Rebellion n°31. Les Alpine ont été agressives : qualifiées en 8e et 11e positions, elles pointent aux 6e et 8e rangs.

La fièvre monte avant le départ

15h : Top départ ! La Toyota N°7 avec Mike Conway au volant part en pole position, suivie de la N°8 de Buemi. Les voitures japonaises ont marqué les esprits par leur rapidité pendant les essais. Enfin la victoire cette année après 18 participations infructueuses ? Pas sûr que Porsche se laisse faire : sur les six pilotes de la firme allemande, cinq ont déjà gagné au Mans au moins une fois. Avant même d'avoir bouclé le premier tour, la LMP1 privée ByKolles est déjà de retour au stand !

14H50 : Le circuit vient de diffuser un message vidéo de Thomas Pesquet, dont beaucoup espéraient d'ailleurs qu’il donnerait le départ (le nom du starter n'a été dévoilé que vendredi). Le plus célèbre spationaute français a surtout parlé d'écologie, ce qui peut surprendre dans le temple de l’automobile. Mais les 24 heures du Mans sont aussi un gigantesque laboratoire de la voiture du futur. D'ici 2020, chaque LMP1 devra faire un tour en électrique à la sortie des stands.

14H40 : La Marseillaise a retenti. Après le passage de la patrouille de France au dessus du circuit, le départ sera donné par Chase Carey, le nouveau patron de la Formule 1 : un « starter » moins glamour que Brad Pitt, dont la présence avait eu un énorme retentissement en 2016. Mais c’est le signe que les relations se détendent entre deux branches concurrentes du sport auto.

14H30 : En attendant le départ, les personnalités sont sur la piste, dont la championne de tennis Maria Sharapova, dont c'est la première visite au Mans. Parmi les habitués, il y a aussi Jean Todt, le patron de la FIA, ou encore Jacky Ickx, un mythe sur le circuit de la Sarthe.

Le pilote manceau Sébastien Bourdais a pu s'adresser au public depuis la Floride, où il vit, via les écrans géants installés sur le circuit. Il aurait du être au départ avec Ford mais il est toujours convalescent après son spectaculaire accident lors des essais des 500 miles d'Indianapolis le mois dernier.

14H15 : Deux Toyota partent en première ligne cette année, la N° 7 et la N°8. Elles seront suivies de deux Porsche en deuxième ligne, la N°1 et la N°2. La troisième Toyota (la N°9) partira en 3eme ligne. Ces voitures sont des LMP1, la catégorie "reine" de l'épreuve.

Pour cette édition 2017, Toyota peut vraiment espérer décrocher sa première victoire aux 24 heures du Mans - Radio France
Pour cette édition 2017, Toyota peut vraiment espérer décrocher sa première victoire aux 24 heures du Mans © Radio France - Quentin Lhuissier

Pour Toyota, il s'agit de laver l'humiliation de l'édition 2016, où alors que la firme japonaise avait course gagnée, la N°5 a calé dans le tout dernier tour ! La preuve que tout peut vraiment arriver dans une course aussi folle.

14H : Bienvenue dans notre direct de la 85e édition des 24 heures du Mans, pour vivre la course, les coulisses et l’ambiance si particulière du circuit de la Sarthe !

Une heure avant le départ, il y a déjà foule sur le circuit des 24 heures du Mans - Radio France
Une heure avant le départ, il y a déjà foule sur le circuit des 24 heures du Mans © Radio France

Le public est déjà là, sous un soleil de plomb. On attend au moins 30° ce samedi sur le circuit, une chaleur éprouvante pour les spectateurs, mais aussi pour les pilotes et qui pourrait même avoir une incidence sur la performance des bolides.

Sur la grille de départ, c'est l'heure la plus longue qui commence. Dans le public, l'ambiance monte et l'hymne anglais a été très applaudi, quelques jours après les attentats de Londres et Manchester. Les 24 heures du Mans attirent chaque année des milliers de Britanniques, fous de sport auto.