Tous les sports DOSSIER : Martin Fourcade, le biathlète des records

Encore une victoire pour Martin Fourcade, reçu trois sur trois à Nove Mesto

Par Alexandre Berthaud, France Bleu Isère dimanche 18 décembre 2016 à 12:43

Martin Fourcade, insatiable, encore victorieux en République Tchèque.
Martin Fourcade, insatiable, encore victorieux en République Tchèque. © Radio France

Le leader de la coupe du monde de biathlon s'est imposé dans la mass start en République Tchèque. Auteur d'un 19/20 au tir personne n'était au niveau pour suivre Martin Fourcade. En tout, quatre Français sont dans les treize premiers.

Cette fois il a moins pris son temps, n'a pas tapé dans les mains des spectateurs, a moins savouré que la veille sur la poursuite. Pourtant Martin Fourcade avait de la marge. Vainqueur de la mass start de Nove Mesto, le Français domine du fusil et des skis la discipline. Après ce septième succès en huit courses, il possède désormais plus de 150 points d'avance sur son dauphin au classement de la coupe du monde.

Bis repetita de la poursuite

La victoire de Martin Fourcade n'est plus une surprise, d'autant que le scénario ce samedi en République Tchèque avait des airs de déjà vu. Le Français a réalisé un 5/5 lors de son premier tir couché, comme la veille sur la poursuite. Il a ensuite tourné sur l'anneau de pénalité après une faute sur son deuxième couché, comme la veille. Il a refait son retard sur le groupe de tête en accélérant sur les skis. Comme sur la poursuite. Puis il a assommé la course avec un 10/10 lors des deux passages sur le tir debout, avant de s'imposer facilement. Comme sur la poursuite.

L'incroyable mésaventure de Béatrix

Au classement final, l'Allemand Simon Schemp signe son retour en forme avec une belle deuxième place, devant le Russe Anton Babikov. Les autres tricolores, Quentin Fillon-Maillet (8e, 17/20 au tir), Simon Desthieux (10e), et Jean-Guillaume Béatrix (13e), ne déméritent pas. Pourtant ce dernier aurait pu terminer à la deuxième place, grâce à un magnifique 20/20 au tir. Sauf qu'il a tourné sur l'anneau de pénalité après le dernier tir debout, alors même qu'il sortait deuxième. Il n'avait pas à le faire, mais était persuadé qu'il avait raté la cible.