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Esteban Ocon : le Normand espère s’installer en Formule 1

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Par , France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

Il a 20 ans et il est ambitieux. Esteban Ocon, né à Evreux, sera ce week-end en Australie l’un des vingt pilotes au départ de la saison 2017 du championnat du monde de Formule 1. Portrait d’un très grand espoir du sport auto qui a réussit une ascension méthodique jusqu'à la discipline reine.

Esteban Ocon ce vendredi à Melbourne lors des essais libres du GP d'Australie
Esteban Ocon ce vendredi à Melbourne lors des essais libres du GP d'Australie © Maxppp - SRDJAN SUKI

Évreux, France

Comme la (quasi) totalité des pilotes, Esteban Ocon a découvert l’art de la trajectoire avec un karting. Des premiers tours de roues à l’age de quatre ans suivis des premières compétitions mini-kart à partir de 2004. Son père est son mécano attitré et la famille Ocon se fait remarquer sur les circuits régionaux puis nationaux : Esteban enchaîne les titres de champion de France minime puis cadet.

Verstappen au tableau de chasse

Le jeune normand va basculer vers la monoplace à partir de 2012 et, surtout, intégrer une filière : Lotus F1 junior team. Cette écurie, alors présente en Formule 1, voit en lui un réel espoir du sport automobile. Une « vision » pertinente : en 2014 Ocon remporte le championnat d’Europe F3, c’est son premier titre international. Et face à une concurrence relevée, emmenée par le bouillant Max Verstappen, qui deviendra l'année suivante le plus jeune pilote vainqueur d’un Grand-Prix de Formule 1.

Mais contrairement à son coriace adversaire néerlandais, Ocon n’a pas pu basculer immédiatement vers la catégorie reine du sport automobile. Le jeune normand a dû passer par le GP3 (champion du monde en 2015) puis par un statut de pilote réserviste F1 (Renault début 2016) avant d’obtenir enfin sa chance l’été dernier. C’était lors du Grand-Prix de Belgique au volant d’un Manor. Après une demi-saison convaincante où il a pu prendre la mesure de son coéquipier allemand Pascal Wehrlein (lui aussi grand espoir de la F1) , Ocon a obtenu un volant pour cette saison 2017 dans une équipe beaucoup plus solide : Force India, classée 4e du dernier championnat du monde des constructeurs. Un transfert décidé par Mercedes puisque la marque allemande, référence de la F1, a flairé le bon coup et pris le jeune normand sous son aile depuis deux ans. Et elle motorise Force India ce qui lui permet d’y placer un jeune pilote.

2017 : pour franchir un nouveau palier

Pour Esteban Ocon, cette année sera cruciale. L’apprentissage sera considéré comme terminé et il va devoir prouver qu’il peut régulièrement marquer des points au championnat du monde. Et si possible en terminant devant son coéquipier Sergio Perez, mexicain rapide et capable de profiter des faits de course pour arracher des podiums. Le Normand a soigné sa condition physique avec une longue préparation hivernale à Font-Romeu pour s’adapter aux nouvelles F1 : les voitures de la cuvée 2017 seront en effet beaucoup plus nerveuses après un changement de règlement (pneus plus larges et plus résistants, davantage d’appuis aéro, turbulences accentuées derrière un adversaire, départ sans assistance électronique etc.…). Les essais hivernaux à Barcelone ont été rondement menés, Ocon a couvert 1700 km, l’équivalent de six Grand-Prix, sans incident majeur et les ingénieurs ont salué la qualité de ses retours techniques. A 20 ans l'Ebroïcien est déjà devenu le plus jeune pilote français de l'histoire de la F1. Mais surtout il semble vraiment mûr pour s’installer dans une discipline où la France attend un vainqueur de Grand-Prix depuis mai 1996 et le succès d’Olivier Panis à Monaco. Esteban Ocon n’était pas encore né !

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