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Et si la vague artificielle était l'avenir du surf ?

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Par , France Bleu Pays Basque, France Bleu Gascogne

On pourra bientôt surfer en région parisienne. Une délégation venue de Sevran a profité des mondiaux de longboard organisés à Biarritz pour venir présenter son projet de vague artificielle. Une technologie qui séduit la fédération française de surf.

Le projet de "la vague Grand Paris" est annoncé pour 2023
Le projet de "la vague Grand Paris" est annoncé pour 2023 - DR

Biarritz, France

Un bassin de 25 000 m3 qui produit de belles vagues, en toutes circonstances, quelles que soient les conditions météo. Le projet a de quoi faire rêver les surfeurs, qui, bien souvent, doivent composer avec un océan capricieux.

A Sevran, en Seine-Saint-Denis, cela devrait bientôt devenir réalité. La maire de la ville et les porteurs du projet "Sevran Terre d'eaux" ont profité des championnats du monde de longboard qui se déroulent cette semaine sur la Côte des Basques, pour présenter la vague artificielle qui devrait voir le jour, dans la banlieue parisienne, d'ici 2023.

Le président de la fédération française de surf, Jean-Luc Arassus, entouré du directeur de Linkcity (porteur du projet) et du maire de Sevran Stéphane Blanchet - Radio France
Le président de la fédération française de surf, Jean-Luc Arassus, entouré du directeur de Linkcity (porteur du projet) et du maire de Sevran Stéphane Blanchet © Radio France - Andde Irosbehere

Au cœur d'un grand parc de loisirs de 15 hectares, intégré lui-même dans un nouvel éco-quartier, la "Vague Grand Paris" pourrait opter pour Wavegarden, une technologie qui permet de produire jusqu'à 1000 vagues par heure. Un projet qui n'est pas si incongru que cela pour le maire de Sevran, Stéphane Blanchet.

Les travaux de la future vague artificielle devrait débuter courant 2020 - Aucun(e)
Les travaux de la future vague artificielle devrait débuter courant 2020 - DR

"A Sevran, on a des jeunes qui n'ont jamais vu la mer" Stéphane Blanchet

Un outil de développement du surf

Avec 30 000 licenciés, l'Ile-de-France est la région qui compte le plus de surfeurs, rappelle Jean-Luc Arassus, le président de la fédération française de surf, qui voit dans ce projet une opportunité pour développer la glisse, et en démocratiser l'accès partout sur le territoire. "Imaginons qu'on ait 10 vagues artificielles, avec, mettons, 30 000 licenciés autour, ça va forcément changer le modèle économique de la fédération."

"Et puis, sur un plan sportif, on a besoin de ce type d'équipement, pour permettre de s'entraîner et progresser. On sait très-bien que le geste à un haut niveau, il faut le répéter pour qu'il soit ancré. Plus vite on a la vague artificielle, plus vite l'équipe de France pourra s'engager dans un entraînement rationnel, en vue de Tokyo, puis Paris en 2024."

"Je suis enthousiaste" Jean-Luc Arassus, le président de la fédération française de surf

Les JO 2024 sur une vague artificielle ?

La ville de Sevran croit dur comme fer à son projet de vague artificielle, au point même de vouloir concurrencer la candidature de Biarritz-Hossegor ou celle de Lacanau pour les Jeux Olympiques de 2024. Mais pour l'instant, l'hypothèse d'organiser l'épreuve de surf sur un tel site est écartée, explique Jean-Luc Arassus : 

"Le message est clair de la part du Comité organisateur : si l'épreuve est bien au programme à Paris, elle ne sera pas sur une vague artificielle. D'abord, parce que dans l'essence-même de la discipline, la lecture du milieu et de la vague est très importante. Et puis, le question du coût compte également. Les organisateurs ne souhaitent pas investir dans ce genre d'équipement."

"Les JO sur une vague artificielle, c'est non" Jean-Luc Arassus

Les Jeux Olympiques de Tokyo, en 2020, feront sans doute office de test. A noter que d'autres projets de vagues artificielles sont en cours, dont un à Castets dans les Landes.

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