Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Formule 1 : Esteban Ocon troisième pilote chez Mercedes...en espérant mieux

Le championnat du monde 2019 a commencé sans Esteban Ocon, exclu de la grille après deux saisons et demi en tant que pilote titulaire. Mais le Normand sera au Grand Prix de Chine ce week-end, en tenue Mercedes, avec l'espoir de revêtir au plus vite une combinaison de pilote de Formule 1.

Esteban Ocon, en tenue Mercedes pendant les Grands Prix 2019... mais en tant que troisième pilote
Esteban Ocon, en tenue Mercedes pendant les Grands Prix 2019... mais en tant que troisième pilote © Maxppp - Hoch ZWEI

Troisième pilote. C’est le rang officiel d’Esteban Ocon en 2019 chez Mercedes. Troisième pilote derrière les deux titulaires Lewis Hamilton et Valtteri Bottas, chacun vainqueur d’un Grand Prix depuis le début de la saison. Ce rôle va lui permettre de parfaire son apprentissage puisqu’il est présent dans les stands. 

"Je suis là tout le temps, je bouge dans le garage, à Barheïn je suis resté dans le département de la stratégie, le week-end d’avant j’étais avec Toto (Wolff, directeur d’équipe - NDLR)", a expliqué le normand au micro de Canal +. Le pilote ébroïcien observe le comportement en piste des deux monoplaces grises. Il s'imprègne de la gestion de la course vue du garage. C’est aussi en coulisse qu’il va jouer son avenir et tenter de se voir offrir une seconde chance en Formule 1.

Bientôt les essais avec Mercedes

Ocon pilote beaucoup, mais sur le simulateur, cet outils ultra-perfectionné à l’usine de Brackley en Angleterre. Avant chaque Grand Prix, il dégrossit les réglages pour les titulaires. Un rôle important, la qualité de son travail est mesurée ensuite lors des premiers essais en piste par les pilotes comme par les ingénieurs. Il va aussi rapidement travailler sur les développements, ces indispensables améliorations distillées au fil de la saison. Elles devront permettre à l’écurie quintuple championne du monde de conserver son rang devant Ferrari. 

Mais surtout il devrait sous peu participer à de vrais essais sur la piste. Soit un vendredi matin précédent un Grand Prix, soit lors des journées tests à Barcelone dans un mois. Il devra avant tout travailler pour l'écurie, valider certaines nouveautés sur la monoplace, sans penser à forcément se distinguer individuellement. Mais ses chronos seront forcément jugés, comparés aux autres pilotes, par le milieu de la Formule 1 assez étonné par sa mise à l’écart. 

Le Normand est présent dès les essais du vendredi, après avoir dégrossi les réglages pour les pilotes titulaires
Le Normand est présent dès les essais du vendredi, après avoir dégrossi les réglages pour les pilotes titulaires © Maxppp - Federico BASILE

Même Hamilton et Vettel s’en étaient émus !

Esteban Ocon a donc quitté Force India après deux solides saisons dans cette bonne écurie du milieu de grille, victime du rachat de l'écurie anglo-indienne par Lawrence Stroll, riche homme d'affaire canadien et surtout connu dans le paddock pour être le père de Lance Stroll, pilote Williams depuis 2017. Assez logiquement -d'un point de vu extra sportif- le père a recruté le fils. Mais au détriment du Normand qui avait pourtant montré une certaine régularité en deux saisons au volant de la voiture rose : 136 points inscrits au championnat du monde en 41 départs. 

Une bonne fiabilité, accompagnée de deux coups d'éclats en qualifications aux Grand Prix d'Italie 2017 et -surtout-  de Belgique 2018, avec une spectaculaire troisième place avant de rentrer dans le rang le lendemain en course avec une voiture qui ne lui permettait pas de jouer le podium à la régulière. Mais la performance d’ensemble du pilote normand avait impressionnée Lewis Hamilton

"J’ai toujours été un supporter d’Esteban. Sa manière de rouler en piste est exceptionnelle", avait affirmé le pilote anglais, avant de s’interroger sur l’ambiguïté de la situation : "Malheureusement, nous sommes dans une situation bizarre en F1 où certaines équipes ne misent pas sur des jeunes prometteurs.…" 

Un sentiment partagé par Sebastian Vettel, le pilote Ferrari, quadruple lauréat de la couronne mondiale : «Il fait tout ce qu’il faut. Sa voiture n’était pas censée se retrouver en 3e position aux qualifications, mais il y est parvenu. Bravo à lui. Cela doit entrer en ligne de compte pour celui qui lui offre un contrat».   

Mais Esteban Ocon a (provisoirement ?) quitté la Formule 1 après une fin de saison plutôt laborieuse : quatre maigres points récoltés lors sept dernières courses. Il s'est surtout fait remarquer au Grand Prix du Brésil, lors d'un contact avec Max Verstappen alors en tête de la course. L'image du retardataire ruinant la chevauchée du leader a fait mal au Normand, même si le pilote néerlandais n'a pas été des plus futés sur la manœuvre.  Une ombre au tableau....

Pilote (de réserve) Mercedes.... jusqu'à quand ?

Esteban Ocon est arrivé en Formule 1 grâce à Mercedes. Le constructeur allemand, convaincu par son potentiel, l’a d'abord placé chez Manor (fin de saison 2016) puis Force India (à partir de 2017) pour qu’il prenne de l’expérience. Et Toto Wolff, le patron de l’écurie championne du monde, a souvent répété que le Normand a “un bel avenir en Formule 1 pour jouer le titre mondial”.  

Mais pour l'heure il n'y a pas de place au volant des W 10.  Celle de Lewis Hamilton est intouchable, sauf improbable départ du quintuple champion du monde, et celle de Valtteri Bottas est un objectif incertain. Le pilote finlandais, modeste 5e du championnat du monde 2018, est sous contrat jusqu'à la fin de la saison. Il a entamé la saison 2019 par une victoire autoritaire en Australie... avant de rentrer dans le rang à Barheïn, longtemps quatrième avant de profiter des malheurs des Ferrari pour passer deuxième sous le drapeau à damier. Deux courses qui résument à elle-seules son manque de constance. 

Toto Wolff (aux cotés d'Esteban Ocon) va décider de l'avenir du pilote normand
Toto Wolff (aux cotés d'Esteban Ocon) va décider de l'avenir du pilote normand © Maxppp - Hoch ZWEI

Bottas sera-t-il prolongé ? Mercedes devra faire un choix stratégique en cours de saison. Soit conserver son Finlandais, fidèle lieutenant d'Hamilton pour le championnat ; soit s'en séparer pour préparer le moyen terme avec Esteban Ocon. Mais avec le risque de titulariser un jeune loup moins docile vis-à-vis d'Hamilton...... incontestable numéro 1 de la team qu'il a rejoint en 2014. 

Ocon doit donc attendre son tour, dans l'ombre du garage, sans savoir si son strapontin de troisième pilote sera converti en poste de titulaire. Mais sa mise en retrait pourra difficile excéder cette saison 2019 et en cas de reconduction de Bottas (ou recrutement surprise d'un autre pilote) le Normand devra se poser la bonne question : rester ou non dans le giron du constructeur allemand ? Parce que son appartenance à Mercedes a -aussi- un gros inconvénient sur le marché des transferts : elle bloque toute possibilité avec les teams qui ne sont pas motorisées par la firme à l'Etoile. C'est-à-dire sept des neuf autres écuries du plateau

Des équipes qui ont déjà montré par le passé un intérêt pour Ocon (Renault et McLaren) mais réfractaires à l'idée de recruter un pilote "prêté" pour un an, sans visibilité sur le long terme. Même sans courir, le Normand va donc jouer gros ces prochaines semaines. Avec des probabilités qui vont de zéro à dix sur l'échelle de son avenir en Formule 1......  

Ocon - Stroll, rivaux et vrais amis dans le paddock

Cela peut paraître anecdotique mais dans ce milieu ultra concurrentiel de la Formule 1, Esteban Ocon a su montrer une valeur humaine rare dans le paddock.  Fin 2018, il a laissé sa place à Lance Stroll, 46 points marqués en deux saisons, soit un passif de 90 points par rapport au pilote ébroïcien. 

La comparaison arithmétique doit certes être nuancée par le faible rendement de la Williams pilotée par le Canadien en 2018,  mais il est évident que Stroll n’aurait pas pu prétendre à un volant chez Force India sans la prise de pouvoir de son père. Le Québécois n'a pas été épargné par les critiques sur le thème du "fils à papa" mais Ocon l'a défendu au nom de leur amitié. 

En publiant sur sa story Instagram cette photo avec le jeune canadien , cliché pris dans un avion  et accompagné de cette légende : "Nous venons peut-être de deux milieux différents  mais au fond de nous, nous partageons la même passion, le même esprit de compétition et le même amour pour ce sport."

_"J'ai rédigé (_ce post) parce que Lance est mon meilleur ami dans le paddock, et nous avons une très bonne relation depuis longtemps. Les gens parlent comme si c'était de sa faute, mais ce n'est pas le cas (...) Ce n'est pas normal de voir toute la haine que j'ai vue sur les réseaux sociaux", a expliqué le natif d'Evreux. Depuis, il a pu voir Stroll décrocher une belle 9e place au Grand Prix d'Australie, avant de se rendre coupable d'un accrochage dès le départ de la course suivante à Barheïn. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu