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Formule 1 : Esteban Ocon face à son destin chez Alpine

Le pilote ébroïcien entame une saison charnière. En fin de contrat avec l’écurie Alpine F1 team, il doit convaincre pour viser une prolongation. Pas simple avec Fernando Alonso comme nouveau coéquipier et donc point de référence. Mais le pilote normand a souvent su montrer un gros mental.

Esteban Ocon, désormais sous la bannière Alpine en Formule 1
Esteban Ocon, désormais sous la bannière Alpine en Formule 1 - James MOYE @DPPI

L’année 2021 sera périlleuse pour Esteban Ocon. Le pilote normand, qui avait signé pour deux ans avec l'écurie Renault (devenue Alpine), entame ce week-end à Bahreïn la seconde moitié de son engagement. Il devra hausser le jeu après une saison 2020 contrastée, mais heureusement terminée sur une phase ascendante.

Exister aux côtés de la légende Alonso

Les changements ont été nombreux cet hiver autour d'Esteban Ocon. Une nouvelle couleur bleue sur sa monoplace désormais siglée Alpine. Et surtout un nouveau coéquipier : Fernando Alonso, de retour en Formule 1. L’espagnol, âgé de 39 ans, était déjà une star de la discipline quand l’enfant d’Évreux avait assisté à son premier Grand Prix de France dans les tribunes de Magny-Court. “Oui ça fait bizarre, c’est sûr. C’est quelque chose d’assez exceptionnel" sourit Esteban Ocon à l’évocation de ce souvenir. “Avoir une légende, deux fois champion du monde dans son équipe, c'est quelque chose d’énorme. C’est stimulant ! On court en F1 pour se confronter aux meilleurs”. 

Le Normand va découvrir un quatrième coéquipier depuis 2016 et son arrivée dans la discipline reine. Il avait facilement pris le dessus sur Pascal Wehrlein en une demi-saison chez Manor (2016), puis bien rivalisé avec Sergio Perez dans une cohabitation tendue chez Force India (2017 - 2018) avant de clairement subi la loi de Daniel Ricciardo la saison dernière chez Renault (15/2 en qualifications ; 13/4 en course). Alonso n’a jamais été dominé par un coéquipier en dix-sept saisons, tout juste a-t-il concédé un match nul contre Lewis Hamilton en 2007. Ce qui situe l’ampleur du défi qui attend Ocon cette saison. “J’ai souvent bataillé en piste contre Fernando. Il est agressif mais propre. J’ai beaucoup de respect pour lui, ça va bien se passer entre nous”. 

Fernando Alonso : un point de référence très élevé pour Ocon
Fernando Alonso : un point de référence très élevé pour Ocon © Maxppp - VALDRIN XHEMAJ

Le Normand n’avait pas été intimidé par le prestige d’Alonso dès leur première confrontation directe en piste. C’était au Grand Prix d'Australie 2017. Ocon s’était offert un dépassement remarquablement bien construit sur Alonso pour marquer son premier point en championnat du monde. Quatre ans plus tard, il devra rivaliser à voiture égale contre le redoutable champion du monde 2005-2006..

Conserver la bonne dynamique de la fin de saison 2020

Bien que battu par Ricciardo en 2020, Esteban Ocon a eu le mérite de réduire progressivement l’écart au fil des Grands Prix. Une pugnacité récompensée par un magnifique podium en toute fin de saison. “Mon premier podium, mais aussi le meilleur résultat pour le groupe Renault depuis son retour en Formule 1. Cela signifie beaucoup de choses, une vraie progression” souligne l’Ébroïcien, qui a passé un hiver plus serein après cette fin de saison encourageante. 

Une encourageante fin de saison 2020, récompensée par le premier podium au Grand Prix de Sakhir
Une encourageante fin de saison 2020, récompensée par le premier podium au Grand Prix de Sakhir © Maxppp - TOLGA BOZOGLU

Il va devoir s'inscrire dans une continuité dès l’entame de l’exercice 2021. Pour prendre son destin en main et inciter son employeur à lui proposer un nouveau bail. “Pour l’instant je me concentre sur mon travail pour obtenir le meilleur résultat possible. Si la voiture doit faire septième je veux faire sixième. Bien sûr on aime avoir un avenir certain, mais en formule 1 il faut toujours prouver et faire des résultats. On discutera le moment venu pour prolonger cette belle histoire ensemble". La situation pour l'instant inconfortable ne semble pas perturber le jeune homme de 24 ans, rompu aux saisons sous pression depuis ses premiers tours de piste. Bien moins fortuné que la majorité de ses anciens adversaires dans les championnats juniors, il s’est rendu légitime au plus haut niveau grâce à son mental et son palmarès (champion F3 puis GP3 en 2014 et 2015). Esteban Ocon a les nerfs pour gérer cette importante saison de sa carrière. Reste à savoir quel sera le rang de son écurie. 

Alpine : une couleur et un look particulier

S’il y a une voiture facile à reconnaître cette saison, c’est bien l’Alpine avec sa carrosserie bleue de France, qui renvoie les nostalgiques aux écuries Ligier et Prost GP. “Nous avons la plus belle voiture !” s’enthousiasme Esteban Ocon, en Normand fier de rouler avec le “A fléché” symbole de la marque normande. Mais au-delà de la couleur, difficile de ne pas remarquer l’énorme entrée d’air au-dessus de la tête du pilote. Un choix technique pour loger certaines pièces habituellement nichées derrière les pontons. “C’est une philosophie importante. Il y avait vraiment de bonnes raisons de le faire” explique l’Ébroïcien, qui minimise le changement de comportement de cette voiture avec un centre de gravité forcément différent. “C’est pas énorme” confie le pilote.

Vue plongeante sur l'imposante entrée d'air de l'A521
Vue plongeante sur l'imposante entrée d'air de l'A521 - James MOYE @DPPI.jpg

Avant le premier Grand Prix, les pilotes sont plutôt concentrés vers la modification réglementaire, imposée à toutes les écuries, qui a fait perdre 10% d'appuis à l’arrière. Le rabotage du fond plat “est vraiment une grosse perte de charge aéro. Le travail consiste à essayer de retrouver cette performance perdue. Nous avons bien progressé pendant les essais pré-saison mais nous sommes encore en phase de compréhension”. Ce début de saison pourrait donc voir des voitures instables et imprévisibles. Même Mercedes semble encore dans cette phase d’adaptation.

Ce premier Grand Prix de la saison va permettre de jauger la qualité du travail hivernal de chaque écurie. Esteban Ocon saura si l’écurie française, cinquième du championnat constructeur ces deux dernières saisons, pourra viser plus haut. Ou sera reléguée avec sa répartition des masses si différente. “Ah si notre voiture est aussi rapide qu'elle est belle, ce sera le top !” espère le pilote d’Évreux.

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