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Pierre Gasly : confirmer sa brillante saison 2020 de formule 1

Pierre Gasly va entamer sa quatrième saison de pilote titulaire en Formule 1. Propulsé leader dans une écurie AlphaTauri en net progrès, le Normand dispose de nombreux atouts pour briller en 2021. En espérant se positionner pour décrocher ensuite une place dans une écurie de pointe

Pierre Gasly désormais pilote n°1 chez AlphaTauri
Pierre Gasly désormais pilote n°1 chez AlphaTauri - crédit : Samo Vidic@Red Bull Content Pool

La barre est haute ! Pierre Gasly sort d’une saison aboutie en 2020, “la meilleure de ma carrière en formule 1” reconnaît-il avec le sourire, mais il lui faudra confirmer sa valeur montante cette année. Avec de nouvelles responsabilités dans son équipe et en composant avec les attentes inhérentes à son nouveau statut de vainqueur de Grand Prix. Première étape du championnat 2021 ce week-end à Bahreïn

Désormais leader d’équipe

Pour la première fois de sa carrière, Pierre Gasly va entamer le championnat avec le rôle de premier pilote de son écurie. Son nouveau voisin de garage (donc l'adversaire à battre) sera Yuki Tsunoda, jeune japonais propulsé par Red Bull dans la cour des grands. Ce premier pilote de F1 né après l’an 2000 a connu une ascension fulgurante (une seule saison en F3 comme en F2) mais il sera forcément un peu court en termes de réglages et retours techniques. Contrairement au Bois-Guillaumais, fort de ses 64 départs en Grand Prix. “C'est vraiment quelque chose qui m'excite pour cette année d'être le numéro 1, d'être le leader et d'amener l'équipe dans les directions qu'il faut pour pour améliorer la voiture. C'est vraiment une bonne opportunité” détaille Pierre Gasly. Cet hiver il a déjà pu guider le département châssis vers les améliorations les plus appropriées, notamment ce nouveau museau censé corriger une faiblesse de l‘AphaTauri 2020

Pierre Gasly au volant de l'AlphaTauri 2021
Pierre Gasly au volant de l'AlphaTauri 2021 - crédit : Samo Vidic@Red Bull Content Pool

Les essais pré-saison à Bahreïn ont été encourageants pour le Normand. Gasly a été le pilote le plus assidu avec 236 tours bouclés -l’équivalent de quatre Grands Prix !- sans le moindre souci de fiabilité et avec un moteur Honda plus tonique que la version 2020 . “Ces trois jours d'essais étaient bien meilleurs que l’année dernière” observe le pilote normand. AlphaTauri avait effectivement connu un début de championnat 2020 sans relief (deux top 10 lors des cinq premiers Grands Prix) avant de monter en puissance au fil des semaines. Les développements avaient permis au Normand de faire le plein de points (huit top 10 sur onze dernières courses) comme de confiance avec des courses offensives. “Il y a eu de très beaux Grands Prix, en dehors de la victoire à Monza qui a été la cerise sur le gâteau. On a aussi montré de belles choses. Imola notamment avec la quatrième position sur la grille, Portimao avec la cinquième place du Grand Prix mais aussi le Nürburgring et Spa” rembobine le Normand. “ Personnellement j'ai été au top et je pense avoir fait ma meilleure saison depuis que je suis arrivé en Formule 1. Je vais faire aussi bien cette année” dit le natif de Rouen, qui ne considère pas cette campagne 2020 comme un aboutissement, mais plutôt une étape vers les sommets de la formule 1.

L’attente du public après la victoire à Monza

2020 restera l’année qui aura mis un terme à l’interminable disette de la France en formule 1. Vingt-quatre ans sans victoire depuis Olivier Panis en 1996. L’exploit de Gasly lui a donné une notoriété qui va progressivement se transformer en pression, avec un grand public dans l'attente d’une nouvelle victoire. Sans forcément savoir que l'AlphaTauri n'est pas une voiture taillée pour la gagne. “C'est quelque chose que j'ai déjà anticipé. C'est normal que les gens aient plus d'attente mais c'est important de rester objectif par rapport au niveau de notre voiture” explique posément le pilote. “C'est sûr qu'il y a eu un avant et après Monza ! Parce que ça arrive très rarement qu'un pilote gagne avec une voiture de milieu de grille. Je peux voir que les regards ont changé, les messages dans la rue, le bonheur des gens. C'est vrai qu'en France j'ai été assez impressionné de l'impact que cette victoire a eu” analyse le pilote AlphaTauri, avec désormais six mois de recul. 

Monza 2020 : Pierre Gasly fait résonner la Marseillaise. Une première au XXIe siècle pour un pilote français
Monza 2020 : Pierre Gasly fait résonner la Marseillaise. Une première au XXIe siècle pour un pilote français © Maxppp - Miguel Medina

Pour l’instant Gasly a égalé Jean Alesi et Olivier Panis, les précédents vainqueurs français dont le compteur est resté bloqué à un seul succès. Une carrière en formule 1 dépend des choix et opportunités de carrière. Pour s’inscrire dans la durée, il faut intégrer une écurie de pointe avec un potentiel supérieur à AlphaTauri. “Pour le moment je ne réfléchis pas forcément au futur. C'est vrai que c'est un beau projet qui se présente avec AlphaTauri. J'ai à cœur de leur donner les meilleurs résultats possibles puis nous verrons les directions à prendre” confie le Normand, qui a déjà connu de multiples phases montantes et descendantes en formule 1. 

Une carrière en montagnes russes

Lauréat du GP2, l’antichambre de la F1, en 2016 Pierre Gasly aurait logiquement dû intégrer la discipline reine dans la foulée. Mais il a dû s’exiler au Japon, faute de volant disponible dans la filière Red Bull. L'opportunité s’est enfin présentée fin 2017 pour un galop d’essai chez Toro Rosso. Depuis il a fait du yoyo dans la filière Red Bull : promu dans l’écurie principale début 2029 avant d’en être éjecté six mois plus tard

Une demi-saison horriblement difficile chez Red Bull (ici abandon au Grand Prix 'Allemagne)
Une demi-saison horriblement difficile chez Red Bull (ici abandon au Grand Prix 'Allemagne) © Maxppp - Sebastian Gollnow

Il aurait pu s’effondrer mais il en est plutôt ressorti grandi, avec une force mentale optimale pour convertir en podiums les rares courses où les écuries de pointe trébuchent. Un opportunisme qui lui a permis de devenir le plus jeune pilote français sur un podium de F1 en novembre 2019 avant l’apothéose de la victoire au Grand Prix d’Italie en septembre dernier. 

Cette saison il devra confirmer sa remarquable régularité de l’an dernier. S’installer régulièrement dans le top 10 et jaillir le jour où les faits de courses frapperont les top-teams. Histoire de rappeler aux patrons des grandes écuries qu’il serait un candidat crédible à un bon volant en 2022. Chez Red Bull ou plus probablement ailleurs.

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