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Tous les sports DOSSIER : Les Fêtes de Bayonne 2018

Foulée du festayre : les handicapés sur la ligne de départ

mercredi 25 juillet 2018 à 5:34 Par Noé Pignède, France Bleu Pays Basque

5000 coureurs s'élancent chaque année entre Biarritz et Bayonne pour l'ouverture des fêtes. 13 km de courses où sont attendus des coureurs valides, mais aussi des déficients mentaux et des personnes à mobilité réduite.

en joëlette pour la course du festayre lors des Fêtes de Bayonne
en joëlette pour la course du festayre lors des Fêtes de Bayonne © Radio France - FF

Bayonne, France

"Les handicapés sont des festayres comme les autres !" C'est le message des déficients mentaux du centre Gure Nahia d'Arbonne, où travaillent 180 personnes handicapées. Pour Morgan Nioto, agent d'entretien handicapé  qui habite au Pays basque depuis 14 ans, ce seront ses premières fêtes de Bayonne. "Je suis très heureux de pouvoir participer à la course, en plus j'adore le sport. Ça me permet de voir de quoi je suis capable, de m'amuser et m'éclater !" sourit le jeune homme de 22 ans. Son collègue William Dussart qui porte un tablier de cuisine abonde : "c'est important parce que moi j'aime beaucoup courir. Je fais du football. Et même si parfois je suis un peu essoufflé,  je vais bien m'entrainer avant et ça va le faire !"

Comme William et Morgan, cinq travailleurs handicapés du centre Gure Nahia s'élanceront dans la foulée des festayres ce mercredi. À leurs côtés, autant de bénévoles pour  tirer les joëlettes (un fauteuil de course à une roue) de ceux qui n'ont pas la chance de pouvoir courir les treize kilomètres. Une équipe mixte, à laquelle participe Guillaume Léonard, un habitué de la course des Crêtes d'Espelette : "Comme moi, certains de nos résidents adorent le sport. Je pense que c'est une belle façon de les inclure dans les festivités, car c'est avant tout un moment de partage".

Rendre visible le handicap

"Ce genre d'événement est essentiel pour communiquer, et montrer que les handicapés ont toute leur place dans notre société, explique Ludovic Sautreuil, le directeur du centre. L'année dernière, les pensionnaires étaient en photo au premier plan dans le journal, au milieu des coureurs valides." Un symbole important pour donner plus de visibilité aux handicapés.

Une fois la ligne d'arrivée franchie, les coureurs et l'équipe du centre Gure Nahia se retrouveront pour déjeuner tous ensemble. "Les fêtes sont un événement local incontournable, sourit Ludovic Sautreuil. Ce moment sportif et festif, ça permet aux pensionnaires d'en profiter comme tout le monde".