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Hockey-sur-glace : les Boxers sont partis au quart de tour, leur président fait le point

Par Arnaud Carré, France Bleu Gironde samedi 15 octobre 2016 à 6:00

Une première place et quatre points d'avance sur le dauphin rouennais pour Julien Desrosiers et les Boxers
Une première place et quatre points d'avance sur le dauphin rouennais pour Julien Desrosiers et les Boxers © Maxppp - MaxPPP

C'est en leaders que les hockeyeurs bordelais entament ce samedi (18h15) face à Chamonix-Morzine le deuxième quart de la phase régulière. Thierry Parienty revient sur les objectifs sportifs, l'apport de Philippe Bozon et les répercussions d'une nouvelle formule marathon en Ligue Magnus.

France Bleu : Ravi de voir vos Boxers en haut de l'affiche ?

Thierry Parienty : On n'est qu'au quart du championnat, maintenant on est satisfait d'avoir pris autant de points, on sent surtout que l'équipe a une marge de progression. Il ne faut pas se satisfaire de cette première place et continuer pour pouvoir tenir dans la durée.

La base défensive est solide depuis le débuts et offensivement les systèmes semblent se mettent en place...

Il y a un peu plus d'efficacité, on a des occasions, on marque des buts. Les supériorités numériques doivent encore mieux fonctionner. On travaille sur ces points effectivement.

Philippe Bozon, c'est quelqu'un qui gère, qui est professionnel de A à Z et qui tient l'ensemble des paramètres nécessaires. Il amène cette rigueur, cette volonté de se dépasser et cette culture de la gagne.

Par rapport à la saison dernière, sentez-vous vos joueurs plus maîtres de leur hockey ?

On ne peut pas comparer les saisons parce qu'il y a beaucoup de joueurs différents et que l'entraîneur a changé. On sait qu'une saison c'est très long et qu'il peut y avoir aussi un petit passage à vide. Maintenant, l'équipe dégage une certaine sérénité dans le travail et dans la façon de jouer. On est plutôt serein et le fait d'avoir d'avoir des points d'avance contribue à cette sérénité.

Thierry Parienty, le président des Boxers de Bordeaux - Radio France
Thierry Parienty, le président des Boxers de Bordeaux © Radio France - Damien Gozioso

Ce début de saison vous fait-il revoir les objectifs à la hausse ?

Aujourd'hui, l'objectif des playoffs reste le même. L'équipe est ambitieuse, les joueurs veulent bien faire, le coach aussi. Ils vont tout faire pour avoir l'avantage de la glace en fin de saison. Mais ce n'est pas une fin en soi. La priorité c'est de bien jouer, de progresser et de prendre des points. On sait très bien qu'une fois dans les playoffs, c'est un autre championnat qui commence.

Vous rêvez parfois de voir votre équipe soulever le trophée de la Ligue Magnus ?

Pas pour l'instant. Très honnêtement, on n'y pense pas car il reste 75% des matches, les playoffs, la coupe de France. Si ça doit arriver, on savourera en temps voulu.

L'arrivée de Philippe Bozon vous a-t-elle permis de monter d'un cran en termes de professionnalisation et d'exigence ?

C'est quelqu'un qui gère, qui est professionnel de A à Z et qui tient l'ensemble des paramètres nécessaires. Il amène cette rigueur, cette volonté de se dépasser et cette culture de la gagne.

Bordeaux "encaisse" mieux que d'autres la répétition des matches, notamment en semaine - Radio France
Bordeaux "encaisse" mieux que d'autres la répétition des matches, notamment en semaine © Radio France - Arnaud Carré

Vous aviez besoin de ce personnage capable de tout superviser ?

Trouver quelqu'un qui connaît le hockey sur glace et qui ajoute des compétences managériales, humaines et logistiques, ce n'est pas évident. Beaucoup d'entraîneurs ont des profils différents et sont très compétents. Aujourd'hui, et il n'y a pas de raison que ça change, on est très satisfait de ce que Philippe apporte au club.

Il y a des patinoires où malheureusement la capacité d'accueil est déjà limitée. Quand on passe de 1500 à 1300 personnes, l'impact est peut-être plus important que pour des clubs comme Amiens, Grenoble, Rouen, Bordeaux où Lyon où on peut compter sur des vraies recettes. Ça peut fragiliser certains clubs.

Vous essuyez les plâtres de cette nouvelle formule marathon, c'est beaucoup de contraintes ?

Je pense que ça va nécessiter quelques rééquilibrages. C'est une découverte pour l'ensemble des clubs. Je pense qu'effectivement la notion de récupération est très importante. Pour bien récupérer, il faut vraiment pousser le professionnalisme avec une bonne nutrition, des déplacements variés et surtout avoir des personnes qui entourent l'équipe pour favoriser l'accompagnement et la récupération des joueurs. L'autre point concerne les matches des jours de semaine. Nous, on n'est pas trop à plaindre parce qu'on est premier en termes d'affluence. Dans certaines patinoires, ce n'est pas évident d'avoir de l'affluence notamment le mardi. Ça fait partie des points à rééquilibrer. Après, il y a des choses très bien comme la diffusion sur le web et à la télévision.

Vous avez senti une baisse depuis le début de saison ?

Il faut changer les habitudes. L'an dernier, on jouait déjà le mardi en coupe de la Ligue. Aujourd'hui, quand on fait autour de 2300 personnes un mardi soir, c'est quand même très correct, d'autant qu'on est à l'automne et on sait très bien que dans notre sport, l'affluence est plus forte en hiver. Dimanche dernier à 18h, on a fait plus de 3000 personnes face à Rouen. Il faut recréer des habitudes mais aussi conquérir un nouveau public en raison de ces matches plus réguliers et plus rapprochés.

Ça peut pénaliser d'autres clubs ?

Les deux points prioritaires dans les recettes des clubs, ce sont la billetterie et le partenariat avec les entreprises car il n'y a pas de droits TV. Chez nous, ça pèse entre 70 et 75% du budget. Il y a des patinoires où malheureusement la capacité d'accueil est déjà limitée. Quand on passe de 1500 à 1300 personnes, l'impact est peut-être plus important que pour des clubs comme Amiens, Grenoble, Rouen, Bordeaux où Lyon où on peut compter sur des vraies recettes. Ça peut fragiliser certains clubs. Pour nous ça pèse de 30 à 35% mais pour d'autres clubs, c'est beaucoup plus difficile d'aller chercher des recettes.

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