Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Tous les sports

Hockey sur glace - Mondial 2018 : les Bleus vont "se sacrifier sur tous les palets"

jeudi 3 mai 2018 à 4:04 Par Arnaud Carré, France Bleu Gironde et France Bleu

L'équipe de France débute ce vendredi les championnats du monde à Copenhague avec les champions olympiques russes au menu. Tour d'horizon de ses ambitions avec le gardien des Bleus et des Boxers de Bordeaux, Ronan Quemener qui dispute son sixième Mondial.

Depuis la retraite de Cristobal Huet, Ronan Quemener est monté dans la hiérarchie des gardiens français.
Depuis la retraite de Cristobal Huet, Ronan Quemener est monté dans la hiérarchie des gardiens français. © AFP - Konstantin Chalabov

France Bleu : Quel est votre ressenti et celui du groupe France après sur cette préparation ? 

Ronan Quemener : On avait très bien commencé avec les deux victoires face au Danemark. Après contre la République Tchèque on a vu que on avait bien tenu deux fois pendant une demi heure mais on était dans une période de travail assez difficile. Je pense que physiquement on avait un peu péché. Sur les deux dernières semaines contre l'Allemagne et la Slovaquie, on a eu un premier match assez difficile où on a manqué d'organisation et après on s'est bien repris sur les deuxièmes matches. En Allemagne où on perd en prolongation, en Slovaquie on arrache la victoire. C'est très bien. On sait maintenant ce qu'on doit faire pour avoir une chance de gagner des matches et être prêt pour les championnats du monde.  

Il y a des années où on s'est battu pour le maintien jusqu'à la fin et des années où on a engrangé des points dès le départ et après ça nous a libérés pour espérer des choses meilleures. On va prendre un match à la fois et essayer de mettre des points en banque.

Il y a eu ce choix du staff d'affronter des équipes très fortes, les Allemands, les Tchèques. Ça peut vous servir quand vous allez retrouver la Russie, la Suède ou à nouveau la République tchèque dans ce Mondial ?

Jouer contre des gros adversaires en préparation, ça nous met dans le rythme. Ça évite qu'on soit surpris au début des championnats du monde et qu'on mette un temps à s'adapter. On sait ce que ça prend pour avoir une chance de remporter ces matchs. Il va falloir qu'on fasse le maximum. 

Les Bleus en action lors d'un des matches de préparation face à l'Allemagne. - Maxppp
Les Bleus en action lors d'un des matches de préparation face à l'Allemagne. © Maxppp - Maxppp

Au Mondial, la priorité c'est le maintien et plus si affinités ? 

On sait que depuis plusieurs années, le maintien se joue à peu de choses et les quarts de finale aussi. On va commencer par le maintien, faire tout notre possible pour engranger le plus de points le plus rapidement possible. Après, on verra la configuration. Il y a des années où on s'est battu pour le maintien jusqu'à la fin et des années où on a engrangé des points dès le départ et après ça nous a libérés pour espérer des choses meilleures. On va prendre un match à la fois et essayer de mettre des points en banque.  

Contre les Russes, on n'a pas le choix sinon on risque de passer soixante minutes très longues. Il va falloir être prêt à élever son niveau de jeu, prêt à se sacrifier sur tous les palets et montrer notre esprit d'équipe qui est la force de ce groupe depuis tant d'années.

Vendredi, vous attaquez par le plat de résistance, les Russes, champions olympiques. Individuellement et collectivement, c'est un match où tout le monde doit hausser son niveau de jeu ? 

On n'a pas le choix sinon on risque de passer soixante minutes très longues. Il va falloir être prêt à élever son niveau de jeu, prêt à se sacrifier sur tous les palets et montrer notre esprit d'équipe qui est la force de ce groupe depuis tant d'années.  

C'est une fois encore par le collectif que la France peut s'en sortir et créer un exploit ? 

Bien sûr.  On a quelques individualités qui arrivent toujours à nous sortir des choses magiques mais ils ne sont pas tout le temps sur la glace. Il faut que tout le monde y mette du sien et se donne à fond pour qu'on ait une chance que ce petit coup de magie nous offre un exploit à la fin du match. 

Pour rêver d'un quart de finale, il va falloir battre l'un des trois cadors de la poule ?

Les fois où on a eu des chances de passer c'est quand on a battu un cador de la poule. Après, les matchs couperets contre les équipes qui sont censées être moins fortes sont très compliqués. Ca se joue vraiment à peu de chose ces championnats du monde avec cette nouvelle formule. Il faudra être faudra être prêt. On ne va pas faire de plan, on voir comment ça se passe.  

L'an dernier, il avait manqué un points aux Français pour atteindre les quarts de finale - Maxppp
L'an dernier, il avait manqué un points aux Français pour atteindre les quarts de finale © Maxppp - Maxppp

Le départ de Cristobal Huet vous donne des responsabilités supplémentaires dans la cage ? 

C'est sûr que l'on prend plus d'importance dans le groupe. On sait tout ce qu' amenait Cristo sur et en dehors de la glace. Il y a des individualités qui nous donnaient des petits coups de magie et il en faisait partie très régulièrement ces dernières années. Maintenant il n'est plus là. A nous les gardiens qui sommes là de nous soutenir entre nous et donner le meilleur pour l'équipe. Je pense qu'on va avoir besoin de tout le monde dans la cage pour briller dans ces championnats du monde. On a tous envie de jouer, moi le premier. Avoir plus de responsabilités, ça veut dire plus de temps de jeu et dans des moments comme ça, c'est plus important.  Avec Florian Hardy, on a joué la majorité des matches de préparation. Sébastian (ndlr : Ylönen) est aussi prêt à jouer. On verra les choix des coaches mais cette année je jouerai sans doute plus de matches que je n'ai l'ai fait depuis cinq ans. 

Ce championnat du monde c'est aussi le dernier de votre entraîneur Dave Henderson, en poste depuis 2005.... 

Il a été très important pour le hockey français depuis tant d'années. On a envie de lui offrir une belle sortie et de rester en groupe A. 

Personnellement savez-vous de quoi votre avenir sera fait après ce Mondial ? 

J'attends de voir les offres qui peuvent arriver. Je prends mon temps et si j'arrive à faire de bonnes performances aux championnats du monde, ça pourra peut-être m'ouvrir des portes. Pour l'instant, il n'y rien de prévu.

Le programme des Bleus au premier tour

  • Vendredi 4 mai : Russie - France (16h15)
  • Samedi 5 mai : France - Biélorussie (16h15)
  • Lundi 7 mai : Suède - France (20h15)
  • Jeudi 10 mai : Slovaquie - France (16h15)
  • Vendredi 11 mai : France - Autriche (16h15)
  • Dimanche 13 mai : France - République tchèque (16h15)
  • Mardi 15 mai : Suisse - France (12h15)