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Martine Debros (APF Nord Franche-Comté) : "Les Jeux Paralympiques peuvent changer le regard sur le handicap"

Par Hajera Mohammad, France Bleu Belfort-Montbéliard mercredi 7 septembre 2016 à 9:06

Michaël Jérémiasz, joueur de tennis et porte-drapeau de la France aux Jeux Paralympiques de Rio 2016
Michaël Jérémiasz, joueur de tennis et porte-drapeau de la France aux Jeux Paralympiques de Rio 2016 © Maxppp -

La XVe édition des Jeux Paralympiques débutent ce 7 septembre à Rio au Brésil. Pendant onze jours, les 126 athlètes Français vont tenter chacun de décrocher l'or et pourquoi pas changer le regard et les idées reçues sur le handicap.

C'est ce qu'espère en tout cas Martine Debros, directrice de l'APF, l' Association des Paralysés de France dans le Nord Franche-Comté. "Je pense que les Jeux Paralympiques contribuent à changer le regard que certaines peuvent porter sur le handicap. A ce niveau de compétition, les athlètes ont des personnalités énormes, une persévérance aussi" affirme-telle. Un bon exemple et une inspiration pour tout le monde. Le sport et le handicap c'est possible et pour certains c'est même indispensable. Martial Wirz, originaire de Chèvremont dans le Territoire de Belfort,  a déjà couru les marathons de Paris et de New-York. "Je suis devenu aveugle à 25 ans, c'était très difficile pendant dix ans puis je me suis mis au sport, d'abord au judo puis à la course. C'était exutoire, une liberté, je ne peux plus m'en passer aujourd'hui" explique le marathonien, licencié au Belfort-Athlé.

"On pense que les Jeux Paralympiques n'intéressent que les handicapés - Martine Debros

Autre difficulté pour Martial Wirz, trouver des entraîneurs et des clubs capables de former et d'accueillir des handicapés. "Les choses ont beaucoup évolué, dans le bon sens. Il y a plein de choses maintenant, mais pour mon prochain marathon à Toulouse,  par exemple, je n'ai aucun guide de chez moi pour m'accompagner. Ils sont tous demandés ailleurs, ils ont une vie professionnelle, donc je dois faire avec un guide toulousain" déplore le coureur.

Martial Wirz , marathonien malvoyant licencié au Belfort-Athlé : "Les Jeux Paralympiques, c'est la petite étoile sur le sapin de Noël"

Autre regret pour le handisport, la couverture médiatique. Les épreuves ne seront retransmises en direct qu'à partir de 19 heures sur France 4 puis en deuxième partie de soirée sur France 2. Au total, une centaine d'heures de diffusion, un record pour des Jeux Paralympiques mais bien loin encore des Jeux Olympiques retransmis en quasi-intégralité. Martine Debros, salue les efforts de France Télévisions et si la médiatisation est moins importante c'est parce que "les gens pensent que ce genre de compétition ne peut intéresser que les handicapés. Alors que non. Aujourd'hui, tout le monde a un proche dans la famille ou parmi les amis qui est concerné" explique la présidente de l'APF.

Martine Debros (APF Nord Franche-Comté) : "Tout le monde a quelqu'un dans son entourage touché par le handicap"

Parmi les athlètes à suivre,  Fadil Bellaabouss, le spécialiste du 400 mètres haies, licencié au MBA (Montbéliard Belfort Athlétisme), sera le guide du coureur non-voyant Timothée Adolphe double champion d'Europe. Le calendrier des épreuves est à retrouver ici.

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