Tous les sports

Jeux Paralympiques : la médaille dans le viseur de l'archer Maxime Guérin

Par Adrien Bossard, France Bleu La Rochelle mercredi 31 août 2016 à 10:58

Maxime Guérin, l'oeil rivé sur sa cible.
Maxime Guérin, l'oeil rivé sur sa cible. © Radio France - Adrien Bossard

Les Jeux ne s'arrêtent pas à Rio. Après les Olympiques, place aux Paralympiques. Ils commencent dans une semaine, du 7 au 18 septembre. Parmi les 126 athlètes français engagés, Maxime Guérin, 21 ans. L'archer de Rochefort va disputer ses premiers Jeux Paralympiques. Un rêve éveillé.

Face à la cible, Maxime Guérin répète ses gammes : mettre la flèche dans l'arc, monter les bras, viser et relâcher. Ce geste-là, l'archer du SAR tir à l'arc de Rochefort le réalise 15 heures par semaine ces temps-ci, soit 1.000 flèches tirées en sept jours. Un entraînement intensif car le grand départ pour Rio n'est que dans deux jours.

À 21 ans, Maxime va disputer ses premiers Jeux Olympiques, "sans pression" dit-il. Au contraire, il piaffe d'impatience. "J'ai hâte de monter dans l'avion. Rio, le village olympique, tout ça donne envie. C'est déjà énorme d'être sélectionné, je veux profiter". L'aboutissement, peut-être pas, mais la récompense de 12 ans de travail.

Il faudra viser le jaune pour une médaille au tir à 70 mètres. - Radio France
Il faudra viser le jaune pour une médaille au tir à 70 mètres. © Radio France - Adrien Bossard

Le tir à l'arc, Maxime  le découvre à l'âge de 9 ans. "Ma mère voulait m'inscrire dans un sport et on a regardé ensemble ce qu'on pouvait faire en fonction de mon handicap [ndlr : Maxime est né avec une jambe en moins et dispose d'une prothèse]. J'ai testé le tir à l'arc et j'y suis resté."  Au début, il concourt comme valide, avant que son club n'ouvre spécialement pour lui, une section sport adapté. Une marque de reconnaissance, car le jeune homme le vaut bien. "Talentueux et rigoureux", comme aime à le décrire Thierry Rossignol, président du SAR tir à l'arc de Rochefort.

La médaille comme cible

Les résultats s'enchaînent. Il intègre l'équipe de France handisport en 2013, termine deuxième par équipe d'une étape de la Coupe du Monde en République Tchèque, avant d'occuper la même place sur le podium cette année en Vendée pour le championnat d'Europe, par équipe et en individuel.

Maxime, en haut à gauche, avec la médaille d'argent autour du cou lors du championnat d'Europe par équipe en avril. - Radio France
Maxime, en haut à gauche, avec la médaille d'argent autour du cou lors du championnat d'Europe par équipe en avril. © Radio France - Thierry Rossignol

Maxime, désormais 11e mondial, son meilleur classement, peut nourrir pas mal d'ambitions sur ces Jeux Paralympiques. "Je vise la médaille évidemment, sourit le jeune homme. Et la plus belle de toutes forcément, même si les deux autres m'irait aussi."

"Je dois beaucoup au tirc à l'arc", Maxime

Celui qui affirme devoir "beaucoup au tir à l'arc, en terme de confiance en soi", se sait soutenu. Il fait la fierté de sa famille et de son club. "C'est la première fois qu'un de nos licenciés part aux Jeux, s'enthousiasme Thierry Rossignol. S'il revient avec une médaille quelque soit la couleur, on sera fier de lui, mais on le sera tout autant s'il n'en obtient pas car on sait qu'il aura tout donné pour son pays."

Maxime a entendu le message. Et veut s'inspirer des valides, qui il y a quelques semaines ont rapporté de Rio une belle médaille d'argent avec Jean-Charles Valladont.

Le reportage d'Adrien Bossard.

Partager sur :