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JO 2016 : trois membres de l'équipe de France de water-polo issus de Noisy-le-Sec

Par Rémi Brancato, France Bleu Paris Région jeudi 4 août 2016 à 5:10

Jonathan Moriamé, le gardien du Cercle des nageurs noiséens, en décembre 2014.
Jonathan Moriamé, le gardien du Cercle des nageurs noiséens, en décembre 2014. © Maxppp - Anthony Massardi

A Noisy-le-Sec, la piscine Edouard Herriot, c'est le temple du water-polo. Et le CNN, le Cercle des nageurs noiséens réussit : trois membres de l'équipe de France qualifiée pour les Jeux olympiques de Rio pour la première fois depuis 1992 en sont issus.

A la piscine Edouard Herriot, à Noisy-le-Sec, en Seine-Saint-Denis, son visage est partout. "C'est Jonathan, vous allez le voir partout, c'est le repère, le pilier, l'image du club" sourit Khadija Aït Dahmane, la secrétaire du Cercle des nageurs noiséens (CNN). "Je me demande s'il ne dort pas à la piscine parfois" plaisante-t-elle au sujet du gardien de l'équipe élite, qui est aussi entraineur des jeunes dans le club et gardien de l'équipe de France.

Première qualification depuis 1992

Depuis Rio, où les Bleus sont arrivés fin juillet, Jonathan Moriamé savoure cette qualification, la première en water polo pour la France depuis 1992. "C'est les premiers Jeux olympiques donc forcément c'est un moment fantastique" assure-t-il, ajoutant viser les quarts de finale de la compétition pour finir dans les 8 premiers.

Jonathan Moriamé dit tout devoir à son club de Noisy-le-Sec pour ces Jeux olympiques.

"On est un groupe avec un vécu très fort, une équipe très soudée" ajoute celui qui évolue en équipe de France aux côtés de deux amis : le sélectionneur Florian Bruzoo, et Mehdi Marzouki, aujourd'hui parti à Berlin, tous deux issus de Noisy-leSec. "J'ai gravi tous les échelons avec ce club, on est passé de la nationale 3 à la Coupe d'Europe en une dizaine d'années" raconte encore Jonathan Moriamé.

Khadija Aït Dahmane et son fils Yanis, à la piscine de Noisy-le-Sec - Radio France
Khadija Aït Dahmane et son fils Yanis, à la piscine de Noisy-le-Sec © Radio France - Rémi Brancato

Un effet JO sur les inscriptions

Alors à Noisy, on va suivre de près le parcours de l’entraîneur. Yanis, 13 ans, le fils de Khadija, qui pratique depuis tout petit, sera scotché sur son écran, pour chaque match. Pour lui, Jonathan Moriamé est un exemple. "Si eux ont réussi à le faire, moi aussi je peux le faire, je peux aller en équipe de France" lâche le garçon.

A la piscine de Noisy-le-Sec, on est très fier des joueurs de l'équipe de France de water-polo. Rémi Brancato

Et déjà, avant même le début de la compétition, le club a senti un petit effet JO. "La qualification déjà nous a apporté un peu plus de licenciés, je reçois plus de mails et d'appels téléphoniques" explique Khadija.