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JO Rio 2016 : après le bronze, l'argent pour la Francilienne Audrey Tcheumeo

Par Fanny Lechevestrier, France Bleu Paris Région et France Bleu jeudi 11 août 2016 à 7:00 Mis à jour le jeudi 11 août 2016 à 22:04

Audrey Tcheumeo, en argent à Rio; donne déjà rendez-vous à Tokyo dans 4 ans
Audrey Tcheumeo, en argent à Rio; donne déjà rendez-vous à Tokyo dans 4 ans © Maxppp - - Maxppp

A 26 ans, Audrey Tcheumeo, la judoka de Villemonble, ne visait qu'une seule chose ce jeudi soir : l'or olympique après avoir eu le bronze à Londres, en 2012. Malheureusement, la Francilienne devra se contenter de l'argent, battue en finale par l'Américaine Kayla Harrison.

Ses larmes aux Jeux de Londres en 2012 avaient fait le tour de toutes les télévisions. A 22 ans seulement, Audrey Tcheumeo venait pourtant de décrocher une très belle médaille de bronze olympique sur ippon. Quatre ans plus tard, elle n'a pas pleuré mais la tristesse se lisait sur son visage à Rio : la judoka de Villemomble doit se contenter du titre de vice-championne olympique dans la catégorie des moins de 78 kilos, battue sur ippon par l'Américaine Kayla Harrison. Harrison qui réalise un doublé historique après Londres, en 2012.

"Une warrior, on part pour gagner!"

Audrey Tcheumeo en rêvait pourtant de ce titre après une telle belle journée de combats. Sans calcul, sincère, elle lâchait avant la compétition : "comme tout sportif, quand tus vas aux Jeux, ce n'est pas pour participer. Les belles phrases, c'est beau mais pour un warrior, une warrior, on part pour gagner! Moi, je pars pour faire mieux qu'à Londres". Elle aura fait mieux qu'à Londres et "je pense que l'or j'irai le chercher à Tokyo" a-t-elle déclaré à l'issue de la finale à nos confrères de Canal Plus.

Audrey Tcheumeo, "la force tranquille"

Warrior, guerrière, le terme fait sourire. Le style direct de la native de Bondy, en Seine-Saint-Denis, très inspiré par les champions américains, a d'ailleurs parfois détoné dans le monde policé du judo. Comme la coupe de cheveux qu'elle arbore à Rio, les anneaux olympiques aux cinq couleurs dessinés sur le crâne.

Ce qui a changé par rapport à Londres chez la fille au caractère bien trempé? Pas son franc-parler, c'est certain. Juste une sérénité nouvelle qu'Audrey Tcheumeo nomme, en riant, "la force tranquille". Et une devise qui l'accompagne partout "Rien n'est impossible à celui qui y croit", devise qu'elle a déjà éprouvée en devenant championne du monde à 21 ans, seulement six ans après avoir découvert le judo par hasard, parce qu'un ami passait en bas de son immeuble et l'a invitée à le suivre au dojo de Villemomble.

La ville de Villemomble avait ouvert le théâtre Georges-Brassens, ce jeudi, pour permettre aux supporters d'assister aux combats de la championne sur écran géant.

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