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Judo : La Limougeaude Fanny-Estelle Posvite veut se relancer au grand slam de Paris

vendredi 8 février 2019 à 7:33 Par Jérôme Ostermann, France Bleu Limousin

Les amoureux de judo auront tous les yeux rivés sur le grand slam de Paris ce week-end à l'Accord Hotel Arena. L'un des deux plus grands tournois au monde. Un rendez-vous très important pour la judokate de l'Alliance Judo Limoges Fanny-Estelle Posvite en vue des prochains Jeux Olympiques

Fanny-Estelle Posvite (kimono bleu) ne veut pas se prendre la tête pour aller loin dimanche au grand slam de Paris
Fanny-Estelle Posvite (kimono bleu) ne veut pas se prendre la tête pour aller loin dimanche au grand slam de Paris © Maxppp - MAXIM SHIPENKOV

Limoges, France

La judokate Fanny-Estelle Posvite participe ce dimanche au grand slam de Paris. En retard sur la concurrence en moins de 70 kilos, elle doit réussir son tournoi pour revenir en partie en vue des prochaines échéances internationales. Les championnats d'Europe et du monde et surtout, les Jeux Olympiques de Tokyo à l'été 2020. Entretien.

Il y a beaucoup d'enjeu pour vous cette année au grand slam de Paris...

Là, pour moi, chaque sortie est importante. On est 3 grosses concurrentes (françaises) en moins de 70 kilos. En sachant que les autres filles ont pris un peu d'avance sur moi dans la tête de la fédération. C'est important pour moi de briller. Mais pour autant, j'y vais sans pression. Je me dis que dans la situation où je suis, je ne peux faire que mieux. 

Mais peut-on dire que vous devez absolument performer pour avancer dans votre carrière ? 

Oui. On est à deux ans des Jeux Olympiques. La course olympique a commencé. Il faut marquer le plus de points possibles sur chaque tournoi pour monter dans le classement mondial. J'ai appris que je faisais cette compétition seulement la semaine dernière. Du coup, je n'ai pas eu trop le temps de me mettre la pression. 

Je suis plus forte quand je n'ai pas de pression 

Justement, comment gérez vous cette pression ? 

Je sais que je suis plus forte quand je n'ai pas de pression. Comme lors des championnats de France où je me sens vraiment détendue. Si j'arrive le jour de la compétition à être bien détendue, normalement je vais bien réussir à m'exprimer niveau judo. Je ne dois pas me mettre de barrière psychologique. J'espère que je vais rester dans cet état d'esprit, combat après combat.

N'est-ce pas vous même votre pire ennemi ?

Oui. Moi, c'est beaucoup de mental. Si j'arrive à gérer ça, normalement le reste suit. Mon plus gros ennemi, c'est moi même. C'est difficile à gérer parce qu'il y a ce que l'on pense nous, et il y a tous les facteurs extérieurs qui interviennent. 

Quand je rentre en Limousin, je me ressource

Est-ce que vous avez un objectif précis sur ce tournoi ?

Non, je ne me suis pas fixé d'objectif. J'ai juste envie d'y aller et de m'exprimer. Et normalement, si j'arrive bien à m'exprimer, j'irais jusqu'au bout. Je veux vraiment réussir à faire mon judo. Si ça, ça va, j'irais surement très loin dans le tournoi. Je ne fixe pas d'objectif de podium ou quoi que ce soit. Je veux vraiment retrouver de bonnes sensations niveau judo parce que je n'ai pas combattu depuis les championnats de France (début novembre). J'ai fait une petite commotion cérébrale donc j'ai eu du repos. Du coup, là, j'ai vraiment envie de bien retrouver mon judo en compétition sans vraiment me fixer d'objectif. Je veux juste être en forme et pouvoir m’exprimer sans pression. 

Vous donnez l'impression d'avoir besoin de prendre du plaisir sans trop penser à ce qu'il y a autour...

Je l'ai compris car quand je pense trop à l'objectif, je suis carrément verrouillée. Quand je pense trop aux enjeux, j'ai la peur de perdre qui s'installe. Du coup, je perds tous mes moyens. Je n'ai plus confiance en moi. Alors que quand j'ai cette notion de plaisir, je suis tout de suite plus libérée et j'arrive mieux à m'exprimer. C'est vraiment ce qu'il me faut. Il faut se dire qu'il y a des choses plus graves dans la vie. 

Vous vous entraînez à l'Insep près de Paris depuis des années. Revenez-vous souvent en Limousin ?

Le week-end dernier, j'étais chez ma mère à Saint Yrieix la Perche ! J'essaye de rentrer le plus souvent possible. J'en ai besoin. Quand je rentre en Limousin, je me ressource.