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Saint-Etienne : le mur du gymnase Jean-Gachet se prépare pour accueillir l'élite de l'escalade

jeudi 23 novembre 2017 à 21:53 Par Noémie Philippot, France Bleu Saint-Étienne Loire

L'élite de l'escalade a rendez-vous à Saint-Etienne ce weekend-end. La ville accueille un master national d'escalade senior, et les Championnats d'Europe pour les jeunes. Depuis cinq jours, c'est l'effervescence dans le gymnase Jean Gachet. Préparer un mur d'escalade, c'est tout un art.

Les ouvreurs imaginent les voies sur lesquelles vont s'affronter les concurrents, et testent chaque mouvement.
Les ouvreurs imaginent les voies sur lesquelles vont s'affronter les concurrents, et testent chaque mouvement. © Radio France - Noémie Philippot

Saint-Étienne, France

Un master national pour les seniors, et le Championnat d'Europe pour les jeunes de 16 et 17 ans, l'affiche est belle. Le mur du gymnase Jean Gachet à Saint-Etienne accueille le gratin de l'escalade dès vendredi 24 novembre, et tout le weekend. Depuis 5 jours, c'est l'effervescence dans la salle, parce que préparer un mur d'escalade pour une telle compétition, c'est tout un art. Les artistes ? Ce sont les ouvreurs, ceux qui imaginent les voies sur lesquelles vont s'affronter les compétiteurs.

Les ouvreurs surveillent le moindre détail sur le mur : ils nettoient les prises quand elles sont trop recouvertes de magnésie, la poudre qui permet aux grimpeurs de moins glisser.  - Radio France
Les ouvreurs surveillent le moindre détail sur le mur : ils nettoient les prises quand elles sont trop recouvertes de magnésie, la poudre qui permet aux grimpeurs de moins glisser. © Radio France - Noémie Philippot

Ils sont huit à visser, dévisser, puis revisser les prises sur le tracé qu'ils ont imaginé, puis à le tester eux-mêmes. Tout est une question de ressenti, il n'y a pas vraiment de code qui établit le niveau d'une voie. François Legrand, multi-champion du monde d'escalade dans les années 90, fait partie de l'équipe d'ouvreurs. Même pour lui, c'est difficile de tracer une voie : "On a un niveau inférieur aux compétiteurs, sinon on serait à leur place, dit-il en riant. Donc il faut imaginer qu'on est à la limite et qu'eux auront de la marge. Nous, il ne faut pas forcément qu'on puisse réussir les voies en totalité, mais on les fait mouvement par mouvement."

Ouvrir une voie, c'est digne d'un travail d'orfèvre.

Les mouvements, c'est un des seuls repères dont les ouvreurs disposent pour préparer la voie : il n'en faut pas plus de 40, sinon, impossible pour les grimpeurs d'arriver en haut du mur de 15 mètres en moins de six minutes - c'est la règle. Alors tracer un mouvement, c'est digne d'un travail d'orfèvre : "Le moindre décalage d'une prise peut le rendre soit impossible, soit trop facile, précise François Legrand. Donc c'est au millimètre. Il y a des trous dans le mur pour fixer chaque prise, et si on la tourne un petit peu, ça change beaucoup."

Les ouvreurs doivent aussi être imaginatifs : "On doit placer les prises pour créer des mouvements qui soient originaux, que les grimpeurs ne connaissent pas, ça demande un esprit de création, explique François Legrand. On peut être inspiré par tel ou tel type de rocher qu'on a trouvé en falaise. Après, il faut trouver la juste difficulté, pour qu'en final ça soit juste assez difficile pour qu'un grimpeur, maximum, réussisse le passage."

Pour François Legrand, le travail des ouvreurs est un travail de création.

Leur mission ne s'arrête pas là : les ouvreurs gardent leur visseuse attachée au baudrier pendant toute la compétition, pour intervenir sur le mur au moindre problème. Un peu plus de 60 grimpeurs participent aux compétitions ce weekend.