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Le nouveau président de la Fédération nationale de pétanque est breton d'origine et commingeois d'adoption

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu Breizh Izel

INTERVIEW. Le nouveau président de la Fédération nationale de pétanque, le Breton Michel Le Bot, revient sur cette discipline très pratiquée en Occitanie et qui a permis à beaucoup de personnes de s'oxygéner pendant la crise sanitaire.

Michel Le Bot, nouveau président de la Fédération Nationale de pétanque.
Michel Le Bot, nouveau président de la Fédération Nationale de pétanque. © Radio France - Radio France

Avec pour région natale la Bretagne, le Comminges en Haute-Garonne comme territoire de cœur et la pétanque pour passion, Michel Le Bot sait jouer sur les contrastes. À 64 ans, il est le nouveau président de la Fédération française de pétanque et jeu provençal, après avoir été à la tête du comité de la Haute-Garonne pendant plus de dix ans. Interview.

Vous portez une marinière. Vous êtes fier d'être breton et vous êtes ambassadeur de la pétanque. C'est pas rien !

Je suis effectivement breton originaire de Douarnenez. Oui, je suis un vrai "Penn Sardinn" et c'est peut être le hasard qui fait ça. Mais je suis né dans un quartier de Douarnenez qui s'appelle Tréboul et ses habitants s'appellent les Tréboulistes. J'avais un terrain de pétanque juste en face de chez moi et dès mon plus jeune âge, j'ai vu les marins jeter des boules. Et puis, j'ai commencé à jouer aux boules et dès 1974, à l'âge de 18 ans, je suis devenu dirigeant dans le club où j'étais et j'ai continué à être dirigeant jusqu'à aujourd'hui, 64 ans. 

Et contrairement à ce qu'on pourrait penser, ce n'est pas à Marseille qu'on joue le plus à la pétanque, mais en Occitanie.

Et oui, c'est en Haute-Garonne qu'on est le plus nombreux. La Haute-Garonne est le premier département de France avec 13.000 licenciés en période hors-Covid. Aujourd'hui, avec le Covid, on a perdu à peu près 40 % de nos licenciés, mais on reste toujours devant les Bouches-du-Rhône et l'Hérault. 

Est-ce que vous avez l'impression qu'avec les confinements, la crise sanitaire, la pétanque s'est encore plus démocratisée ? 

Alors on a un avantage, c'est qu'on joue dehors. Donc du coup, par beau temps, les gens peuvent s'oxygéner. La pratique du sport est quand même importante et permet de rester en très bonne santé. Et jouer à la pétanque, paradoxalement, ça permet aux gens de rester en très bonne santé, d'être à l'extérieur dans la mesure où ils respectent les gestes barrières et les consignes gouvernementales.

On se met à jouer à tous les âges. Ça aussi, c'est un peu nouveau?

Non, ça a toujours été une constante chez nous. La pétanque est un jeu intergénérationnel. La pétanque, c'est comme Tintin et Milou, c'est de zéro à 99 ans. Il n'y a pas d'âge pour jouer à la pétanque. Il n'y a pas de sexe. 

Vous avez envie, justement, de féminiser la pétanque en France? 

Oui, tout à fait. Il y a déjà beaucoup de femmes qui jouent et qui participent à nos championnats. 

On est très nombreux à jouer à la pétanque. Mais vous n'arrivez pas à faire venir les licenciés, en tout cas à faire payer cette adhésion. Comment vous allez faire? 

La pétanque, c'est 300.000 licenciés et cinq millions de pratiquants. Tout le monde a des boules de pétanque dans le coffre de sa voiture. C'est vrai que les gens perçoivent la pétanque comme un loisir. Et quand on est en loisirs, on n'aime pas trop les règles. Donc, passer le cap de l'abonnement dans un club, c'est extrêmement difficile. Nous avons des efforts à faire pour se structurer, pour avoir un accueil au sein de nos clubs, pour les jeunes, pour les adultes, de façon à ce que quand on rentre, quand on pousse la porte d'un club, on a une vraie activité, une vraie animation proposée à l'ensemble de nos licenciés. 

Il y a des championnats régionaux, départementaux qui pourraient ne pas se tenir ?

Je suis d'un naturel optimiste. Mais nous sommes frappés par une pandémie. À chaque jour suffit sa peine et d'un jour à l'autre, les consignes gouvernementales évoluent. Donc, il faut être quand même prudent. On fera tout pour que les championnats de France  et les championnats départementaux soient maintenus pendant la période estivale qui me paraît être la meilleure période. 

Michel Le Bot, vous êtes imbattable sur un terrain? 

Non, non, je ne suis pas imbattable. Je laisse ça aux spécialistes de ce sport. Et je n'aurai pas la prétention de dire être arrivé au centième de ce qu'ils savent faire.

Michel Le Bot, nouveau président de la Fédération Nationale de pétanque, invité de France Bleu

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