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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : le sport amateur en grand danger après la crise sanitaire

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Si rien n’est fait pour soutenir l’action des clubs amateurs, beaucoup ne se relèveront pas de cette période, selon plusieurs parlementaires.

Beaucoup de clubs amateurs pourraient disparaître à l'issue de la crise
Beaucoup de clubs amateurs pourraient disparaître à l'issue de la crise © Maxppp - -

Le mouvement sportif associatif, c’est aujourd’hui en France 350 000 clubs, trois millions et demi de bénévoles et  16 millions de licenciés et plusieurs centaines de milliers de salariés pour les encadrer.

Plusieurs parlementaires tirent la sonnette d’alarme

Pour le député ligérien Génération.s Régis Juanico, grand spécialiste des questions sportives, il faut absolument que le gouvernement puisse annoncer très vite des mesures en faveur du sport  et des clubs amateurs. "Au delà du fonds de solidarité qui peut exister dans certaines fédérations football, tennis ou rugby, qui ont des moyens financiers, il faut qu'il y ait un fond de solidarité du sport amateur au niveau national. Il faudrait 100 millions d'euros pour amortir les conséquences financières sur les clubs."

Le député de la Loire propose aussi un chèque sport de 100 euros pour les familles et des mesures de déductions fiscales supplémentaires pour les commerçants et artisans souvent sponsors des petits clubs.

Les clubs risquent d'être touchés de plein fouet par la crise

Ils sont en train de perdre en ce moment l’une de leur principale ressource : toutes les manifestations du printemps et sans doute de l’été, barbecues, vide greniers, tournois divers et variés qui leur apportaient un complément de financement, parfois entre 7000 et 10 000 euros, mais ils risquent aussi de perdre les sponsors, artisans, commerçants touchés eux aussi par la crise et qui vont revoir leur contribution à la rentrée. 

Sans compter que personne n’est aujourd’hui en mesure de savoir quand les activités sportives, normales pourront reprendre. Les licenciés seront peut être tentés de ne pas renouveler leurs cotisations… là aussi par mesure d’économie. Alors si on a parlé de soutien à la production industrielle, au commerce, au tourisme, à l'hôpital, à la culture, les parlementaires rappellent qu’il ne faudrait pas oublier le sport amateur. 

Chèque de 100 euros pour encourager la pratique sportive

Ils arrivent avec plusieurs propositions : un chèque de 100 euros par exemple pour encourager la pratique sportive des familles et l'achat des licences. Des déductions fiscales plus importantes pour le mécénat sportif mais aussi une aide directe de l’agence nationale du sport a des disciplines moins en vue que le football, le rugby , ou le tennis dont les fédération sont plutôt aisées.  Sans mesures fortes de ce type dans les prochaines semaines,  beaucoup de clubs amateurs risquent fort de disparaître

Le club omnisports de L’Etoile de Montaud par exemple travaille dans cinq spécialités sportives différentes (gym, badminton, tennis de table, basket et activités sportives plus réservées aux seniors).  Mais il risque tout de même de se retrouver dans une situation compliquée dans les prochaines semaines privées de rentrées importantes dans son budget, selon le président du club stéphanois, Charles Beraud.

"Une grande partie de nos recettes proviennent des compétions que nous organisons notamment sur Saint-Étienne. On avait un championnat national de tennis de table qui a été annulé avec un bénéfice attendu de 10. 000 euros et aussi une compétition de gym et de gymnastique rythmique, tout çà est repoussé à plus tard. On a dû mettre nos salariés (7) au chômage partiel au 15 mars."

Autre souci de Charles Beraud : il craint de perdre des adhérents à cause de la crise du coronavirus et de l'impossibilité pour l’instant d’organiser ses journées portes ouvertes à la rentrée, source de renouvellement des licences.

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