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Les "Cheerleaders" de Dijon, club le plus ancien de France, rêvent des Jeux Olympiques

Par Victoria Koussa, France Bleu Bourgogne mercredi 28 décembre 2016 à 19:08 Mis à jour le jeudi 29 décembre 2016 à 17:51

Les Cheers de Dijon.
Les Cheers de Dijon. © Radio France - Victoria Koussa

Le Comité international olympique reconnaît enfin le "Cheerleading" comme un sport, et peut-être bientôt comme une discipline. Cette reconnaissance est un bonheur pour les "Cheers" de Dijon passionné(e)s par leur gymnastique acrobatique.

Ils et elles en rêvent depuis toujours. Le "Cheerleading" aux Jeux Olympiques. Ce sport attire des dizaines de jeunes, plusieurs fois par semaine, au gymnase André Malraux, à Dijon. Les "Cheers" qui portent les couleurs du club, or, noir et blanc, sentent que le regard change enfin sur leur discipline. "Aujourd'hui, nous ne sommes pas au complet. Trois filles de l'équipe sont blessées", explique Caroline, l'une des coach. Preuve que le "Cheerleading" est un sport à part entière.

Un entraînement rude et intensif

Cardio, musculation, gainage. C'est ce qui attend les "Cheers" plusieurs fois par semaine, jusqu'à 8 heures d'entraînement, au gymnase. "On y va sans réfléchir, c'est juste du plaisir", explique l'une de ces adolescentes, qui étudie la journée au lycée.

Séance de musculation pour les "Cheer" de Dijon.  - Radio France
Séance de musculation pour les "Cheer" de Dijon. © Radio France - Victoria Koussa

Pour Caroline, 16 ans, élève en première scientifique, le "Cheer" est un sport à part entière parce que "c'est hyper complet, il y a de la gym, des portées, il faut de la force, à tous les entraînements il y a du cardio, de la musculation, et puis ça demande aussi une cohésion d'équipe".

L'esprit d'équipe avant tout

"Si un ou une manque à l'appel, on ne peut pas avancer comme l'on aimerait", explique Caroline. Preuve en est le jour du reportage : impossible de faire des pyramides car il manquait des "bases".

En début d'année, chaque "Cheer", filles ET garçons (il y en a un dans l'équipe des "Senior élite"), obtient un poste bien défini, selon les tailles et les capacités physiques de chacun(e). Il y a les "bases" qui vont porter, servir de base arrière pour les "flyers", celles et ceux qui font les figures en l'air en étant porté(e)s par l'équipe. Les "bases" sont aidés par les "back", celles et ceux qui sont derrière pour aider aussi à la portée des chevilles, des hanches de la "flyer", puis les "front" qui sont devant.

Il y a aussi plusieurs types d'exercices. Les figures, les vrilles faites essentiellement par les "flyers", puis les "tumbling", la gym au sol, les saltos, mais aussi la danse, partie la plus connue par le grand public lorsque les "Cheers" vont encourager l'équipe de football de la ville, le DFCO par exemple.

Maëva, l'une des "flyers" de l'équipe, en plein gainage pendant sa portée.  - Radio France
Maëva, l'une des "flyers" de l'équipe, en plein gainage pendant sa portée. © Radio France - Victoria Koussa

Une reconnaissance par les Jeux Olympiques

"Ça fait déjà plusieurs années que l'on aimerait que ça soit reconnu comme un sport. C'est un premier pas, maintenant on attend que le "cheer" devienne une discipline à part entière", explique Caroline, qui ne peut pas s'entraîner à cause de ses ligaments croisés mais qui coache quand même l'équipe.

Mais si le Comité international des Jeux Olympiques a reconnu le "Cheerleading" comme un sport, c'est aussi pour rajeunir les disciplines. D'après le site Web Konbini, les audiences n'ont pas été au rendez-vous lors des Jeux de Rio l'été dernier. Notamment aux Etats-Unis où le "Cheerleading" est très plébiscité par la jeunesse. D'où l'envie de faire apparaître le "Cheer" aux Jeux Olympiques.

Reportage avec les "Cheers" de Dijon.

Le défi France Bleu Bourgogne !

Comme on adore ça, et bien on ne peut pas s'empêcher d'en demander en reportage. Cette-fois, les "cheers" ont assuré ! Elles nous offrent ce beau "mannequin challenge" acrobatique. On est fan !