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Mario Richer : "fier d'avoir remis les Gothiques d'Amiens sur pieds"

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Par , France Bleu Picardie

Après l'élimination en quart de finale de playoffs de Ligue Magnus de hockey-sur-glace contre Mulhouse, l'aventure amiénoise de l'entraîneur Mario Richer s'achève. Le Québécois va céder la place à son adjoint, Anthony Mortas. Avant son départ, il revient sur quatre saisons fastes en Picardie.

Mario Richer a entraîné Amiens pendant quatre saisons
Mario Richer a entraîné Amiens pendant quatre saisons © Radio France - François Sauvestre

France Bleu Picardie : la fin de cette dernière saison a t-elle un goût amer ?

Mario Richer : On était prêts à jouer le sixième match. On aurait pu jouer à huis-clos à Mulhouse, on avait accepté. On revient ici et on nous dit que l'on va jouer samedi et dimanche au Coliseum, ensuite on nous dit non, la Préfecture ne veut pas que les joueurs de Mulhouse viennent à Amiens à cause du coronavirus. Le lendemain on nous dit qu'on a gagné. Ce n'est pas nous qui l'avons demandé. Et ensuite on nous dit finalement qu'il faut jouer la fin de la série ! Sportivement on dit, on va jouer le match. Mais on a suspendu le championnat sauf pour Amiens et Mulhouse ! Encore maintenant je ne comprends pas cette décision. Donc on a joué mais les joueurs n'avaient plus la tête ni les jambes et savaient que la saison serait sans doute terminée. Donc on jouait pour rien. 

Est-ce un échec de ne pas atteindre le dernier carré contrairement aux deux dernières saisons ?

Oui. On aurait bien aimé mais la saison a été difficile et marquée par les blessures. Spencer Edward et Joey West, nos meilleurs buteurs des playoffs l'an dernier ont été absents une grande partie de la saison. A cause de cela il a fallu recruter des joueurs pour un mois, trois semaines, pour compenser. Et on avait pas le budget pour peut-être aller chercher d'autres joueurs. Tout cela a fait aussi qu'on a pas eu exactement l'année qu'on souhaitait. 

La victoire en coupe de France compense t-elle cet échec en championnat ?

C'est une première pour Amiens de gagner deux fois la coupe de France de suite. Les joueurs resteront champions à vie. C'est une grosse performance qu'on a réussi. 

Ces deux coupes sont vos plus beaux succès à Amiens ?

Personne ne pensait qu'on était capables de gagner deux coupes de suite. Cette année encore on a battu Gap en prolongation pour y arriver et Rouen en finale. C'était la meilleure finale possible. On a rempli Bercy ! C'est deux coupes sont très importantes pour le club, pour la ville aussi. Cela remet Amiens sur la carte et c'est bon pour la visibilité. 

Avez-vous crû que vous alliez rester à Amiens même si les dirigeants avaient annoncé votre départ à l'issue de cette saison ?

C'est sûr que, quand j'ai commencé à évoquer cette situation et que les partisans ont commencé à chanter mon nom et afficher mes photos dans la patinoire, oui j'y croyais. J'y croyais parce que, à ce moment là, les dirigeants n'avaient pas fait signer de contrat à Anthony (Mortas). Ils avaient neuf mois pour le faire et ils ont attendu. Donc oui, un moment donné je croyais que peut-être on aurait pu continuer notre travail ensemble, en duo. mais bon, la décision a été prise. Je l'ai accepté. 

Etes-vous triste de partir ?

Oui. J'aurai aimé rester. On a des bons joueurs. L'organisation s'améliore année après année. Et puis c'est rare que les partisans montrent autant de soutien à leur entraîneur. Normalement les affiches dans les stades sont plutôt contre les entraîneurs. On l'a vu au foot à l'Amiens S.C. Là c'était l'inverse donc cela fait toujours chaud au cœur de savoir que les partisans veulent te garder.

Vous aviez encore des choses à faire à Amiens, en duo avec Anthony Mortas ?

C'est sûr ! Par exemple, la saison prochaine, Amiens retourne en Continental Cup en ayant déjà de l'expérience. Tu as forcément toujours envie de continuer ce que tu as commencé. 

Laissez-vous l'équipe en toute confiance entre les mains d'Anthony Mortas ?

Oui c'est sûr. Anthony est un ancien joueur international, il a participé aux mondiaux, les Jeux Olympiques, il a gagné le championnat avec Amiens. Ensemble on a changé les choses en arrivant. On voulait des joueurs acharnés, increvables, des joueurs qui persévèrent, des compétiteurs qui mouillent le maillot et repoussent leurs limites. Si on compare au milieu des affaires, c'est un business qui s'écroulait et qu'on a remis sur pieds. Anthony fait partie de ce moule, comme joueur d'abord et comme entraîneur aussi. Il a de bonnes bases et l'équipe va continuer d'être parmi les quatre meilleurs en France.

C'est ce qui vous rend le plus fier ? D'avoir remis Amiens sur de bons rails ?

Oui. Et d'avoir ramené les partisans à la patinoire ! Dès la deuxième année, les dirigeants nous ont donné le feu vert pour changer beaucoup de choses et pour aller chercher les joueurs qui répondaient à nos critères. On a d'abord gardé deux étrangers Joey West et Jonathan Narbonne et deux Français, Romain Bault et Nicolas Leclerc. Ensuite on a été cherché Henry-Corentin Buysse, l'un des meilleurs gardiens, Jérémie Romand, Kévin Da Costa. Il y a aussi un noyau de joueurs Canadiens, Philippe Halley, Tommy Giroux, Mario Trabucco. Et puis il y a ceux qui ne sont restés qu'une saison, comme Anze Kuralt mais qui ont amené leur leadership et qui ont fait progresser l'équipe. Tous ces joueurs répondaient à nos critères, à notre philosophie. Tout cela a fait en sorte qu'on a eu du succès et que les joueurs sont devenus très populaires. 

Savez-vous ce que vous ferez la saison prochaine ?

Je vais coacher. 

Où ?

Aucune idée. Je l'ai tout le temps dit. C'est un CDD que j'ai. J'embarque sur l'autoroute et je ne sais pas encore quelle sortie je vais prendre.

Vous aimeriez continuer en Ligue Magnus ?

Cocher c'est coacher. Que ce soit en France, en Allemagne, en Suisse ou pour retourner au Canada pour moi, cela ne fait pas de différence. L'important c'est de trouver un travail et de faire ce que j'aime, ma passion qui est d'entraîner et aussi de voyager.

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