Société

Médecin à Redon, il conduit la délégation française aux Jeux paralympiques de Rio

Par Brigitte Hug, France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel et France Bleu mercredi 7 septembre 2016 à 6:00

le Dr Jean Claude Druvert, chef de mission de la délégation française
le Dr Jean Claude Druvert, chef de mission de la délégation française © Radio France - Brigitte Hug

Médecin généraliste et du sport à Redon, en Ille-et-Vilaine, Jean-Claude Druvert est le chef de mission de la délégation françaises aux Jeux paralympiques à Rio. A 63 ans ce sont ses neuvièmes et derniers Jeux.

Jean Claude Druvert a étudié la médecine à Rennes et fait sa thèse sur le sport et l' handicap: "Je me suis rendu compte qu'il n'y avait presque rien là dessus". C'était  en 1979 et le départ de l'aventure. Le docteur a alors commencé à encadrer l'équipe de France de basket en fauteuil: "La première fois que j'ai vu un match de l'équipe, j'ai trouvé le niveau fabuleux. Je ne m'imaginais pas que c'était possible!". Puis le médecin a poursuivi avec l'athlétisme. Il a accompagné, pour la première fois, l'équipe de France aux Jeux paralympiques en 1984. A Londres, il était le médecin-chef de la délégation. Pour Rio, il est chef de mission: "Un grand honneur et une grande fierté". Ce sont ces neuvièmes Jeux: "J'ai vu monter progressivement l'engouement pour les Jeux paralympiques. Les médias s'intéressent maintenant à nous. A Rio, nous aurons cent heures  de retransmissions en direct".

Arrivée à Rio de la délégation française  - Aucun(e)
Arrivée à Rio de la délégation française

Le redonnais n'a plus cette fois de fonction médicale. Sa tâche est d'organiser le déplacement et le séjour brésilien des 230 personnes de la délégation française dont les 126 athlètes*. C'est faire en sorte que tout se passe au mieux. Deux années de préparation ont été nécessaires et autant de temps de bénévolat (à part les semaines sur place). "Ce sont quand même des gens hors du commun et je ne regrette en rien le temps passé avec eux", sourit le médecin. Il est attentif en particulier au voyage qui est toujours un moment à risques pour les athlètes.

Le voyage est un moment à risques pour les athlètes

Une formidable aventure humaine

"Ces jeux seront une réussite si tous les athlètes reviennent en bonne santé et si les résultats sont bons" estime le chef de mission. Cela veut dire décrocher plus de 8 médailles d'or et faire mieux que la 15e place des nations. "On avait cherché beaucoup d'argent à Londres. On espère chercher beaucoup d'or". Il a bien sûr l'aventure sportive qui est déjà exaltante mais c'est aussi, pour le docteur, une formidable aventure humaine. "On côtoie des gens hors du commun, ces gens qui ont réussi à passer au dessus de leur handicap pour faire de leur vie quelque chose de passionnant".

Pour la cérémonie d'ouverture, ce soir, c'est Michaël Jeremiasz, multiple médaillé en tennis fauteuil qui sera le porte-drapeau de la sélection tricolore. Jean Claude Druvert sera juste derrière, en deuxième position. "Ce sera un moment de grande émotion mais c'est toujours un moment d'émotion d'entrer dans un stade olympique. Vous êtes tout petit, minuscule là dedans, et pourtant c'est pour eux, les athlètes, que les 80 000 spectateurs sont là!".

*5 athlètes licenciés en Bretagne participent aux Jeux paralympiques: les skippers Bruno Jourdren et Eric Flageul, les basketteuses Angélique Pichon et Agnieska Etavard et la cycliste Katell Alençon. Il y a aussi les bretons licenciés ailleurs: le skipper Damien Seguin, la pongiste rennaise Thu Kamkasomphou, l'une des sportives françaises les plus titrées et le recordman du monde au tir à la carabine, Tanguy de la Forest, lui aussi rennais

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