Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Tous les sports

Mondiaux d'athlétisme - Pierre-Ambroise Bosse : "Quand j'ai faim, ça veut dire que je suis en forme"

-
Par , France Bleu Gironde, France Bleu

Le Girondin Pierre-Ambroise Bosse entre ce samedi en lice aux championnats du monde à Doha sur l'épreuve du 800 mètres dont il est le tenant du titre. Après deux années compliquées sur le plan sportif et extra-sportif, il s'avoue très motivé et espère être prêt pour se mêler à la bagarre.

Pierre-Ambroise Bosse lors du meeting de Paris.
Pierre-Ambroise Bosse lors du meeting de Paris. © AFP - AFP

Bordeaux, France

Il y a deux ans à Londres, le Girondin avait créé la sensation en devenant le premier athlète français à décrocher le titre sur cette distance. Depuis, il a dû gérer sa nouvelle notoriété, digérer l'affaire de la bagarre du casino de Gujan Mestras qui l'a envoyé devant les tribunaux. Pas simple même s'il assure avoir retrouvé l'appétit à l'approche de ces championnats du monde.

Son état de forme

J'ai couru deux fois en meeting (ndlr : Monaco et Paris), c'est rien. J'ai fait les France, j'ai même skippé la coupe d'Europe. Pas par plaisir mais pour être en forme aujourd'hui. Je me suis blessé fin mars. En juin, c'est comme si j'avais été en avril. Donc c'est une saison normale au final.

Comment voulez-vous que je sache si je suis capable de réitérer un exploit ? L'année dernière, je me suis autant entraîné mais la motivation était moindre parce que j'avais gagné. Je pensais que ce serait un boost. Finalement ça a fait l'effet inverse.

Le statut de champion du monde

J'essaie de tout prendre comme de l'énergie positive. Aujourd'hui j'ai plaisir à revenir avec le maillot de l'équipe de France. Les sélections, ça me booste. J'ai plus faim. Littéralement, pas au sens figuré. Et quand j'ai faim, ça veut dire que je suis en forme. Je ne sais pas comment vous expliquer mais à chaque fois que je rentre en championnat, c'est comme si mon esprit se mettait en harmonie avec le fait de devoir aller en finale déjà. Le fait d'être champion du monde ne change absolument rien. Les années sont différentes. Je ne suis pas du tout dans le passé mais vraiment dans le moment présent. On est capable de tout mais eux aussi sont capables de tout. Comment voulez-vous que je sache si je suis capable de réitérer un exploit ? L'année dernière, je me suis autant entraîné mais la motivation était moindre parce que j'avais gagné. Je pensais que ce serait un boost. Finalement ça a fait l'effet inverse.

Pierre-Ambroise Bosse sur la piste de Saint-Etienne lors des derniers championnats de France. - Maxppp
Pierre-Ambroise Bosse sur la piste de Saint-Etienne lors des derniers championnats de France. © Maxppp - Maxppp

Sa notoriété

J'ai eu du mal, je n'aime toujours pas ça. Je suis dans une phase d'acceptation aujourd'hui. Si je suis champion du monde à nouveau ou champion olympique un jour, ça ne fera qu'augmenter. C'est ça la société d’aujourd’hui. On devient un peu du gruyère. A un moment donné, il faut juste faire en sorte que les trous ne se creusent pas trop et qu'il reste des morceaux de fromage. Je suis obligé de le voir comme ça, de voir le côté négatif. Heureusement que j'ai un bon entourage, que je voyage beaucoup et que ce n'est que de l'athlé. Sinon, je péterai les plombs, ça ne me plairait pas du tout.

Les conditions climatiques au Qatar

On a expérimenté le stade. Même si ce n'est pas très écologique, pour nous les athlètes ce n'est pas si terrible, loin de là. Il n'y aura même pas beaucoup de vent. Finalement le contexte athlétique sera respecté sauf pour les marcheurs et les marathoniens. Je ne sais pas comment ils vont faire, ils vont ramasser les cadavres. Sinon, ça le fait, on s'adapte. Rien ne m'a surpris à part le taux d'humidité qui est incroyable. On avait testé une veste rafraîchissante aux championnats de France, on va devoir l'utiliser au terrain d'échauffement parce qu'on va le sentir passer. Tu passes de 40 degrés à 25, il y a quand même une grosse différence.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu