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Objectif JO de Rio pour la triple sauteuse limougeaude Jeanine Assani-Issouf

vendredi 25 décembre 2015 à 5:00 Par Jérôme Ostermann, France Bleu Limousin

Après un mois de vacances, la pensionnaire de Limoges Athlé est de retour à l'entrainement. Une période ingrate pour Jeanine Assani-Issouf. Elle est en pleine préparation physique avant le retour à la compétition à la fin du mois de février. Une étape obligatoire pour espérer aller aux Jeux de Rio.

Jeanine Assani-Issouf avec son coach avant d'aller courir au bois de la Bastide
Jeanine Assani-Issouf avec son coach avant d'aller courir au bois de la Bastide © Radio France - Jérôme Ostermann

Limoges, France

La route de Rio de Janeiro passe par le bois de La Bastide pour Jeanine Assani-Issouf. Par beaucoup d'efforts aussi. Car le plus dur est devant elle. Confirmer au plus haut niveau du triple saut féminin. La saison dernière, elle a pulvérisé son record personnel (14m24). Dans la foulée, elle a participé à ses premiers meetings de la Diamond League mais aussi à ses premiers championnats du monde à Pékin en août dernier. A 23 ans, elle est en avance dans une discipline, le triple saut, dans laquelle les athlètes arrivent assez tard à maturité. Peu importe. La limougeaude veut maintenant décrocher sa place pour les Jeux Olympiques de Rio en Août 2016.

Des stages et beaucoup d’entraînements physiques avant de retrouver la piste

Mais la route des JO est encore longue. Au début du mois, Jeanine Assani-Issouf a participé à un premier stage avec l'équipe de France à Tignes. Du 20 au 23 décembre, elle s'est entraînée "chez" le perchiste Renaud Lavillenie à Clermont-Ferrand. Avant de s'envoler pour l'Afrique du Sud du 04 au 18 janvier. Un dernier stage qui réunira tous les athlètes de l'Equipe de France d'Athlétisme.

En attendant, elle travaille à Limoges avec son entraîneur Jean-Christophe Sautour. Au menu ? Deux entraînements par jour. Course à pied comme tous les samedis matin au bois de la Bastide (cf photo) mais aussi de la musculation, et notamment de l'haltérophilie pour l'explosivité. Une période difficile mais indispensable ce dont à parfaitement conscience Jeanine :"Il fait froid mais il me force à me lever tôt pour aller courir. C'est sûr que ce n'est pas drôle mais je n'ai pas le choix. Si je veux une condition physique, il faut que je passe par là".

Une grosse marge de progression au niveau technique

Petit à petit, le foncier laissera la place au travail technique. Car elle a une véritable marge de progression comme l’explique son coach :"Le triple saut, c'est un peu le même principe que pour des ricochets. Il faut le moins d'angle possible pour conserver un maximum de vitesse. Le défaut de Jeanine, c'est qu'elle crée un peu d'angle sur ses impulsions. Du coup, il y a des pertes de vitesse assez importantes. Si elle comprend ça, je pense qu'elle peut aller beaucoup plus loin". 

De quoi être optimiste puisque les minimas pour les Jeux Olympiques ont été fixés à 14 mètres 25 par la Fédération Française d'Athlétisme. Soit un centimètre de plus seulement que le record de Jeanine Assani-Issouf. Pour y arriver, elle aura plusieurs opportunités. A commencer par les championnats de France en salle fin février où elle tentera de conserver son titre. Mais aussi les championnats du monde en salle en mars, ou encore les championnats d'Europe en juillet à Amsterdam.